Montréal le tout puissant

CF Montréal - New England Revolution 4-0 – Match de championnat (phase classique) joué le 20/08/2022

 CF Montréal
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MONTRÉAL : Pantemis, Corbo, Waterman, Miller, Johnston, Wanyama, Piette (77e Koné), Lappalainen (72e Torres), Choinière (77e Bassong), Kamara (77e Miljevic), Quioto (72e Toye)

NEW ENGLAND : Petrovic, Bye, Farrell (62e Gonzalez), Bell, Jones (70e ), DeLaGarza (46e Boateng), Polster, McNamara (62e Makoun), Bajraktarevic, C. Gil, Rennicks (62e Rivera)

ARBITRE : M. Penso

AVERTISSEMENTS : Corbo, C. Gil

LES BUTS : 27e Kamara (1-0), 39e Quioto (2-0), 55e Quioto (3-0), 90e Miljevic (pen., 4-0)


Montréal a battu New England 4-0 dans un match à sens unique lors duquel les hommes de Wilfried Nancy n’ont jamais laissé à leur adversaire la latitude d’exprimer ses forces. En l’absence de Mihailovic, la combinaison Choinière - Lappalainen - Quioto a fait des ravages dans une animation inusitée, donnant encore plus de relief à une prestation collective très aboutie.

Camacho sorti blessé lors du dernier match n’était pas rétabli et était remplacé numériquement par Corbo, mais l’absence la plus notable était celle de Mihailovic, que l’on dit en partance pour AZ. À la lecture de la compo, on se demandait qui de Choinière ou Lappalainen allait reprendre son rôle… mais dès le coup d’envoi, on a constaté que les deux étaient fort décalés sur la gauche, le Finlandais évoluant un cran plus haut que d’habitude et cherchant à ouvrir des espaces pour le Québécois. Devant, un homme prenait l’axe (souvent Quioto), un autre la droite (Kamara) mais il leur arrivait d’alterner… ou de se retrouver à deux ensemble face à Petrovic. Une animation asymétrique et complexe (dans le bon sens du terme) pas dénuée d’intérêt.

Dans le camp d’en face, le poste d’attaquant de pointe permettait à lui seul d’illustrer la saison compliquée de l’équipe de Bruce Arena : avec 21 matches et 735 minutes au compteur en MLS pour un total de 2 buts, Remmicks n’avait rien d’un buteur sensé aider le détenteur du Supporters Shield à rester au sommet. Oubliez les Buksa (parti), Bou (blessé) ou Altidore (un des transferts ratés de début de saison ayant déjà plié bagage).

Les visiteurs ont timidement mis le nez à la fenêtre en début de match… et on a rapidement compris pourquoi il valait mieux pour eux… parce que ça n’a pas duré. Et leurs reconversions offensives étaient tout sauf fameuses. De quoi inciter à s’installer dans leur camp sans crainte de mauvaise surprise sur une contre-attaque.

Et Montréal a petit à petit pris l’ascendant. Sans réel danger dans un premier temps, même si le match a commencé sur un bon rythme, bien agréable à regarder. La première occasion tomba au quart d’heure, un corner d’abord repris par Kamara sur un défenseur avant que Corbo, bien placé au rebond, ne tire… sur Wanyama.

Les deux occasions suivantes ont très bien illustré le match. Pour comprendre le contexte de la première, il faut savoir que souvent contre New England, l’équation est simple : celui qui fait le jeu met son adversaire en difficulté. Alors, pour écarter cette possibilité, les hommes de Wilfried Nancy empêchaient les visiteurs de construire. Facile quand ils tentaient de relancer rapidement tant c’était maladroit, alors il fallait étouffer les autres situations, ce qui était fait avec brio.

Et en plus, cela générait d’autres bénéfices… Comme cette récupération très haut qui a permis à Choinière de servir Quioto lancé plein axe, à bonne distance du but. On s’attendait donc à un tir de loin… mais si le ballon était bien placé, il avait la puissance d’une passe, dont Petrovic n’a eu aucune difficulté à s’emparer.

La possibilité suivante illustrait davantage la mobilité qui a caractérisé l’animation tout au long de la soirée. Car cette fois, c’est Quioto que l’on retrouvait sur la gauche du rectangle. Servi par une passe verticale de Choinière, il a glissé le ballon vers Kamara, en duel avec Bell. Le défenseur était mieux placé au moment de la passe, mais son niveau de vigilance et de vivacité était nettement inférieur à celui du vétéran, premier au ballon, qu’il a prolongé au fond des filets (1-0).

L’ouverture du score ouvrait la porte à une question : Montréal allait-il lever le pied et risquer de changer la dynamique du match ? Il fallait que la réponse soit “non”, elle le fut. On a donc continué sur la même voie, avec une action un peu farfelue, commençant par le meilleur (un très beau retour d’un joueur de New England pour se jeter devant Choinière en position dangereuse), se poursuivant de façon curieuse avec un tir de loin de Wanyama qui filait largement à côté mais a heurté Quioto, surpris, et se terminant dans la panique pour la défense qui a inutilement concédé un corner.

