Une belle course-poursuite qui ne rapporte qu'un point

Impact Montréal - Rochester Rhinos 1-1 – Match de championnat (phase classique) joué le 20/06/2010

 
  • Whatsapp
  • Print
  • Email
MONTRÉAL : Djekanovic, Billy, Leduc (74e Braz), Aaboubou, Deroux, Testo (78e Gatti), Donatelli, Filipe Pastel (65e Placentino), Di Lorenzo, Brown, Byers (71e Sebrango)

ROCHESTER : Vallow, Pitchkolan, Sanfilippo, Roberts, Greenfield, Motagalvan, Franks (76e Bellamy), Costanzo (76e Versailles), Spicer (88e Ferdinand), Kissi (60e Gore), Hoxie (57e Hamilton)

ARBITRE : M. Oliva

AVERTISSEMENTS : Pitchkolan, Gore

LES BUTS : 4e Pitchkolan (0-1), 79e Sebrango (1-1)


Pour contrer la mauvaise idée d’avoir programmé un match en même temps qu’un duel très attendu de la Coupe du monde, l’Impact a eu la bonne de décorer Mauro Biello pour sa carrière. Un choix de journée très concept puisque en plus de le faire contre Rochester, le seul club autre qu’il a fréquenté et qui joue à ce niveau, ce fut à l’occasion du seul match de D2 cette saison que l’Impact jouait à domicile un 20… L’ancien capitaine a donc reçu une montre de son président, un beau trophée en forme de dragon et une écharpe des Ultras Montréal ainsi qu’une plaque de Rochester. Sans oublier une nouvelle ovation debout du public.

Le match a ainsi début avec une petite demi-heure de retard (et fini plus tard que le duel de Coupe du monde, programmé 30 minutes après), et même une grosse demi-heure pour ceux dont Biello est aujourd’hui entraîneur adjoint (et vu que les matches ne commencent jamais à l’heure, il n’aurait même pas pu leur prêter sa montre). En effet, on jouait depuis trois minutes à peine quand un coup franc de Greenfield était prolongé de la tête par Pitchkolan qui laissait Djekanovic cloué sur place (0-1).

Un départ qui eut le don de placer les joueurs devant leurs responsabilités, et ils y ont directement fait face. Ce qu’ils ont montré dans la demi-heure qui a suivi a confirmé la victoire à Tampa Bay et le fait qu’ils sont sur la pente ascendante. Non seulement n’y avait-il qu’une équipe sur le terrain, mais en plus elle jouait très bien.

Marc Dos Santos a probablement remarqué une faiblesse chez l’adversaire et demandé à ses joueurs de passer par les ailes, car l’Impact ne procédait pratiquement que comme ça et ça marchait très bien. Un Deroux très inspiré qui jouait très haut, Billy très actif sur la droite, les backs couvraient presque tout leur flanc ce qui permettait également à Di Lorenzo et Donatelli de rentrer souvent dans le jeu et de créer le surnombre dans l’axe du milieu de terrain.

Ajoutez à cela que les médians latéraux de Rochester jouaient très bas durant cette première période, et vous avez un portrait de ce qui on a vu : une vague montréalaise qui tentait de passer par tous les secteurs du terrain. Malheureusement, sans succès.

Ainsi, un tir de loin de Di Lorenzo (facilement capté par Vallow, 15e), une tête de Donatelli (au-dessus, 19e), une tête de Brown (au-dessus elle aussi, et faisant suite à un long effort de Deroux qui a centré, 25e), une frappe de Byers détournée (mention pour le sprint de Billy auteur de la passe en retrait suite à un sprint qui a empêché le ballon de sortir, 27e) n’offrirent pas aux joueurs locaux la récompense qu’ils méritaient.

La meilleure occasion échut au du Byers – Brown : une passe parfait de Di Lorenzo dans la foulée du premier le plaça en position idéale. Il pouvait tirer ou passer au Panaméen qui surgit seul devant le vide. Il choisit la seconde option mais Brown fut un rien trop court pour prolonger le ballon au fond des filets.

Pendant une demi-heure, Rochester n'était presque jamais arrivé (voire jamais ?) à garder le ballon plus de 30 secondes en ses rangs. Il le perdait et butait sur des Montréalais bien placés qui n'avaient même pas besoin d'être agressifs pour le récupérer. Dommage que Testo était dans un plus mauvais jour que ses équipiers, ce qui ralentissait la remontée du ballon en camp adverse, sans quoi les visiteurs auraient été totalement débordés.

Les 10-15 dernières minutes de la période furent plus difficiles, si je puis dire. En fait, c’est relatif : plus difficile par rapport à une domination sans partage, c’était donc une rencontre davantage équilibrée et des Montréalais moins dominants. Ça n’empêcha pas un dernier coup franc de Di Lorenzo de finir très peu au-dessus, avec sur son chemin une déviation et un effet Jabulani.

