Pour son troisième match de groupe du tournoi, l’Impact alignait quasiment la même équipe pour une troisième fois de suite. En fait, le onze de base ressemblait à peu de choses près à celui du duel contre Fluminense, à cette exception près que Pearce recevait sa chance au back gauche, reléguant Miller sur le banc. Cela signifiait aussi que la blessure de Camara n’était plus qu’un mauvais souvenir.
Le poste pour lequel la lutte semble la plus chaude, celui de milieu gauche, était donc occupé par Nyassi, qui a saisi à pleines mains la chance de se mettre en évidence. On ne jouait pas depuis une minute qu’il envoyait déjà le ballon au fond des filets.
Cela ouvrait le bal d’une première mi-temps pour le moins décousue, où la précipitation dans les gestes l’a souvent emporté, ce qui n’a cependant pas empêché qu’elle soit riche en occasions et en buts. La faute, souvent, à des approximations, comme quand une perte de balle de la défense de l’Impact a profité à Dwyer qui a un rien trop croisé son tir.
Ce n’était que partie remise puisque sur un centre de la droite de Zizzo, le même Dwyer s’écroulait après un duel avec Lefèvre : l’arbitre n’hésitait pas et désignait le point de penalty. La victime se fit justice, même si Bush était parvenu à toucher le ballon (1-1).
Sans réellement convaincre dans la construction du jeu, l’Impact allait par la suite se montrer bien plus efficace que son adversaire pour amener le danger devant le but, permettant du même coup au jeune gardien Kempin de s’illustrer quelques fois. Il a effectué sa première intervention sur un tir croisé de Felipe, devant Wenger et Warner à l’affût.
Après une remise en retrait pour le moins bizarre, Wenger s’est retrouvé seul face au portier adverse, qui a remporté son duel. On arrivait à la demi-heure quand Mapp nous gratifiait de son habituel tir de loin après être rentré dans le jeu : bien visé, mais aussi bien détourné par un plongeon de Kempin.
Quelques instants plus tard, Warner, qui semblait avoir des intentions offensives (et l’envie de se mettre en valeur avant le retour de Bernier), s’isola bien dans le rectangle et fut judicieusement repéré par Nyassi (qui a sûrement encore marqué des points sur ce coup-là). Le médian eut à peine le temps de contrôler le ballon qu’il était fauché par Besler : penalty. Kempin toucha au ballon mais ne put empêcher Felipe de porter les chiffres à 2-1.
Bernardello y est aussi allé de quelques beaux gestes, comme lorsqu’il a tenté de trouver Wenger dans l’intervalle : une passe repoussée, qui lui est revenue droit dans les pieds, ce dont il ne s’est pas privé pour tenter sa chance et forcer Kempin à une nouvelle intervention.
En face, Kansas City arrivait facilement à centrer et ce fut fatal lorsqu’un ballon de Zusi, côté gauche, déposé sur la tête de Dwyer fut prolongé au fond des filets par l’attaquant prêté à Orlando en cours de saison dernière. Quatrième but de cette première période pour le moins prolifique…
La fin de mi-temps était à l’avantage des détenteurs de la Coupe MLS. Un centre mal négocié est arrivé à Medranda qui a raté son tir, puis une sortie quelque peu kamikaze de Bush a envoyé Dwyer au sol, mais l’arbitre ne lui a pas donné de deuxième penalty.
La deuxième période a recommencé avec Di Vaio à la place de Wenger, et une défense toute neuve. Comme celle contre les espoirs de Fluminense, elle s’est terminée avec dix nouveaux joueurs de champ, en l’occurrence Miller, Ouimette, Mallace, Tissot, Gagnon-Laparé, Bernier, Romero, Gonzalez, Smith et Di Vaio.
La première occasion fut un tir de Zusi un rien à côté de la cible. L’impact semblait avoir décidé de laisser le ballon à son adversaire et, dans un premier temps, cela a surtout permis de bien illustrer la discipline défensive chère à Frank Klopas. D’ailleurs, Montréal était l’équipe la plus dangereuse. Un tir croisé de Felipe est passé à côté, Warner a ensuite tiré hors-cadre alors qu’il avait été bien lancé et s’était isolé grâce à un beau contrôle.