Mais la soirée n’était pas sous le signe de la maladresse. Servi par Wanyama, Choinière en a repris la bonne marche d’un geste de derrière les fagots qui lui a permis à la fois de devancer Farrell, de le rouler dans la farine et de lancer Lappalainen, le tout, en une touche de balle ! Le Finlandais avait un boulevard devant lui mais a vu Quioto surgir à droite, encore en meilleure position, et lui a servi une passe parfaite malgré deux défenseurs espérant en couper la trajectoire. Le Hondurien a fait 2-0 pour conclure ce contre aussi parfait dans son aspect collectif que dans les décisions individuelles. Un coup de plus sur la tête de New England, l’air de dire “Vous voyez, c’est comme ça qu’il fait faire !”

“On ne recule pas”, épisode 2. La seule chose qui pouvait faire dérailler le train aurait été de laisser l’initiative à New England au retour des vestiaires et de se faire peur comme à DC United. Il n’en fut rien. Si on n’eut pas eu droit à la démonstration éclatante de la première mi-temps, on avait un Montréal en contrôle, gérant tout aussi bien son match que son adversaire.

Pour se mettre complètement à l’abri, il ne manquait qu’un troisième but. Il n’a pas tardé à tomber : dix minutes à peine après la reprise. Tout commença par une passe verticale de Waterman vers Piette sur la droite avant une transversale du dernier nommé directement dans les pieds de Quioto sur le coin du rectangle côté opposé. Il put alors à son tour se jouer de Farrell (qui a probablement vécu une des ses soirées les plus infernales sur un terrain) avant de faire passer les chiffres à 3-0.

La messe semblait déjà dite avant, cette fois Bruce Arena buvait le calice jusqu’à la lie : son visage éternellement inexpressif affichait une rare émotion, un soupir grimaçant qui ne laissait planer aucun doute…

À l’heure de jeu, servi par une passe en cloche de Lappalainen, Quioto s’est encore joué de Farrell et a cette fois privilégié l’action individuelle : l’angle était hyper fermé, il a pu tenter sa chance mais Petrovic a repoussé son envoi.

Il a fallu attendre 70 minutes pour que Pantemis se chauffe enfin un peu les gants. Une action visiteuse dessinée sur la gauche était ponctuée d’une reprise en un temps de Boateng à hauteur du point de penalty, mais le portier montréalais nous a gratifiés d’un bel arrêt.

New England a été plus dangereux par la suite. Plus dangereux qu’auparavant, ce qui n’était pas difficile. Mais on ne peut pas dire que Montréal souffrait réellement. Il a quand même fallu quelques très belles interventions défensives face à Rivera, notamment de Miller et de Johnston, pour enrayer des situations périlleuses.

Et comme si tout ça ne suffisait pas, l’arbitre a très généreusement accordé un penalty à Montréal en toute fin de match après avoir vu une faute de Gonzalez sur Miljevic, lancé par un une-deux avec Torres. La vidéo aurait pu, voire dû, le faire changer d’avis, mais bon… la victime s’est fait justice pour porter les chiffres à 4-0, ce qui les rend plus spectaculaires et conformes à la soirée.

On aurait même pu finir sur un score de forfait mais Petrovic, bien placé, ne s’est pas laissé surprendre par un tir de loin de Miljevic qui filait sous la transversale sans être si dangereux que ça quand même. Ça reste toutefois anecdotique.

Le résultat final inhabituel fera que quand ceux qui le verront, ces jours-ci sans avoir regardé le match ou dans le futur pour se souvenir de la saison, s’arrêteront sur cette rencontre en particulier. Et elle le mérite.

Commençons – en réalité pour mieux les écarter – par donner les circonstances atténuantes que New England peut légitimement faire valoir. Oui, il avait joué un match éprouvant à Toronto mercredi et il faisait très chaud ce soir. Physiquement, ce n’était pas simple. Ça peut expliquer sa difficulté à prendre les choses en mains en deuxième mi-temps, voire ses moments de passivité après le repos. Mais pas la façon dont il s’est fait manger la laine sur le dos avant ça. En pointe, il y avait un jeune inexpérimenté. Bien entendu, un buteur chevronné pose davantage de problèmes… mais le ballon était souvent si loin de sa zone et Montréal empêchait tellement toute construction de se rendre même jusque à la ligne derrière lui que ça n’a pas pesé si lourd que ça dans la balance.

Non, le crédit revient à Wilfried Nancy et à ses hommes. La dynamique Choinière - Lappalainen - Quioto a fonctionné à merveille, tout comme l’animation d’ensemble en possession de balle. La meilleure preuve en est la soirée cauchemardesque passée par Farrell et Bye, souvent les points forts de leur défense cette saison. En perte de balle, Montréal ne s’est pas époumonné pour casser les contres tant les visiteurs les faisaient avorter tout seuls. Ils se sont concentrés à les empêcher de poser le jeu dès que possible. C’était une des clefs, celle qui ne permettrait pas aux hommes de Bruce Arena de s’exprimer. Réussite totale. Restait ensuite à arriver à faire le jeu soi-même et à faire parler la poudre. Pas besoin d’y revenir, on a déjà tout dit et les chiffres continuent de parler.

Il y a évidemment de quoi se réjouir de cette très belle victoire, pour des tonnes de raison. Mais on peut compter sur l’entraîneur pour que les joueurs gardent les pieds sur terre et soient concentrés pour leur prochain rendez-vous, samedi prochain à Chicago.

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