Even if this site is bilingual, this page is only available in French
Di Lorenzo ne peut pas tout faire tout seul

Impact Montréal - Charleston Battery 0-1 – League game (regular season) played on 16/08/2006

 
  • Whatsapp
  • Print
  • Email
MONTRÉAL : Sutton, Lyssand, Pizzolitto, Vincello, Braz, Zé Roberto, Ribeiro (73e Fukasawa), Mert, Di Lorenzo, Biello (84e Antoniuk), Salles (79e Di Ioia)

CHARLESTON : Huddock, Karalexis, Nylen, Watson, Curran, Alavanja, Vercollone (86e Romero), Daley, Hollingsworth, Glinton, Fuller

ARBITRE : M. Petrescu

AVERTISSEMENTS : Fuller, Braz, Salles, Pizzolitto, Huddock

EXCLUSION : 90e Pizzolitto

LE BUT : 90e Daley (0-1)


Au vu des derniers matches à domicile, tout allait bien. Des premières mi-temps exceptionnelles contre Seattle et Rochester, six points sur six, des victoires avec la manière, un système de jeu qui faisait plus que prendre forme et, surtout, une série sans défaite de dix rencontres à la maison.

Au vu des derniers matches en déplacement, le bilan n’était pas si rose. Deux nuls à Virginia Beach suivis d’une défaite à Rochester, soit trois points sur neuf, une dispute qui a mené au renvoi de Bailey, finalement réintégré pour des raisons aussi nébuleuses qu’il a été renvoyé.

Globalement, on s’était quand même préparé à une grande fête pour ce dernier match de la saison régulière à domicile contre un ténor, à savoir Charleston. Confortables leaders, les Montréalais voulaient prouver que leur bastion était inviolable. Mais certains joueurs sont apparemment tombés dans la facilité.

Toujours privé de Gervais, Nick De Santis maintenait sa confiance au duo Vincello - Pizzolitto dans l’axe de la défense. Lyssand était confirmé à gauche, Braz évoluait à l’arrière droit. Au milieu, Mert, étincelant il y a une semaine, conservait son poste, d’autant plus que Leduc était indisponible. Ribeiro, de retour, jouait devant lui, ce dont Wilson faisait les frais puisque Zé Roberto a été déplacé à droite (enfin, à droite… j’y reviendrai). Devant, le duo Salles - Biello était chargé de faire souffrir la défense adverse.

Souvenez-vous du match aller. Pas des prestations de chaque joueur mais plutôt de l’allure de la rencontre : Montréal conserve le ballon et donne l’impression de dominer un adversaire qui est la plupart du temps dans son camp. Mais, ne s’énervant jamais, l’équipe locale mise sur les contres et frappe aux bons moments pour finalement l’emporter 3-1.

Souvenez-vous aussi de dernier match, celui contre Rochester. Il n’y a pas eu, si on fait le compte, tant d’occasions de but que cela, ni même de situations dangereuses. Et pourtant, on peut dire que Montréal a extrêmement bien joué ce jour-là et était vraiment très dangereux.

Les premières minutes de cette rencontre face à Charleston nous faisaient nous demander quel scénario nous allions revivre. L’Impact jouait relativement bien et dominait, sans se créer d’occasions franches. On voyait cependant que c’était un peu moins bon qu’il y a une semaine, mais on espérait quand même que ce ne soit qu’une question de détails.

Dans la première demi-heure, nous avons eu droit à trois possibilités intéressantes. Les trois originaires du côté gauche. La première fut un beau mouvement lors duquel Salles, Lyssand, Di Lorenzo, Zé Roberto et Ribeiro touchèrent tour à tour au ballon avant que l’Argentin ne centre pour la tête de Biello à qui il manquait (oui, oui) un cheveu. Salles et Lyssand furent à la source de la seconde mais après quelques passes un peu longues, le ballon se retrouva du côté droit d’où Zé Roberto adressa un centre au deuxième poteau à Lyssand dont la reprise échoua dans le petit filet. La dernière sera l’œuvre de Di Lorenzo qui tenta sa chance de loin mais le tir n’était pas cadré.

Malgré tout, il y avait aussi eu plusieurs situations chaudes dans la zone d’Huddock. Mais elles ne se transformaient pas en occasions. Des Montréalais un peu moins inspirés et une défense adverse très bien en place faisaient la différence. De l’autre côté, les arrières de l’Impact devaient rester vigilants car le duo Fuller - Glinton, très vif et mobile, montra rapidement qu’il pouvait poser des problèmes.

Peu après la demi-heure, c’est dans le rectangle de Sutton qu’il y avait danger. Un coup franc venu de la gauche à destination d’Hollingsworth toucha de nombreuses jambes sans que personne ne puisse le contrôler. Finalement, le ballon sortit de la zone dangereuse.

On a encore eu des frayeurs lors d’un tir dévié de Vercollone qui n’aboutit pas loin de la cible. Entre temps, on s’était régalé grâce à Di Lorenzo qui avait effectué un effort personnel entre quatre adversaires avant d’envoyer un tir écrasé sur lequel Huddock se couchait sans problème.

