MONTRÉAL : Sutton, Vincello, Pizzolitto, Gervais, Sedgewick (46e Braz), Mert (46e Gatti), Leduc, Salles (78e Bailey), Di Lorenzo, Di Ioia (67e Fukasawa), Kolic (46e Biello)
VIRGINIA BEACH : Nelson, Danbusky, Demmin (81e Herman), Low, Woods, Scwarze, Mack, Skak, Hutchison (74e McColm), Brillant, Nusum (69e Cvilikas)
ARBITRE : M. Asev
AVERTISSEMENTS : Low, Pizzolitto
EXCLUSION : 89e Schwarze
LES BUTS : 22e Salles (1-0), 69e Salles (2-0)
Après un catastrophique un sur douze, nos joueurs avaient l’occasion de se ressaisir lors du traditionnel match “à domicile en déplacement”, sur l’agréable terrain de Sherbrooke, face à Virginia Beach qui les avait battus deux jours plus tôt.
Avec Sedgewick et Kolic sur le terrain dès le début contrairement à Braz, Lyssand, Biello ou Bailey, Nick De Santis avait choisi de laisser quelques titulaires sur la touche : logique, quand on sait qu’il s’agissait du troisième match en cinq jours.
Malgré la pluie battante, le bon terrain de Sherbrooke a très bien tenu le coup. Les conditions météo, mais surtout des mauvais choix de crampons dans le chef de certains joueurs, ont favorisé les glissades. Et si elles valaient pour les deux équipes, la taille et la qualité du terrain a favorisé l’équipe qui maîtrisait le ballon, à savoir Montréal. Rassurant.
Le match en lui-même n’a pas été très excitant. Durant les 20 premières minutes, il n’y a rien eu à voir pour le spectateur avide d’occasions ou de jeu construit rapidement. Mais la première menace fut la bonne : un coup franc en deux temps, donné par Di Lorenzo sur la gauche à Salles, a vu le tir du Brésilien dévié et prendre Nelson à contre-pied (1-0).
Jusque-là, hasard ou non, le rythme du jeu était le même que celui des joueurs de tam tam, qui n’arrêtaient pas de frapper à un tempo lent et répétitif. Mais dès qu’ils se sont tus… le public s’est manifesté et l’équipe a marqué !
On rejouait depuis quelques secondes à peine et Woods tentait sa chance de loin : Sutton intervenait. En dehors de cela, on voyait les deux arrières latéraux jouer très haut et les deux médians latéraux évoluer plus à l’intérieur du jeu. De quoi presser haut et en nombre. Le fait de contrôler le ballon la plupart du temps facilitait cette mise en place.
Point de vue occasions, en revanche, la domination était loin de se concrétiser. On notera un corner de Di Lorenzo sur lequel Vincello a bien surgi et est passé en-dessous du ballon ainsi qu’un coup franc de Leduc repris de la tête par Pizzolitto, sur le toit du but. Cependant, ça n’avait absolument rien de dangereux, mais il fallait se contenter de ça…
Après trois minutes en deuxième mi-temps, de nouveau une bribe de demi-occasion, avec une passe en profondeur de Vincello pour Salles, mais le Brésilien était trop court. Et puis, ça repartit comme en première mi-temps : rien à voir pendant 20 minutes.
L’Impact maîtrisait le ballon, le conservait mais n’en faisait rien. Pourtant… c’était peut-être bien la bonne chose à faire (voir plus loin). Pour le supporter neutre, par contre, c’était pas jojo, cette succession de passes latérales et en retrait à hauteur du rond central.
Un des meilleurs hommes sur le terrain, Vincello, a bien failli nous coûter l’égalisation. Il a mal estimé l’état du terrain lors d’une passe en retrait à Sutton et le ballon a été freiné, obligeant notre gardien à sortir. Son dégagement a… heurté de plein fouet la tête de Nusum, se dirigeant vers le but mais finissant, par bonheur, au-dessus.