La seconde période fut bien moins convaincante mais quand même toujours à sens unique. On faillit même passer près du 0-2 quand Franks reprit un ballon qui traînait à l’entrée du rectangle : un tir croisé repoussé par l’intérieur du poteau, et un gros coup de chance pour l’Impact !

Les occasions montréalaises se faisaient rares puisqu’on ne nota en une demi-heure qu’en centre de Donatelli pour Brown au deuxième poteau dont la reprise de la tête à bout portant termina juste au-dessus du but.

Les changements se multiplièrent et Marc Dos Santos décida de prendre des risques. Sebrango entra à la place de Byers, et non de Brown comme c’est plus souvent le cas : certainement en raison de la stratégie de passer par les ailes et de centrer, le Panaméen étant le meilleur des “BB flingueurs” de la tête. Et dans le dernier quart d’heure, Montréal jouait à trois derrière !

Depuis le début de la période, les médians latéraux de Rochester jouaient plus haut (en fait, à leur place) et le duo Deroux / Billy avait moins de possibilités de s’aventurer. Oser à payé puisque après l’entrée de Braz, ils ont à nouveau reculé, ne souhaitant pas laisser trop de liberté à Billy… qui l’a quand même prise !

Et à un peu plus de 10 minutes du terme, un centre millimétré du Français arriva droit sur la tête de Sebrango qui attendait seul au deuxième poteau : le vétéran de l’équipe ne manqua pas sa chance d’égaliser et d’inscrire son premier but depuis le 10 octobre dernier.

Montréal voulait clairement les trois points mais n’eut qu’une réelle chance des les empocher, dans les arrêts de jeu lorsqu’Aaboubou reprit, de la tête, un centre de Braz : au-dessus.

La visite de Bob Lilley laissait craindre à ceux qui voulaient voir Côte d'Ivoire - Brésil de regretter leur choix de se déplacer au stade, car avec lui on a souvent des rencontres ennuyeuses. Si très tôt (l’ouverture du score aidant), ses hommes se sont montrés frileux, Montréal, lui, n’a pas tourné autour du pot, nous offrant un de ses meilleurs matches de la saison. Si le résultat n’est pas à la hauteur, la manière, elle, est très encourageante. À confirmer, évidemment.

 
  • Whatsapp
  • Print
  • Email

Calendrier

Prochain match

Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00

Dernier match

Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30

► Calendrier complet

Classement MLS

JPts
  1. Nashville513
  2. Los Angeles FC513
  3. Vancouver512
  4. San José512
  5. San Diego410
  6. New York City410
  7. Colorado59
  8. Salt Lake49
  9. Seattle49
10. Charlotte58
11. Dallas58
12. Chicago57
13. Toronto57
14. Miami47
15. New York57
16. DC United57
17. Houston46
18. Austin55
19. LA Galaxy44
20. Atlanta54
21. Kansas City54
22. Minnesota44
23. Saint-Louis54
24. New England43
25. Portland43
26. Orlando53
27. MONTRÉAL43
28. Cincinnati43
29. Columbus52
30. Philadelphie50
► Classements complets

En direct du forum

18/10 - Montréal - Hamilton : Mercredi 21 Octobre 2026 19h00 par Kleinjj

18/10 - Seattle - Montréal : L'homme de la saison par Kleinjj

17/10 - Seattle - Montréal : 17 octobre 2026 22h30 par Kleinjj

► Aller sur le forum

Sur Twitter

Recherche

Écoutez Coup Franc

Buteurs

► Toutes les stats

Transferts

ARRIVÉES

Keita (Jeunes), Thorhallsson (Orlando), Vera (Salt Lake), Aviles (Miami), Nteziryayo (Jeunes), Losenko (Shakhtar Donetsk), Marshall-Rutty (Charlotte), Carmona (New York), Streit (Bâle), Rios (Vancouver)

DÉPARTS

Sirois (Dallas), Alvarez (Deportivo Cali), Duke (Fin de contrat), Pearce (Rupture de contrat), Sealy (Colorado), Vrioni (Fin de contrat), Marshall-Rutty (New York)

► Détails

Quiz

En date du premier février 2005, qui étaient les trois joueurs de l’histoire de l’IMFC à avoir disputé le plus grand nombre de matches en équipe nationale ?

  • Randy Samuel, John Limniatis et Pat Onstad
  • Randy Samuel, Lyndon Hooper et Nick Dasovic
  • Lyndon Hooper, Jason deVos et Nick Dasovic
► Testez vos connaissances

Jouez avec nous

► Rejoignez la ligue ImpactSoccer.com