MONTRÉAL : Jordan, Braz, Pizzolitto, Aaboubou, Billy, Testo (25e Le Gall), Donatelli (90e Leduc), Ribeiro (76e Placentino), Di Lorenzo, Sebrango (87e Terminesi), Gerba (84e Agourram)
AUSTIN : Gallardo, Sakuda, Needham, Bernard (46e Brill), L. Griffin, Hemming, Olum, L. Watson, J. Watson (77e Yoshitake), M. Griffin (74e Fuller), Johnson
ARBITRE : M. Tasev
AVERTISSEMENTS : Testo, Johnson, Braz, Ribeiro, Billy, Placentino
LES BUTS : 39e Gerba (1-0), 77e Gerba (2-0)
Montréal - Austin, cinquième. Mais première dans ces conditions. Pas parce que c'est la première fois que les deux équipes s'affrontent en phase finale, non, mais surtout parce que l'an dernier, les Texans étaient en mode assemblage en cours et que cette saison, ça a d'abord été le mode mystère (pour le premier match de l'année) et on s'en balance (pour le dernier). Là, les forces en présence étaient solides de part et d'autre et ça promettait un duel intéressant.
La pluie avait donc décidé d'assister à la rencontre, ce qui pouvait susciter certaines craintes. Temps anglais contre une équipe de grands gaillards, organisée certes mais qui ne rechignent pas sur le jeu british, ça risquait de jouer en notre défaveur. Eh non ! Si la météo n'a apparemment gêné en rien les visiteurs plus habitués à la canicule de nos dimanches après-midi, ils n'en ont pas profité pour rendre le match plus physique, riche en duels, en tackles et en maillots maculés de boue. L'Impact, lui, continuait quand il pouvait de pratiquer son jeu au sol et, le gazon tenant bien la route, n'était finalement pas gêné par le temps (au contraire, la circulation tendait à être plus rapide, et ça jouait souvent en notre faveur).
Sur le terrain, Marc Dos Santos avait sans surprise aligné son équipe-type, ne déplorant ni blessé ni suspendu. Leduc, Agourram, Placentino et Filipe Pastel avaient, eux, gagné leur place sur le banc aux côtés de Djekanovic, Le Gall et Terminesi qu'on ne voit en tribune qu'en cas de force majeure. En face, on notait le retour du dangereux trio Eddie Johnson - Max Griffin - Jamie Watson, et la titularisation de ces vieilles connaissances que sont Sakuda et Hemming (en charge de tous les coups de pied arrêtés, la plupart mal donnés).
Quant à Kevin le sacrifié du Mexique, il avait laissé un tel souvenir à ses partenaires que pendant un petit quart d'heure, c'est par son flanc que l'Impact sonna la charge, avec Di Lorenzo et Billy qui firent preuve d'une grosse activité. C'est d'ailleurs sur un centre de l'arrière droit qui joue à gauche que Montréal s'est créé sa première occasion, un ballon sur lequel la défense visiteuse passa à travers et qui, via un contre, arriva à Sebrango dont la volée se dirigea droit sur Gallardo.
Après le dit petit quart d'heure, les Austinites (non, c'est pas un champignon vénéneux, c'est le nom des habitants d'Austin) comprirent où se placer pour boucher les angles. Cette adaptation, somme toute rapide, permit d'équilibrer les échanges et même aux visiteurs de prendre le dessus par moments.
Il leur fallut toutefois un flottement dans la défense de l'Impact pour se créer leur première occasion, récupérant le ballon sur les errements locaux mais semblant surpris, ils conclurent cette possibilité réelle par un tir raté, et au-dessus, de Jamie Watson.
La réponse ne se fit pas attendre puisque sur un centre de Di Lorenzo suivi de contres favorables dans les airs, Ribeiro y alla d'une volée qui termina à côté. Peu après, Testo, qui grimaçait depuis un moment, dut céder sa place, mollet droit blessé, à Le Gall.
Austin jouait de patience, l'Impact ne le pressait pas, et ce calme relatif seyait bien à des visiteurs en faveur de qui jouait le temps qui tournait. Seule accélération notable, une percée de Lance Watson (1,70m mais aux allures de nain de jardin à côté de ses coéquipiers) dont la passe en profondeur fut reprise de volée par Johnson, mais au-dessus.