Comme en première mi-temps, la première occasion réelle pour les Montréalais a été la bonne. Di Lorenzo en a été à l’origine, lançant de belle manière Vincello sur la gauche. Le défenseur a passé son homme et centré pour Salles qui a surgi et inscrit son deuxième but de la journée avant de se précipiter dans les bras de Mike Moretto (2-0).
Il allait y avoir légèrement plus d’animation dans les 20 dernières minutes du match. Trois minutes après le but, un corner venu de la gauche fut récupéré de l’autre côté par Biello. Le capitaine centra au deuxième poteau pour Pizzolitto, qui était resté traîner par là et que les défenseurs visiteurs avaient complètement oublié. Sa reprise croisée alla heurter l’intérieur du piquet… avant de ressortir. Ah, les poteaux carrés qui donnent un charme supplémentaire à ce petit stade nous ont probablement joué un tour sur ce coup : s’ils avaient été ronds, le ballon aurait vraisemblablement fini au fond des filets. Enfin, ce n’est pas bien grave.
Virginia Beach pouvait remercier Sutton pour ses rares occasions. On allait encore le vérifier quand une tête apparemment anodine de McColm (Cephas, c’est son prénom, contrairement à ce qu’on croyait) glissa entre les mains de notre gardien, qui ne put rattraper le ballon qui alla s’échouer quelques centimètres à l’extérieur de son poteau droit.
A 5 minutes de la fin, une glissade profita à Fukasawa sur la droite, qui tenta de trouver Gatti, totalement seul de l’autre côté. La passe contrée arriva à Bailey qui se heurta finalement à Nelson.
On approchait du coup de sifflet final quand, alors que Sutton avait facilement capté un coup franc, lors du replacement des joueurs, Schwarze eut l’idée folle de donner un coup volontaire et gratuit à Braz, qui ne manque pas l’occasion de s’écrouler. Carton rouge logique : peut-être en avait-il marre de la douche à l’eau froide et voulait-il passer à l’eau chaude…
Malgré une reprise de la tête de Woods à la dernière minute qui heurta la barre transversale, le marquoir resta bloqué à 2-0. Une victoire qui fait le plus grand bien !
Alors, que retenir de ce match ? Isolé, pour un spectateur neutre ou qui ne vient qu’une fois, ça a été plus qu’ennuyeux et seule la victoire a de l’importance. Si on le prend dans son contexte, cependant, il y a quelques conclusions intéressantes à tirer.
D’un point de vue individuel d’abord. Mauricio Salles a marqué… dans le froid. Quoiqu’on en dise, ce type est un buteur. Un joueur qui peut être invisible pendant presque tout un match, mais qui pèse très lourd sur une défense. Et qui, à tout moment, peut marquer, dans n’importe quelle situation.
Comme tout attaquant, et encore plus comme tout buteur, ce type de joueur a besoin de confiance, et de jouer. Ces deux buts sont bons pour sa confiance. Toute minute sur le banc l’est moins, surtout dans des situations où on n’a pas une grosse avance. Autrement dit : Salles est indispensable à l’équipe. Et, comme je l’ai déjà dit quelques fois cette saison, même si lui joue mal, ça va toujours mieux quand il est là. Ce n’est vraiment plus un hasard.
“Je suis content de mes deux buts, mais le plus important, c’est que nous avons retrouvé le chemin de la victoire, soulignait le meilleur buteur de l’équipe après le match. Nous avons très bien joué ensemble. C’est évident qu’on joue de la manière dont le demande l’entraîneur. Mais pour être encore meilleur, il faut jouer avec le cœur.”
Salles, même s’il ne le dit pas ouvertement, aimerait être plus souvent sur le terrain. Et, via les médias, il semblait vouloir passer un message dimanche dernier. “Tout le monde veut marquer… alors il ne faut pas mettre la pression sur un seul homme. C’est ma première saison ici, alors je dois comprendre la situation et faire mon travail.”