La meilleure illustration du style de jeu de l’Impact a eu lieu quand la majorité de l’équipe se trouvait dans son tiers de terrain et Bernardello intercepta un ballon, ce qui en un rien de temps lança une contre-attaque qui transita par Di Vaio avant d’aboutir à Mapp, face à qui le gardien de Kansas City eut, une fois de plus, le dernier mot.
Malgré sa jeunesse, la défense a donc été convaincante… pendant un certain temps, car l’équipe n’a pas tenu le coup éternellement. Après un gros quart d’heure, ça semblait aller trop vite lorsque Kansas City accélérait. L’arrière-garde de l’Impact a ainsi été battue par une belle construction des Ciel et Marine, ponctuée par un une-deux entre Zusi et Dwyer à l’issue duquel le premier nommé n’a pu donner l’avance à ses couleurs faute à une très belle sortie de Bush. Zizzo, à l’affût, envoya le rebond dans le filet latéral.
Si la mission de l’équipe paraissait de défendre avant tout, cela n’empêchait personne de monter, à bon escient. Tissot ne s’en privait pas et a notamment envoyé un tir dans le filet latéral. Mais l’essentiel du danger était désormais en face, avec entre autres un centre de Zizzo repris juste au-dessus par la tête de Dwyer.
À un quart d’heure du terme, un nouveau mouvement limpide de Kansas City a été conclu par un centre de Sinovic qui trouvait Zizzo, seul, de l’autre côté du rectangle. Bush devait s’avouer vaincu : 3-2.
Il n’y eut plus grand-chose à signaler par la suite, du moins d’un point de vue extérieur, car dans un tel match, l’objectif est plus de travailler que de gagner, et il est fort possible que les entraîneurs aient donné certaines consignes précises qui, si elles n’ont pas eu d’incidence sur le résultat, leur ont apporté des enseignements. Et puis, comme toujours dans une telle rencontre, le bal des changements fait qu’à la fin, il y a beaucoup moins d’ordre sur le terrain.
Le bilan chiffré de la phase de groupes voit l’Impact terminer troisième avec une victoire, 1-0 contre Fluminense, et deux défaites contre ses deux adversaires de MLS qui lui ont chacun mis trois buts (l’efficacité défensive, c’est pas encore ça… l’offensive non plus). Mais bon, l’an dernier, Kansas City n’avait pas gagné ce tournoi ni même joué la finale et a ensuite disputé une très belle saison. Le finaliste battu, Columbus, ne peut pas en dire autant. Ce rendez-vous en Floride se conclura samedi avec, pour Montréal, le match pour la cinquième place contre Philadelphie.
Fixtures
Next fixture
Cincinnati - Montreal
Sunday 22 March, 13:00
Last result
Orlando - Montreal2-1
Saturday 14 March, 19:30
► All fixtures
MLS table
| P | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
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| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
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| 3. Vancouver | 5 | 12 |
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| 4. San Jose | 5 | 12 |
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| 5. San Diego | 4 | 10 |
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| 6. New York City | 4 | 10 |
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| 7. Colorado | 5 | 9 |
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| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
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| 9. Seattle | 4 | 9 |
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| 10. Charlotte | 5 | 8 |
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| 11. Dallas | 5 | 8 |
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| 12. Chicago | 5 | 7 |
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| 13. Toronto | 5 | 7 |
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| 14. Miami | 4 | 7 |
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| 15. New York | 5 | 7 |
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| 16. DC United | 5 | 7 |
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| 17. Houston | 4 | 6 |
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| 18. Austin | 5 | 5 |
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| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
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| 20. Atlanta | 5 | 4 |
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| 21. Kansas City | 5 | 4 |
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| 22. Minnesota | 4 | 4 |
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| 23. St. Louis | 5 | 4 |
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| 24. New England | 4 | 3 |
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| 25. Portland | 4 | 3 |
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| 26. Orlando | 5 | 3 |
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| 27. MONTREAL | 4 | 3 |
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| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
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| 29. Columbus | 5 | 2 |
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| 30. Philadelphia | 5 | 0 |
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Keita (Youth), Thorhallsson (Orlando), Vera (Salt Lake), Aviles (Miami), Nteziryayo (Youth), Losenko (Shakhtar Donetsk), Marshall-Rutty (Charlotte), Carmona (New York), Streit (Basel), Rios (Vancouver)
OUT
Sirois (Dallas), Alvarez (Deportivo Cali), Duke (Fin de contract), Pearce (Breach of contract), Sealy (Colorado), Vrioni (Fin de contract), Marshall-Rutty (New York)
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