Des apparences trompeuses, d'autres beaucoup moins

Impact Montréal - DC United 1-1 – Match de championnat (phase classique) joué le 04/08/2018

 Impact Media
MONTRÉAL : Bush, Petrasso, Fanni, Camacho, Raitala, Piette, Taïder, Krolicki (82e Vargas), Silva, Piatti, Mancosu (78e Jackson-Hamel)

DC UNITED : Ousted, Fisher, Birnbaum, Opare, Mora, Moreno, Stieber (67e Arriola), Acosta, Canouse (90e Durkin), Asad, Rooney

ARBITRE : M. Elfath

AVERTISSEMENTS : Piatti, Canouse, Birnbaum

LES BUTS : 5e Mancosu (1-0), 70e Asad (1-1)


Malgré une ouverture du score après moins de cinq minutes signée Mancosu et trois tirs repoussés par le cadre du but d’Ousted, un Montréal émoussé a été tenu en échec 1-1 par DC United, qui a parfois assiégé le but de Bush et n’a certainement pas volé son point.

Duvall blessé et Lovitz se remettant d’une commotion cérébrale, Petrasso prenait place au poste d’arrière droit au sein d’un onze dont tous les membres étaient ce qui, on en est désormais sûr, est à ce stade de la saison l’équipe de base de Rémi Garde, en attendant peut-être l’un ou l’autre hypothétique renfort.

Si le mercato de l’Impact tarde à prendre vie, le match, lui, n’était pas pour les retardataires. On ne jouait pas depuis cinq minutes que Taïder et Piatti combinaient d’un double une-deux. À l’issue du premier, l’Algérien est entré dans le rectangle par la gauche avant de servir son partenaire dont le tir a été dévié. Le ballon est arrivé derrière Mancosu, très mal tenu, ce qui lui a laissé le temps de se retourner, de s’en emparer, de frapper et de tromper Ousted (1-0).

À peine l’ouverture du score entérinée, DC United a pris l’initiative pour égaliser et l’Impact s’est replié. Dans un premier temps, on s’est dit que ça pouvait être pour le mieux, offrant des espaces de contre aux Montréalais. Et on n’a pas tardé à en avoir un exemple : recevant un long ballon sur la droite, Silva a fixé son adversaire direct et a eu le choix entre tirer et servir Mancosu sur sa gauche. Il a choisi la première option mais, peut-être influencé par la seconde, a visé un peu trop à gauche… et son envoi a heurté le poteau.

Sauf qu’on a rapidement trouvé que tout cela n’était pas bien rassurant, d’autant que la défense de l’Impact était fébrile. À la dixième minute, un centre de la droite a, bien que touché en chemin, traversé le petit rectangle pour arriver de l’autre côté à Acosta dont la puissante frappe aurait fini dans le but si elle avait été cadrée. Mais il a tiré au-dessus. Le coup de pied de but fut extrêmement mal donné, mais Rooney n’en a pas profité.

La défense était fébrile, et la fatigue de certains joueurs était perceptible malgré la semaine de congé à laquelle tout le monde, sauf Piatti, avait enfin eu droit. DC United, au style souvent plus enthousiaste qu’académique, avait pour principal mérite de provoquer et d’aller chercher des fautes, souvent à des endroits lui permettant d’obtenir un coup franc dangereux. Et les joueurs de l’Impact, par manque de fraîcheur ou de lucidité, avaient toujours le temps de retard à l’issue duquel l’adversaire se retrouvait au sol et l’arbitre – qui n’était pas du genre à laisser jouer – au sifflet.

Ainsi, les coups francs menaçants se sont multipliés. Le premier, venu de Rooney, a vu Birnbaum remporter son duel aérien mais trop croiser sa reprise de la tête. Sur le second, côté gauche, Acosta a tenté sa chance directement d’un angle on ne peut plus fermé : Bush a repoussé des poings. Mais le ballon est rapidement revenu dans le rectangle, avec deux tirs visiteurs coup sur coup, le premier repoussé par le gardien, le second par un de ses défenseurs.

Vous en voulez un autre ? D’accord ! On ne jouait pas depuis 20 minutes, et on avait droit à un troisième coup franc source de péril pour l’Impact. Cette fois, la défense fut complètement étourdie, permettant à Carouse de se retrouver seul devant Bush : n’ayant qu’à conclure, il a tiré sur la transversale. Le ballon est arrivé à Opare dans une position a priori encore plus favorable mais, en déséquilibre, il a raté cette nouvelle occasion d’égaliser.

L’Impact laissait son adversaire porter le ballon beaucoup trop haut. D’où, évidemment, les coups francs en position dangereuse. Pour les éviter, il “suffisait” évidemment de ne pas commettre de faute. Mais même sans ça, le but de Bush était assiégé. Autre signe de cette fébrilité, une remise de Piette droit sur Asad dont la demi-volée prenait la bonne direction avant d’être détournée en corner par un plongeon du dernier rempart montréalais.

Aux alentours de la demi-heure, Piatti et ses partenaires ont quelque peu pu reprendre leur souffle. L’orage visiteur était passé, l’équilibre physique était rétabli et il y avait moyen de temporiser sans, finalement, perdre le ballon trop vite. Il y avait aussi moyen de recommencer à menacer Ousted, comme sur ce coup franc mal dégagé qui est arrivé à Taïder légèrement décalé sur la gauche à plus de 25 mètres du but : sa puissante frappe a léché le sommet de la transversale.

Mais la fin de la mi-temps fut une fois de plus à l’avantage des visiteurs. Avec, devinez quoi… un nouveau coup franc. Et un nouveau ballon qui a touché le cadre du but, le quatrième en 45 minutes ! Cette fois, l’envoi bien placé de Rooney a échoué sur l’extérieur du poteau droit de Bush. Avant que l’arbitre ne renvoie tout le monde aux vestiaires, Stieber a tenté sa chance une dernière fois à distance : le tir était bondissant mais un rien trop croisé.