A-t-il voulu passer un autre message après son but, en tapotant son avant-bras comme peuvent le faire… médecins et infirmiers ? “C’était une célébration comme une autre”, a-t-il déclaré avant d’ajouter “je voulais montrer qu’il y a du sang qui coule là.” Comprenne qui pourra…
Devant les vestiaires, ça sentait le soulagement à plein nez, et la confiance retrouvée. C’est clair que le doute s’était installé dans la tête des joueurs, voire du coach.
“C’est une trop bonne équipe pour ne pas s’en sortir” : voilà ce que Nick De Santis a lâché, une phrase sortie toute seule, comme un grand cri, alors qu’il venait de finir à répondre à une question de François-Etienne Corbin au micro de RDS. Une phrase très lourde de sens. Car on le sait tous, en talent pur, individuel et collectif, l’Impact est au-dessus du lot, et on a pu le voir quelques fois cette saison.
Oui mais… allez-vous me dire, n’y a-t-il pas une énorme contradiction dans tout ça ? Match chiant et pas très bon d’un côté, soulagement et confiance retrouvée ensuite, de l’autre. C’est là que le contexte intervient.
Le match n’a pas été bon et l’Impact, par rapport à son potentiel, n’a vraiment pas bien joué. Mais d’affalé par terre, il a employé la bonne technique pour se relever.
Par rapport à vendredi, il n’y avait presque pas de différence : rythme très lent, imagination quasi nulle, etc. Par contre, la concentration et l’application étaient à leur maximum.
En préférant conserver le ballon plutôt que de tenter des choses difficile, l’équipe n’a peut-être pas amusé le public mais a réussi quasiment tous ses gestes et a monopolisé le ballon. Dans le soccer, ce sont des valeurs de base pour retrouver la confiance.
En outre, il s’agit aussi de valeurs qui ont toujours fait la force de l’équipe. Les retrouver a donc eu un effet doublement positif. Et, dans de telles circonstances, l’important n’est pas vraiment les supporters neutres ou occasionnels, ni le beau jeu, mais bien ce qu’il se passe dans la tête des joueurs.
Ce regain de confiance doit être capitalisé au plus vite : il faut confirmer, pour que les joueurs continuent d’être bien dans leur tête. Ce n’est que comme ça qu’ils pourront reproduire le beau jeu qui nous a séduits, contre Seattle et Rochester notamment, et gagner un nouveau titre de champion.
Car c’est vrai quoi, c’est une trop bonne équipe pour ne pas s’en sortir !
Calendrier
Prochain match
Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00
Dernier match
Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
► Calendrier complet
Classement MLS
| J | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
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| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
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| 3. Vancouver | 5 | 12 |
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| 4. San José | 5 | 12 |
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| 5. San Diego | 4 | 10 |
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| 6. New York City | 4 | 10 |
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| 7. Colorado | 5 | 9 |
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| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
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| 9. Seattle | 4 | 9 |
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| 10. Charlotte | 5 | 8 |
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| 11. Dallas | 5 | 8 |
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| 12. Chicago | 5 | 7 |
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| 13. Toronto | 5 | 7 |
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| 14. Miami | 4 | 7 |
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| 15. New York | 5 | 7 |
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| 16. DC United | 5 | 7 |
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| 17. Houston | 4 | 6 |
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| 18. Austin | 5 | 5 |
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| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
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| 20. Atlanta | 5 | 4 |
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| 21. Kansas City | 5 | 4 |
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| 22. Minnesota | 4 | 4 |
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| 23. Saint-Louis | 5 | 4 |
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| 24. New England | 4 | 3 |
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| 25. Portland | 4 | 3 |
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| 26. Orlando | 5 | 3 |
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| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
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| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
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| 29. Columbus | 5 | 2 |
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| 30. Philadelphie | 5 | 0 |
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