Sur le terrain, certains acteurs semblaient nerveux et d’autres, faciles à énerver. Ainsi, Salles, qui a sa réputation de ce côté-là, n’était-il pas ménagé par les défenseurs adverses. Il n’a pas perdu son sang froid mais ne semblait pas toujours des plus concentrés non plus. A l’autre extrémité du terrain, c’est le duel Pizzolitto - Glinton qui offrait de l’animation avec notre défenseur qui, s’il fait des vagues pour museler un attaquant lors des autres matches, nous a habitués à ne pas vraiment les montrer. Enfin, l’arbitre, M. Petrescu, voulait aussi être au centre du spectacle, sifflant souvent pour rien, oubliant complètement la règle de l’avantage à plusieurs reprises (sans avantager l’une des deux équipes).

La dernière occasion de la mi-temps fut montréalaise et vint, comme vous pouvez le deviner, de la gauche. Un coup franc sur Salles qui, en pleine course, ne put rediriger le ballon comme il le souhaitait.

La gauche, la gauche, toujours la gauche. Faut-il jeter la pierre à Zé Roberto ? Déjà, il faut commencer par dire qu’avec un Di Lorenzo à ce niveau, il n’est pas étonnant que de nombreux ballons passent par lui. Et derrière lui, Lyssand a connu quelques bons moments aussi.

Mais il faut surtout noter que le Brésilien n’est vraiment pas à l’aise sur ce flanc droit. On lui reprochait ses prestations en début de saison et une blessure persistante pouvait servir d’explication. Mais non, il n’y a pas que ça, ça se voyait très bien hier soir. Souvent même, on le voyait se replace plus dans le centre du jeu, comme s’il voulait fuir se côté et je n’étais pas sûr à certains moments si on jouait avec un milieu traditionnel ou trois hommes plus axiaux, Di Lorenzo à gauche et à la charge de Braz de couvrir le flanc droit.

Quand il était positionné comme un milieu droit, Zé Roberto était la plupart du temps mal à l'aise avec le ballon. Il y a quelque chose contre nature quand il est là, probablement car il aime beaucoup rentrer dans le jeu et est habitué aux débordements de l'autre côté (mais quand il doit jouer dans l'axe, il n'a pas ce problème non plus). Quand il était soit moins près de la ligne soit dos (ou 3/4 dos) à elle, ça allait mieux, sa première touche lui servait à quelque chose plutôt que de ressembler à un “mais qu'est-ce que je dois faire là ?”

Défensivement, il y avait aussi quelque chose d’anormal (là, on parle de l’équipe, plus de Zé Roberto). Quelques hésitations, des joueurs qui se marchaient sur les pieds, surtout dans l’axe, ce à quoi nous n’étions pas habitués et qu’on ne voyait certainement pas lors des matches précédents.

L’Impact jouait moins vite que contre Seattle et Charleston, il ne faisait pas suffisamment bouger un adversaire très bien placé et connaissant les vertus de la patience, comme il l’avait prouvé au match aller. Un adversaire qui donnait aussi l’air de beaucoup nous respecter, n’osant pas trop nous priver de ballon. Mais dans quelle mesure n’était-ce pas davantage une tactique de renard pour nous jouer une ruse ? La réponse devait tomber en deuxième mi-temps.

Le raté du match est à mettre sur le compte de Salles quelques minutes après la reprise. Un centre venu… de la gauche - mais quelle surprise - arriva au Brésilien à trois mètres du but qui manqua sa première intervention avant de tirer dans les nuages sur la deuxième.

Après ? Rien, ou presque. C’en était reparti de la domination stérile, de la conservation du ballon sans lui donner réellement de vie. Seule exception, Di Lorenzo, étincelant de bout en bout, qui tentait ce qu’il pouvait et ridiculisait régulièrement ses adversaires directs. Mais autour de lui, le vide… Alors, il décida d’y aller seul à l’heure de jeu mais, après s’être joué de son défenseur, il envoya un tir trop croisé.

Pendant ce temps, les joueurs de Charleston voyaient les minutes défiler à leur avantage. Ils avaient tenu une mi-temps et savaient que, dès lors, il serait plus facile de ne pas repartir bredouille contre une équipe qui n’avait gagné qu’une fois chez elle sans avoir déjà l’avantage à la pause.

Ils crurent encore davantage à leurs chances quand Alavanja, d’un tir puissant à ras de terre, obligea Sutton à dévier le ballon de belle manière.

Le duo offensif de l’Impact avait complètement changé sa façon de jouer par rapport à la semaine dernière. Salles oubliait totalement de travailler et d’aller chercher des ballons et c’est de nouveau lui qui jouait devant Biello. Trop peu de décrochages et trop souvent près de la ligne de touche, ils laissaient leur partenaire seul face à une défense qui n’en demandait pas tant.