Gallardo eut bien plus chaud quand Sebrango, lancé par Ribeiro, prit sa défense de vitesse et frappa du gauche : un tir apparemment bien parti mais qui fut dévié en corner par le gardien visiteur au prix d'un plongeon spectaculaire. Dès ces instant, la balance du match recommença à pencher en faveur des hommes en bleu.
Sur le terrain d'abord, au marquoir ensuite. Il restait un peu plus de 5 minutes au temps réglementaire quand Billy envoya un long coup franc très aérien au deuxième poteau. De tous les joueurs qui convoitaient le ballon et étaient en bonne place pour le recevoir, Gerba fut le plus lucide quant à l'endroit de sa chute : il s'y précipita, laissant les défenseurs englués au sol, et, fin seul, catapulta de la tête l'objet de tous les désirs au fond des filets (1-0).
Un but à des effets paradoxaux sur une équipe. La plupart du temps, il entraîne à la fois un relâchement dans les premiers instants qui le suivent et une domination, due à la hausse de confiance et d'adrénaline, plus importante durant 4 ou 5 minutes (je pense même que le phénomène a été étudié). Celui-ci fait partie des exceptions puisque si relâchement il y eut, il ne fut pas perceptible.
En revanche, la fin de la première mi-temps donna lieu à un excellent pressing montréalais de tous les instants : tel un jokari (le jeu avec une raquette en bois et une balle attachée à un élastique, pour ceux qui ne connaissent pas), le ballon revenait incessamment dans le camp d'Austin, et plus particulièrement dans ses 30 derniers mètres. Voilà qui est très plaisant à regarder (et qu'on aurait espéré voir plus souvent depuis le début de la saison de la part d'une équipe censée jouer la tête).
Comme souvent dans ce cas-là, surtout dans le chef d'une équipe en forme, cela déboucha sur des possibilités dangereuses. Toutes deux pour Sebrango. Il se jeta d'abord sur un corner mais fut trop court pour appuyer sa reprise. Ensuite, sur un centre de Di Lorenzo et bien que tenu de près, il réussit à reprendre le ballon de volée au petit rectangle mais l'envoya au-dessus. Ça aurait dû être 2-0 mais le score à la mi-temps, 1-0, reflétait la physionomie de la partie jusque-là.
Une physionomie qui changea au retour des vestiaires puisque les visiteurs prirent la direction des opérations. Résolument serait un bien grand mot mais l'Impact était sous pression et parvenait difficilement à retourner dans les 30 derniers mètres adverses. Jordan n'était pas inquiété pour autant puisque l'expression domination stérile convient parfaitement à une situation où le seul tir digne de ce nom fut envoyé de loin, et surtout loin à côté, par Hemming.
Était-ce volontaire ? Marc Dos Santos dit après la rencontre que non, toujours est-il qu'on ne le savait pas pendant le match et qu'on se demandait si l'équipe ne jouait pas avec le feu. En milieu de mi-temps, un tir en force de Di Lorenzo, excentré, vint quelque peu nous rassurer. Et puis, la défense adverse n'est pas des plus fiables, ce dont profita Braz sur un dégagement manqué pour décaler Le Gall sur la droite mais le dernier venu des renforts français rata son tir.
Il ne restait pas un quart d'heure quand l'arrière-garde visiteuse commit une bourde plus lourdes de conséquences. Placentino avait lancé Gerba quand même tenu d'assez près par Needham. Le ballon n'était pas mal dosé mais, terrain humide aidant, une bonne sortie de Gallardo aurait probablement suffi à écarter le danger. Sauf que le gardien texan pensait que son défenseur allait à la fois se charger du meilleur buteur montréalais et du ballon : grave erreur ! Et quand il se replaça mal, ouvrant l'espace devant Gerba, celui-ci sema son adversaire direct, qui ne s'attendait pas à voir son gardien jouer les Père Noël, et fila transformer ce ballon-cadeau en but du 2-0.
Le contraste était alors saisissant. Dans un stade débordant de joie entonnant des “Ali ! Ali ! Ali !” à tout va, seuls deux hommes criaient peut-être aussi fort que tous les autres, mais sur un ton différent, pour se jeter (à raison, parce que cette mésentente pèsera très lourd au décompte final) des noms d'oiseau à la figure.