Allez, un petit jeu : quel fut le premier saillant de la deuxième mi-temps ? Eh oui, gagné ! Une occasion de DC United sur coup franc. Légèrement décalé sur la gauche, il fut botté par Rooney qui l’a bourré d’effet. Personne n’y a touché mais, après un rebond qui l’a rendu encore plus vicieux, il a pris la direction du cadre avant que Bush ne s’interpose.

La tendance s’est toutefois infléchie par la suite. Cela n’a pas empêché les visiteurs de continuer leur quête, moins effrénée, d’égalisation. Il a fallu attendre dix minutes pour voir Mora déborder sur la gauche et glisser un centre au sol légèrement en retrait qui est arrivé à l’entrée du rectangle où Asad a pu tirer : alors qu’il était en bonne position, il a complètement croqué son envoi.

DC United continuait de dominer. Mais les visiteurs confondaient vitesse et précipitation. Rien de bien nouveau. La différence venait de Montréal, mieux en place, plus calme et, de fait, moins souvent menacé. Il se permettait aussi davantage d’incursions dans le camp adverse.

Néanmoins, le danger, lui, restait dans le même camp. Servi plein axe, Rooney put tirer de l’arc de cercle devant le rectangle : Fanni a mis le pied et dévié un ballon qui est passé un rien à l’extérieur de la lucarne de Bush, peut-être aussi auteur d’une déviation.

Ne trouvant pas la faille, DC United donnait l’impression de commencer à douter. Il cherchait visiblement une autre solution, et l’Impact en a profité pour reprendre le contrôle du ballon. Sauf que c’était très stérile. Presque toutes les occasions avaient été du même côté, malgré les ballons sur le cadre d’Ousted, et l’égalisation, qui semblait inéluctable, finit par tomber.

Recevant un long ballon, Fisher a perdu son premier duel mais s’est relevé et a remporté le second. L’action s’est poursuivie et le ballon est, une fois de plus, rentré bien trop facilement dans la zone entre la ligne de but et la lige fictive dessinée par l’entrée du rectangle prolongée sur toute la largeur du terrain. Sur la gauche, et donc très haut, Acosta a envoyé un centre au cordeau, victorieusement repris par Asad (1-1).

La joie visiteuse faillit être de courte durée. Un coup franc montréalais, pour une rare fois bien exploité, a été repris par Krolicki qui s’est jeté de tout son long pour prolonger le ballon… une fois de plus repoussé par le poteau ! Au rebond, Krolicki, encore : cette fois, sa reprise allait vers l’intérieur du but mais Birnbaum, sur la trajectoire, l’a déviée en corner.

Montréal a cherché les trois points dans les dernières minutes. Une bonne combinaison de passes dans l’axe est arrivée à Taïder dont le tir partait bien mais a été dévié en corner par Mora. Ces combinaisons, qui font la force de l’équipe et qui lui ont permis d’être dangereuse ce soir, ont été bien trop rares.

Beaucoup de choses peuvent être dites de ce match, à commencer par le fait que les visiteurs n’ont pas volé leur point même si le cadre les a sauvés trois fois… soit une de plus que l’Impact. Ce dernier a paru émoussé. Comme si la semaine de repos après le gros mois de juillet n’avait pas offert la récupération attendue. Un phénomène que vous connaissez peut-être si, à vous aussi, il vous arrive de travailler comme des fous (souvent en hiver ou au printemps) et, une fois que c’est fini, épuisés, vous pensez récupérer… et bam, c’est là que vous tombez malade ! C’est un peu l’impression que certains joueurs ont laissée ce soir.

Il est aussi évident que DC United est meilleur que ce qu’indique son classement (et a des joueurs qui valent encore mieux que ça, car son jeu, lui, semble trop souvent fait d’improvisations et/ou d’inspirations), mais l’équipe de la capitale américaine n’est néanmoins pas aussi bonne que ce que l’Impact lui a permis de paraître ce soir.

Autant on peut mettre quelques éléments rappelant de mauvais souvenirs du début de saison (notamment les fautes mal placées en première mi-temps) sur le compte d’un mauvais soir, autant d’autres, plus récurrents, doivent être corrigés. Derrière, depuis plusieurs semaines, les adversaires arrivent trop souvent dans cette fameuse zone à moins de 15 mètres de la ligne de fond. Si, dans une certaine mesure, ça pouvait se comprendre face à des spécialistes en la matière comme New York City ou Atlanta, ce soir, encore plus qu’à Portland, c’était bien plus inquiétant.

Offensivement, malgré le but de Mancosu, le manque de variété, de présence dans les airs, dans le petit rectangle et sur phase arrêtée (le poteau de Krolicki étant l’exception qui confirme la règle), doit inquiéter. Certes, depuis la fin du printemps, Taïder et Silva ont un apport considérable. Mais il ne faut pas croire que d’ici la fin de la saison, les adversaires ne vont pas comprendre et s’adapter. Et c’est là, encore plus, que la présence d’un Briand ou d’un joueur du même type, fort dans les airs et qui pèse jusque quasiment dans les filets adverses, apporte l’inconnue supplémentaire qui rend l’équation bien plus compliquée pour l’adversaire.

Rémi Garde pourra-t-il compter dessus ? Son entrejeu, qui ne lui laisse pas tellement de marge de manœuvre, sera-t-il renforcé ? Va-t-il recevoir l’un ou l’autre joueur qui permettrait d’améliorer le banc et d’être plus solide en cas d’absence (le club semblait chercher un arrière droit) ? Nous le saurons d’ici le prochain match, samedi à Salt Lake.

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