Si on ajoute à cela la panne de créativité des milieux de terrain (mais où était donc le Ribeiro du début de saison ?), on remarque vite que tout le poids offensif de la rencontre était sur les épaules de Di Lorenzo. Et malgré son match éblouissant, il ne peut pas tout faire tout seul !

La délivrance faillit tomber à 20 minutes de la fin quand un festival de ratés se succéda autour d’un ballon qui traînait dans le petit rectangle. Vincello ne tergiversa pas et envoya un puissant tir que Nylen sauva à même la ligne !

Dès lors, le pressing montréalais se fit plus intense. Mais cela manquait de précision contre un adversaire bien regroupé. La défense de Charleston jouait haut, nous obligeant à reculer, et était toujours très bien alignée. Rarement ai-je vu des lignes aussi parfaites à ce niveau de la compétition. Difficile de s’imaginer que cette formation peine à gagner en déplacement.

Elle a encore placé une banderille qui faillit nous coûter cher quand Glinton, décidément dans tous les bons coups de son équipe, envoya un petit ballon placé qui fut repoussé par le montant gauche du but de Sutton.

Il y avait beaucoup de situations dangereuses dans le rectangle visiteur mais encore trop peu d’occasions comparativement à la possession du ballon montréalaise. Il fallut encore que Di Lorenzo se débrouille tout seul pour en créer une : venu dans l’axe, il contrôla pour se débarrasser de son défenseur, avant de tirer, au-dessus.

C’était écrit : la défense de Charleston tiendrait jusque au bout. Mais son attaque n’abdiquait pas et espérait ramener les trois points en Caroline. Une tête puissante et bien placée de Karalexis obligea ainsi Sutton à intervenir.

C’est par l’entremise d’un des meilleurs hommes sur le terrain que le but allait tomber, dans les arrêts de jeu. Daley, à l’affût, intercepta une passe de Braz et s’en alla réaliser un exploit individuel sur le flanc gauche avant de battre Sutton d’un angle fermé (0-1).

La rencontre se termina en eau de boudin. Voulant gêner Vincello qui s’apprêtait à effectuer une remise en jeu, Mike Anhaeuser, l’entraîneur visiteur, s’empara du ballon. M. Petrescu se précipita vers lui et l’exclut mais se laissa embarquer par les jérémiades de l’Américain. Pendant qu’il avait le dos tourné, plusieurs joueurs s’échangeaient des noms d’oiseau.

Quand le jeu reprit, la tension était montée de plusieurs crans et une bagarre générale éclata dans le rectangle, menant à l’exclusion de Pizzolitto. La défaite est dommage mais cette triste fin de match, avec une carte rouge ridicule qui donne de notre équipe l’image de mauvais perdants, fait tout autant tache.

Il faut aussi féliciter Charleston, qui nous a battus deux fois cette saison et dispose en ses rangs d’excellents joueurs et d’une organisation défensive impeccable. Je serais bien content si on pouvait ne plus les rencontrer cette saison…

 
  • Whatsapp
  • Print
  • Email

Fixtures

Next fixture

Cincinnati - Montreal
Sunday 22 March, 13:00

Last result

Orlando - Montreal2-1
Saturday 14 March, 19:30

► All fixtures

MLS table

PPts
  1. Nashville513
  2. Los Angeles FC513
  3. Vancouver512
  4. San Jose512
  5. San Diego410
  6. New York City410
  7. Colorado59
  8. Salt Lake49
  9. Seattle49
10. Charlotte58
11. Dallas58
12. Chicago57
13. Toronto57
14. Miami47
15. New York57
16. DC United57
17. Houston46
18. Austin55
19. LA Galaxy44
20. Atlanta54
21. Kansas City54
22. Minnesota44
23. St. Louis54
24. New England43
25. Portland43
26. Orlando53
27. MONTREAL43
28. Cincinnati43
29. Columbus52
30. Philadelphia50
► Full tables

Discussion board

10:35 - Montréal - Vancouver : Samedi décisif 7 novembre 2026 16h00 par Kleinjj

1/11 - NYCFC - Montréal : L'homme de la saison par Kleinjj

31/10 - NYCFC - Montréal : le 31 Octobre 2026 14h00 par Kleinjj

29/10 - Charlotte - Montréal : L'homme de la saison par Kleinjj

► Join the community

Twitter Feed

The Coup Franc podcast

Scorers

► Complete stats

Transfers

IN

Keita (Youth), Thorhallsson (Orlando), Vera (Salt Lake), Aviles (Miami), Nteziryayo (Youth), Losenko (Shakhtar Donetsk), Marshall-Rutty (Charlotte), Carmona (New York), Streit (Basel), Rios (Vancouver)

OUT

Sirois (Dallas), Alvarez (Deportivo Cali), Duke (Fin de contract), Pearce (Breach of contract), Sealy (Colorado), Vrioni (Fin de contract), Marshall-Rutty (New York)

► Détails

Play with us

► Join the ImpactSoccer.com league