Bien organisé mais parfois trop attentiste

Impact Montréal - New York City FC 1-1 – Match de championnat (phase classique) joué le 22/09/2018

 Impact Media
MONTRÉAL : Bush, Sagna, Fanni, Camacho, Lovitz, Piette, Azira, Taïder, Silva, Piatti, Amarikwa (74e Mancosu)

NEW YORK CITY : Johnson, Sweat, Chanot, Callens, Tinnerholm, Ring, Amagat (71e Tajouri-Shradi), Berget (64e Ofori), Moralez, Matarrita (81e Castellanos), Villa

ARBITRE : M. Saghafi

AVERTISSEMENTS : Azira, Callens, Chanot, Matarrita, Taïder

LES BUTS : 17e Camacho (csc, 0-1), 27e Azira (1-1)


Montréal et New York City ont partagé l’enjeu 1-1 à l’issue d’un match où les défenses se sont surtout mises en valeur et marqué par un Impact à deux visages : trop attentiste avant la pause, il y a quand même démontré sa bonne organisation, plus équilibré après le repos, il y a obtenu les meilleures occasions sans toutefois pouvoir aller chercher les trois points.

La première phase dangereuse de la rencontre traduisait bien les intentions des équipes au cours des premières minutes. Revenu à 25 mètres de son but, Piatti y perdait le ballon plein axe. New York City n’en profitait toutefois pas, l’action de terminant par un tir de Matarrita d’un angle fermé, droit sur Bush.

Reste que New York City, dont la puissance offensive a pourtant baissé depuis que Domenec Torrent a succédé à Patrick Vieira sur le banc, s’installait résolument dans le camp d’un Impact consentant et pensant avant tout à défendre. Par moments, on se serait cru revenu en 2016, avec toutefois une mise en place plus affinée.

Plus affinée, mais pas imperméable. Certes, les visiteurs étaient tenus à bonne distance de Bush, mais ils y manœuvraient avec patience. Il faut dire que ces derniers temps, ils ont plus de mal à trouver la faille mais ne rechignent quand même pas sur une domination… stérile. Celle-ci a toutefois fini par payer. Lancé par Villa, Sweat, haut sur son côté gauche, centrait en direction de Berget. Camacho devança l’attaquant d’un tackle… qui surprit Bush et finit au fond des filets (0-1).

La première occasion montréalaise est venue des pieds de Piatti, qui ne manquait pas une occasion de se lancer dans une séance de dribbles. Un de ses efforts personnels sur la gauche s’est terminé par un tir de loin légèrement dévié, qui est retombé sur le toit du but.

Mais la façon de jouer de l’équipe laissait entrevoir que c’était sur contre-attaque qu’elle avait le plus de chances d’aller titiller Johnson. C’est ce qui est arrivé après une récupération de Piette, à la base d’une reconversion rapide qui a transité par Piatti et Silva, dont le centre a trouvé la tête d’Amarikwa, mais sa reprise a fini hors-cadre. La fin de cette action illustrait aussi autre chose : les problèmes de la défense de New York City dans le jeu aérien.

Le Montréal de Rémi Garde a un autre atout, moins perceptible mais ô combien précieux : détecter les moments pour porter la bonne estocade. C’est ce qui est arrivé lors d’une attaque initiée et conclue par Azira, dont il faut souligner le mérite d’avoir suivi le mouvement, ce dont il a été récompensé. Sa passe subtile à Piatti lui a été remise d’une talonnade inspirée : voyant qu’il était en bonne position, il a tenté sa chance en un temps et vu sa frappe légèrement déviée tromper Johnson (1-1).

La suite de la première mi-temps eut des allures de jeu d’échecs, avec une équipe de New York City certes en contrôle du ballon, mais trop prudente et peu inspirée pour surprendre un Montréal concentré et fermant calmement toutes les portes. Puis, quand elle le sentait, l’équipe mettait le nez à la fenêtre, parfois en contre, parfois en bloc.

Moment le plus chaud, un coup franc envoyé dans le paquet sur lequel Fanni a pris tout le monde de vitesse et de hauteur, mais sa tête piquée est passée à côté, non sans avoir été légèrement déviée au passage. Une fois de plus, la défense des Citizens peinait dans les airs.

Celle de Montréal, elle, ne semblait pas mise à contribution. Ce n’était qu’une apparence. Avec le ballon en permanence ou presque dans les pieds adverses, elle effectuait un travail de coulissements, de replacements et de gestion des espaces qui empêchait généralement les actions offensives de se développer.

Mais la perfection, très difficile à atteindre, n’était pas au rendez-vous. Rien de mal à cela, sauf qu’évidemment, New York City pouvait difficilement ne se créer aucune occasion dans une telle physionomie. Juste avant le repos, une belle passe de Matarrita à Villa a surpris toute la défense. Pas dans une position facile et voyant l’angle réduit par la sortie de Bush, l’Espagnol, loin d’être en bon équilibre, a tiré sur le gardien.

Reconnaissons que le plan de la première mi-temps, même s’il était très bien appliqué, comportait une grande dose de risques face à un tel adversaire, d’autant que les replis défensifs de ce dernier en perte de balle étaient efficaces. Au retour des vestiaires, ça a rapidement changé. Si au début, New York City avait encore souvent le ballon, le bloc Montréalais a immédiatement évolué plus haut, fait preuve d’un pressing plus intense et de moins d’attentisme.

