MONTRÉAL : Jordan (46e Djekanovic), Braz, Pizzolitto, Aaboubou, Billy, Donatelli, Le Gall (86e Placentino), Ribeiro (46e Filipe Pastel), Di Lorenzo, Sebrango (81e Agourram), Gerba
CARY : Reed, McKenney (63e Elenio), Low, Rusin, Woolard, Lowery, Davidson, Watson (66e Franks), Gardner, Paladini (71e Heinemann), Barbara
ARBITRE : M. Gamble
AVERTISSEMENTS : Davidson, Ribeiro, Lowery, Rusin, Billy, Paladini
LE BUT : 35e Di Lorenzo (1-0)
Après Austin et son style inhabituel dans notre compétition, l’Impact retrouvait une équipe pas tellement plus vieille, mais des méthodes très familières avec ce qu’on a souvent vu en phase finale : à plus d’un titre, cette équipe de Cary a des allures du Rochester du début de la décennie. On savait (enfin, ceux qui étaient là à l’époque, pourtant pas si lointaine) à quoi s’attendre, et les prédictions se sont vérifiées.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’adversaire était prêt à aller au combat : duels âpres (Austin aussi aime beaucoup les duels musclés, mais ceux des Texans ont d’abord pour but de prendre le ballon), coups vicieux, jeu sur l’homme, fautes d’anti-jeu : les visiteurs ne manquaient pas de cartouches anti-sportives même si, admettons-le, nous avons aussi dans nos rangs quelques cinéastes de premier ordre et quelques brigands du gazon (que Pizzolitto soit sorti du match sans le moindre carton tient du miracle).
En revanche, rapidement, on vit que Cary refusait le jeu. Une défense à 4, un milieu collé à elle avec deux ou trois joueurs défendant quasiment en permanence, un ou deux qui faisaient mine de vouloir aller de l’avant, un autre qui jouaient parfois à moins de 30 mètres du but de Jordan, et Barbara, appelé à jouer les Robinson Crusoé, seul sur son île dans l’autre moitié de terrain.
Alors, l’Impact jouait tout seul. Enfin, essayait, car dans ces conditions, ce n’était pas simple. Gerba n’avait par exemple aucun espace et a dû travailler davantage que d’habitude pour aller rechercher des ballons. Mais Sebrango, qui devrait nous expliquer publiquement ce qu’il met dans sa soupe pour qu’on en profite aussi, se faufilait telle une couleuvre au milieu des joueurs orange. Après une demi-minute (ou, comme me le dit Twitter, la moitié d’une minute), il envoyait déjà le premier tir intéressant du match, dans les mains de Reed.
Ribeiro eut aussi quelques éclairs d’inspiration parvenant à déjouer la défense adverse et, comme ses partenaires, faisait preuve de la combativité nécessaire pour profiter de la moindre erreur des joueurs de Cary. Quand Rusin rata une intervention, il en profita pour lancer Gerba sur la gauche. Le buteur, qui aurait pu tirer, joua les altruistes en voulant servir Sebrango, mieux placé : un défenseur le devança de justesse et le ballon, encore incertain, fut finalement dégagé.
On avait à peine passé les 10 minutes quand un centre de Di Lorenzo repoussé arriva dans les pieds de Le Gall dont le tir obligea Reed à intervenir. Manifestement, la tactique frileuse des visiteurs ne fonctionnait pas, même si l’étau était très serré, notamment du côté droit de l’Impact, qui tentait souvent de passer par là tant Braz avait de la facilité à monter. Mais ensuite, ça se gâtait.
Le jeu continuait de se passer dans la même moitié de terrain mais les occasions se raréfiaient. Gerba obligea Reed à repousser un envoi bondissant dans les pieds de Di Lorenzo, qui ne put en profiter, mais le ballon revint à l’expéditeur original, qui cette fois tenta sa chance d’un ballon placé qui échoua de justesse sur le toit du but. Une fois de plus, le buteur-maison étalait l’éventail de ses capacités.
Il fallut attendre la demi-heure pour voir l’occasion suivante, un coup franc mal dégagé repris, au-dessus, par Ribeiro, et assister au premier simili-danger des visiteurs, un centre de Watson sur la droite qui passa dangereusement entre Jordan et Barbara.
Il restait 10 minutes en première mi-temps quand Montréal hérita d’un coup franc très dangereux à l’entrée du rectangle, légèrement à droite de l’arc de cercle. Gerba était le plus près du ballon, Di Lorenzo à l’affût. C’est l’Argentin qui allait tirer, et envoyer une puissante frappe à ras du sol qui transperça tout sur son passage avant de se loger au fond des filets (1-0).
Ribeiro termina la première période blessé à l’avant de la cuisse droite, qu’il se tenait régulièrement. Mais avant de le remplacer, il fallait que son remplaçant s’échauffe correctement, pour éviter tout risque de blessure lui aussi. Ainsi, c’est sur une jambe et demie qu’il accomplit les efforts qu’il pouvait, et faillit offrir un but à Sebrango en le lançant face à Reed, qui repoussa une fois de plus le ballon. Gerba, à l’affût, ne put prendre le dessus sur les deux défenseurs qui le serraient d’encore plus près que des gardes du corps d’un président des États-Unis.
