Les United Soccer Leagues, c'étaient la A-League, la PSL, la PDL, la W-League et la Super Y League. Une union de compétitions qui finalement, restaient très indépendantes les unes des autres malgré l'appellation. Un pas dans la direction de l'homogénéisation a été effectué en vue de la saison 2005. Si les compétitions pour dames (W League), jeunes (Super Y) et -23 ans (PDL) gardent leur appellation, les deux autres deviennent maintenant la division 1 et la division 2.
Une des nouvelles règles très importantes, même si on ne s'en rend pas compte maintenant, est la limitation de la D1 à 16 équipes. Pour des raisons “économiques et compétitives” selon le vice-président des USL, Tim Holt. En 2005, il n'y aura que 12 formations. Mais si la limite de 16 est atteinte, toute nouvelle équipe devra passer par la D2 avant de se retrouver en D1. Une belle garantie qui, en outre, ouvre la porte au système de promotion / relégation en vigueur dans le reste du monde.
Pour 2005, la D1 sera donc composée de 12 clubs : Atlanta, Charleston, Minnesota, Montréal, Portland, Porto Rico, Richmond, Rochester, Seattle, Toronto, Vancouver et Virginia Beach.
En D2, on retrouvera : Charlotte, Cincinnati, Harrisburg, Long Island, New Hampshire, Northern Virginia, Pittsburgh, Western Mass et Willmington.
Cela confirme donc les disparitions de Calgary, Edmonton et Syracuse, déjà officialisées, ainsi que celle de Milwaukee qui était un secret de polichinelle. Pas de nouvelle équipe en D1, malgré l'annonce venue d'Utah dans le courant de l'été (d'ailleurs, cette équipe ne sera même pas en D2) et les rumeurs d'une nouvelle formation en Floride.
Joey Saputo, notre président mais aussi directeur du comité de planification stratégique des USL, parle au nom des dirigeants qui ont accepté la réforme (il fallait une majorité des 2/3 pour qu'elle passe) quand il dit : “Nous sentons que les changements sont un pas dans la bonne direction et sommes enthousiastes à propos de l'avenir. Nous avons une histoire merveilleuse mais sommes impatients de ce nouveau départ avec cette vision unifiée du futur.”
Il y aura toujours une saison régulière de 28 journées et une phase finale mais les conférences et autres séparations géographiques disparaissent totalement des tableaux même si, concrètement, elles seront encore un peu présentes. Le calendrier ne sera toujours pas vraiment équilibré mais le sera bien plus que lors de toute l'histoire de la A-League.
La plus belle des réformes est que tout le monde affrontera tout le monde, une fois à domicile, une autre à l'extérieur. Cela permettra de voir évoluer toutes les équipes. Cela fait un total de 22 rencontres. Si vous avez bien compté, il en manque 6. Les 12 équipes seront divisées en 3 groupes de 4 qui s'affronteront une fois de plus à la maison et en déplacement. Et nous arrivons donc à notre total de 28. Montréal verra venir à Robillard deux fois Rochester, Toronto et Porto Rico.
La phase finale aussi est remodelée. Six équipes seront qualifiées (et huit une fois que la D1 comptera 14 équipes ou plus). Les deux premiers seront exempts du premier tour et passeront directement en demi-finales. Ce seront toujours des matchs aller-retour avec choix de l'ordre des rencontres appartenant à l'équipe qui s'est le mieux classé. La finale se jouera en un seul match, chez un des finalistes déterminé par la ligue, comme c'était le cas jusqu'à présent.
Dernière nouvelle annoncée, la fin (tant attendue) des prolongations. Après 90 minutes, un match nul restera un match nul et on ne fatiguera plus les joueurs inutilement dans un calendrier pour le moins difficile. Lors de la phase finale, en cas d'égalité au total des deux matchs, on jouera deux prolongations de 15 minutes, comme l'exigent les lois du jeu. Le premier qui marque ne sera donc plus automatiquement vainqueur.