La physionomie des échanges a suivi la même courbe. Le ballon était beaucoup, mais alors vraiment beaucoup plus loin du but de Bush. Et si les occasions se faisaient rares, les situations tendues, elles, se produisaient dans le rectangle de Johnson.

Malgré tout, les deux occasions dignes de se retrouver dans les faits saillants furent pourtant pour les visiteurs. Deux tirs de Matarrita : le premier, écrasé, fut sans peine pour Bush, et était uniquement digne de mention car les possibilités de but étaient rares. Le second, consécutif à de beaux échanges à l’entrée du rectangle, fut plus puissant, mais le gardien local se coucha pour s’en emparer.

Voilà bien la différence entre un résumé, dans quelque média que ce soit, et vivre un match au complet : les émotions peuvent être rendues bien différemment. Car alors qu’on parle ici des possibilités new-yorkaises, les supporters au stade ou devant leurs écrans, eux, étaient avant tout enthousiasmés par le jeu de leur équipe depuis la reprise.

Restait à concrétiser cela devant le but. C’est arrivé quand, une fois de plus (ce ne fut pas si fréquent non plus, mais quand même davantage qu’en première période), les joueurs en bleu et noir se sont présentés en nombre dans la zone de finition adverse, voyant la défense repousser leurs assauts encore et encore (car si les possibilités étaient rares, c’était aussi son mérite). Jusqu’à ce qu’elle se fasse surprendre par un centre de Silva qui trouva Piatti près du poteau droit de Johnson. L’angle était extrêmement réduit et le gardien put repousser l’envoi de l’Argentin.

Il restait alors une vingtaine de minutes à jouer et New York City a décidé de se reprendre en mains. Si leur jeu plus haut au retour des vestiaires était clairement volontaire de la part des Montréalais, difficile de savoir si le recul du bloc adverse était, au moins un tant soit peu, intentionnel dans le chef de Chanot et compagnie. Un peu quand même, certainement, mais tout aussi certainement moins que ce que Domenec Torrent avait préconisé au vestiaire.

Il était donc temps pour eux qu’ils rééquilibrent les échanges, ce qu’ils ont très bien fait en fin de match, souhaitant aussi prendre des risques pour aller chercher les trois points, ce qui a ouvert le jeu même si ce ne fut pas source d’une pluie d’occasions. D’ailleurs, celles de New York City furent rares. On retiendra surtout un mouvement dans l’axe montréalais impénétrable, ce qui provoqua une réorientation vers la gauche pour Sweat dont le joli tir brossé a fini sur le toit du but.

Ce regain offensif visiteur était surtout sources d’espaces derrière. Le plus béant échut à Piatti sur le côté gauche. Voyant Silva courir à toute vitesse plein axe vers le but, il glissa le ballon en sa direction. Mais l’Uruguayen était serré de près par deux défenseurs et Johnson finit de serrer l’étau. Au moment de recevoir la passe, il ne pouvait que buter sur le gardien adverse. Si on a noté les difficultés défensives de New York City dans le jeu aérien, il faut aussi souligner ses replacements défensifs collectifs toujours très à propos après une perte de balle. Cette action en était sûrement la plus belle illustration. Pas étonnant qu’ils n’aient encaissé qu’un seul but sur reconversion rapide depuis début juin !

La fin de match ouverte a davantage penché vers le but de la victoire montréalais que dans l’autre sens. Sans finalement basculer définitivement. Il y eut bien un effort personnel de Piatti sur la gauche, ponctué d’un tir au-dessus depuis l’intérieur du rectangle, un but justement annulé pour hors-jeu ou un dribble osé de Johnson, contré à côté par Mancosu. Mais le marquoir ne bougea plus.

On a beaucoup lu ces derniers jours que l’IMFC était dans une nouvelle position, et avait désormais une place à perdre plutôt qu’une place à gagner. Le grand risque de la soirée était de briser l’équilibre construit patiemment depuis des mois. Ça a failli se produire en raison d’une intention trop nette d’avant tout défendre et contrer, mais un adversaire qui se cherche offensivement a buté sur un collectif défensivement bien en place. Cette voie excessive pourrait être punie par bien plus que la perte de deux points dans d’autres circonstances.

Finalement, dans ce match où les possibilités de but ont été rares quelle que soit l’équipe en contrôle des débats, les deux défenses ont eu le dernier mot 90 minutes durant, même si elles ont toutes deux craqué une fois. Si dans les deux camps, on aura des arguments pour revendiquer la victoire, objectivement, ce partage n’a rien de scandaleux.

Battu à New York, Toronto est définitivement hors-course (même si objectivement, seul un sans-faute utopique pouvait encore les faire espérer). New England a été tenu en échec chez lui par Chicago, un adversaire à battre quand on a des places à remonter. DC United, lui, est au repos ce week-end. C’est, selon toute vraisemblance, le plus gros concurrent de Montréal pour la sixième place de la Conférence Est. C’est dire si le match de la semaine prochaine entre les deux équipes est de la plus haute importance !

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