En plus de Ribeiro, remplacé par Filipe Pastel, Jordan céda sa place au repos également, à Djekanovic. Très peu rassurant puisque le portier américain n’a pas dû multiplier les efforts avant la pause et était donc déjà en piètre condition en début de match. Après Testo, mis hors concours contre Austin, ces succès commencent davantage à ressemble à ceux de Pyrrhus qu’à ceux de 2009.
Mais la relève est prête à aller au combat, comme le prouve Le Gall (qui a quand même beaucoup valsé à terre ce jeudi), qui suscite la satisfaction générale.
Parlant de satisfaction, le public de la soirée était digne de la Ligue des champions : une ambiance des grands soirs au stade Saputo (pas besoin de le remplir pour ça, au contraire, comme le disent certains une telle qualité est bien mieux que la quantité du dimanche après-midi) et l’ambiance fut très bonne d’un bout à l’autre de la rencontre.
Même si elle baissa quelque peu en intensité en deuxième période, à l’image de l’équipe en fait (quand l’équipe et ses supporters sont en osmose, c’est aussi bon signe) même si rapidement, Sebrango aurait pu doubler la marque mais sa reprise de la tête (sur un centre de Billy quasiment au poteau de corner) était tellement piquée qu’elle passa au-dessus du but après avoir rebondi.
La réplique fut immédiate par l’entremise de Davidson qui s’y reprit à deux fois pour envoyer un tir un peu trop croisé. C’était l’illustration de ce qu’on vit par la suite : les visiteurs ne voulaient plus casser le jeu, mais bien le jouer et, si possible, tenter d’égaliser. Moins négatifs, ils subirent moins la pression de l’Impact et concédèrent moins d’occasions (s’ils avaient commencé le match comme ça, peut-être qu’ils auraient moins de regrets…) À part un centre de Di Lorenzo qui passa devant tout le monde, rien à signaler devant le but de Reed…
Mais si Cary était plus dangereux qu’avant le repos (ce n’était pas difficile), il fallut attendre la 79e pour avoir une frayeur. Assez énorme, il faut le dire. Une superbe balle en cloche de Barbara sur la droite permit à un de ses partenaires de servir Heinemann, seul devant le but vide : il ne se fit pas prier pour envoyer le ballon au fond des filets mais, à peine celui-ci avait-il franchi la ligne que le juge de ligne leva son drapeau. Un hors-jeu très limite mais, apparemment, juste. Ouf !
La dernière possibilité fut montréalaise, avec une déviation de Gerba qui surprit presque tout le monde. La défense orange était dans le vent, Agourram, lui avait suivi, mais Reed également et c’est le gardien visiteur qui remporta la course pour arriver premier sur le ballon.
Avant le match retour, l’Impact est donc dans une meilleure position que son adversaire, puisqu’il a un but d’avance. La rencontre à Cary sera probablement différente dans la manière de jouer que celle au stade Saputo, même si le côté vicieux, lui, devrait toujours être au rendez-vous.
De notre côté, il faudra voir dans quel état sont Jordan, Testo et Ribeiro, mais il est possible qu’on doive se passer de deux d’entre eux voire des trois. En face, il ne serait pas surprenant de voir le dangereux Heinemann (équipier plus tôt cette année de… Mayard, à Charleston) et le rapide Richardson commencer la partie, ce qui permettrait à Barbara d’avoir plus d’options au lieu de devoir tout faire tout seul. On a déjà vu en fin de match ce que ça pouvait donner. Cary ne pourra pas non plus regrouper une armée derrière, ce qui laissera davantage d’espaces à nos attaquants, c’est une des bonnes nouvelles, avec le fait que la défense adverse est décimée (McKellar, sorti à la 63e, s’ajoute à la liste des blessés). Rendez-vous dimanche soir à partir de 18h00 pour le dénouement de cette finale indécise.
Calendrier
Prochain match
Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00
Dernier match
Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
► Calendrier complet
Classement MLS
| J | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
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| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
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| 3. Vancouver | 5 | 12 |
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| 4. San José | 5 | 12 |
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| 5. San Diego | 4 | 10 |
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| 6. New York City | 4 | 10 |
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| 7. Colorado | 5 | 9 |
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| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
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| 9. Seattle | 4 | 9 |
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| 10. Charlotte | 5 | 8 |
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| 11. Dallas | 5 | 8 |
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| 12. Chicago | 5 | 7 |
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| 13. Toronto | 5 | 7 |
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| 14. Miami | 4 | 7 |
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| 15. New York | 5 | 7 |
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| 16. DC United | 5 | 7 |
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| 17. Houston | 4 | 6 |
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| 18. Austin | 5 | 5 |
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| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
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| 20. Atlanta | 5 | 4 |
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| 21. Kansas City | 5 | 4 |
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| 22. Minnesota | 4 | 4 |
|
| 23. Saint-Louis | 5 | 4 |
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| 24. New England | 4 | 3 |
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| 25. Portland | 4 | 3 |
|
| 26. Orlando | 5 | 3 |
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| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
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| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
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| 29. Columbus | 5 | 2 |
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| 30. Philadelphie | 5 | 0 |
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