Sur le banc, probablement consterné par ce qu'il venait de voir, Adrian Heath décida que ses joueurs devaient réduire l'écart. Sauf qu'il ne leur donna pas les instructions les plus indiquées pour y arriver. Avec quelques médians jouant plus haut, Austin avait délaissé une partie de l'entrejeu d'où les Montréalais, et en particulier la paire Donatelli - Di Lorenzo, s'en donnait à cœur-joie pour ramasser des ballons et lancer des contres extrêmement dangereux.
Dans un premier temps, aidé par l'Argentin à la récupération, Le Gall fit usage de sa technique pour laisser le temps à Gerba de s'isoler : une fois celui-ci en bonne position, l'ailier droit lui envoya le ballon dans l'espace, alors que tous les défenseurs étaient pris au dépourvu. Mais Gerba trébucha et ne toucha même pas au ballon.
Ce n'était que partie remise. On était dans la même minute et ce fut cette fois au tour de Donatelli de lancer son buteur seul face à Gallardo. Gerba se retrouva une fois de plus à terrain. Pas en raison d'une glissade cette fois, mais d'une sortie vraiment peu académique du portier visiteur. L'arbitre ne broncha point et laissa le jeu se poursuivre. Ce n'était pas évident à première vue mais si penalty il y avait, c'est surtout le juge de ligne, bien mieux placé, qui aurait dû intervenir et qu'il faudrait pointer du doigt.
Les contres montréalais se poursuivaient et sur l'un d'entre eux, Placentino, lancé sur la gauche, centra pour Sebrango bien placé face au but et il fallut que Leonard Griffin se jette devant lui pour concéder un corner. Car en plus des occasions, Montréal obtenait quelques coups de coin qui permettaient de gagner encore un peu plus de temps loin du domaine de Jordan. Sur l'un d'entre eux mal repoussé, Di Lorenzo envoya de l'entrée du rectangle une puissante volée du gauche qui aboutit au-dessus du but.
Austin eut quand même la dernière occasion de la partie, un tir de loin et bondissant de Lance Watson, qui fila droit dans les bras de Jordan. Celui-ci eut une dernière frayeur dans les arrêts de jeu quand il vit un corner passer devant lui et frôler dangereusement quelques têtes sans que qui que ce soit ne put le dévier.
On en resta donc à 2-0, score qui ne reflète pas forcément l'occupation de terrain pendant le match, mais qui est en revanche plus logique si on se fie aux occasions de part et d'autre. Ce résultat est surtout une position très intéressante pour Montréal avant le match retour à Austin, dans des conditions très différentes (terrain petit et mauvais, température supérieure à 25° et ciel dégagé, même si le thermomètre descend très vite, pour tomber à 12 la nuit, une fois le soleil couché entre 19h00 et 19h30). Bon, après les prévisions météo, celles sportives, au vu de ce match aller, semblent annoncer une qualification de Montréal. Mais il faut jouer chaque match, rien n'est fait avant le coup de sifflet final, alors soyez nombreux devant votre écran pour suivre vos couleurs samedi soir !
Calendrier
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Dimanche 22 mars, 13h00
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Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
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| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
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| 4. San José | 5 | 12 |
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| 5. San Diego | 4 | 10 |
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| 6. New York City | 4 | 10 |
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| 7. Colorado | 5 | 9 |
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| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
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| 9. Seattle | 4 | 9 |
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| 10. Charlotte | 5 | 8 |
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| 11. Dallas | 5 | 8 |
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| 12. Chicago | 5 | 7 |
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| 13. Toronto | 5 | 7 |
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| 14. Miami | 4 | 7 |
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| 15. New York | 5 | 7 |
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| 16. DC United | 5 | 7 |
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| 17. Houston | 4 | 6 |
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| 18. Austin | 5 | 5 |
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| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
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| 20. Atlanta | 5 | 4 |
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| 21. Kansas City | 5 | 4 |
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| 22. Minnesota | 4 | 4 |
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| 23. Saint-Louis | 5 | 4 |
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| 24. New England | 4 | 3 |
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| 25. Portland | 4 | 3 |
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| 26. Orlando | 5 | 3 |
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| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
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| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
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