Harrison, plus personne ne répond

Impact Montréal - New York City FC 0-1 – Match de championnat (phase classique) joué le 27/09/2017

 Impact de Montréal
MONTRÉAL : Bush, Camara, Cabrera (46e Romero), Ciman, Fisher, Francis, Donadel (69e Mancosu), Bernardello (61e Bernier), Dzemaili, Piatti, Jackson-Hamel

NEW YORK CITY : Johnson, Matarrita (82e Sweat), Callens, Brillant, Struna, Shelton, Ring, McNamara, Wallace (61e Villa), Moralez, Harrison (70e Herrera)

ARBITRE : M. Grajeda

AVERTISSEMENTS : Brillant, Dzemaili, Struna, Ring, Callens

LES BUTS : 29e Harrison (0-1)


Largement inférieur à son adversaire du jour, Montréal a été logiquement battu par New York City mais a cru pouvoir remporter un point jusque dans les dernières minutes, les visiteurs ayant fait preuve de maladresse à la finition et ayant galvaudé leurs nombreuses occasions de s’imposer plus largement que 0-1.

Le premier suspense de la rencontre résidait dans la disposition de l’équipe sur le terrain. Car si Camara, Fisher, Francis, Donadel et Bernardello avaient été respectivement préférés à Duvall, Boldor, Lovitz, Piette et Bernier, on eut droit à quelques différences de schémas lors des trois présentations officielles (graphique sur Twitter, feuille de match, annonce au micro). On a rapidement constaté qu’en possession de balle, Montréal se déployait en 3-4-1-2, Camara et Fisher se portant à hauteur des milieux défensifs alors que Dzemaili évoluait en soutien de Piatti et Jackson-Hamel.

On a aussi rapidement compris que New York City allait prendre la direction des opérations et s’installer dans le camp local. Et, plus encore que la pluie battante intermittente, l’animation devant les buts s’est manifestée dès les premières minutes. Ainsi, Francis dut faire le ménage dans son rectangle pour écarter la menace, et Bush dut s’employer sur un corner détourné par Fisher dans sa direction.

Montréal misait visiblement sur le contre, et a obtenu sa première occasion de la sorte après trois minutes à peine. Lancé sur la gauche, Piatti a glissé le ballon dans l’axe où Jackson-Hamel l’a laissé passer pour Dzemaili dont le tir de loin a largement manqué le cadre.

Reste que l’essentiel de l’action se déroulait dans l’autre moitié de terrain, et la défense de l’Impact avait déjà beaucoup de travail. Sur la droite, Shelton a profité d’une perte de balle de Bernardello pour s’emparer du ballon et le glisser à Moralez dont la tentative subtile fut bien trop croisée. Deux minutes plus tard, Harrison a semé le trouble dans le rectangle pendant de longues secondes avant que Fisher n’écarte le danger d’un tackle à la limite de la faute.

Et ça ne s’arrêtait pas ! L’occasion suivante fut une fois de plus lancée par Shelton côté droit : cette fois, il trouva Wallace au cœur du rectangle. D’un petit geste, le Costaricien se plaça en position de tir : un peu molle et pas hyper bien placée, sa tentative fut toutefois difficilement repoussée par Bush.

Essayant de jouer haut de concert, Camara et Francis ont créé à eux seuls la deuxième possibilité montréalaise de la soirée : le premier nommé a centré au second poteau où son pendant à gauche a repris le ballon de la tête, à côté. C’était la dernière goutte d’un premier quart d’heure aussi animé qu’un ciel d’orage.

Si la suite fut moins riche en occasions, la physionomie de la rencontre ne changeait pas d’un iota : toujours dominée par New York City, et toujours dans la moitié de terrain de l’Impact. Le but d’ouverture ne fut donc que justice, reflétant le cours du jeu. Sur la gauche, Harrison s’est appuyé sur Wallace pour un une-deux qui a déstabilisé toute la défense avant de filer battre Bush dont la sortie ne lui compliqua en rien la vie (0-1).

New York City a ensuite eu deux premières chances en or de doubler son avance. D’abord quand Cabrera a complètement raté sa tête sur un centre de Moralez, laissant Bush seul face à Wallace qui se demande encore comment il a pu tirer à côté.

Deux minutes plus tard, on retrouva les mêmes acteurs créateurs de danger : le format de poche visiteur a servi son partenaire sur le côté droit du petit rectangle. Après avoir buté sur Bush et Fisher, il a vu sa dernière tentative être repoussée juste devant la ligne par la tête de Ciman.

L’arrière central belge s’est encore illustré avant le repos, en envoyant un puissant tir de loin que Johnson a repoussé : l’unique tir cadré de l’Impact durant les 45 premières minutes. On peut dire qu’il s’en sortait bien en n’ayant qu’un but de retard au moment de rentrer aux vestiaires…

Avec une obligation de marquer encore plus grande et Romero à la place de Cabrera pour un retour au 4-2-3-1, Montréal a rééquilibré les échanges en début de deuxième mi-temps. Mais il fallut quand même attendre 10 minutes pour voir une occasion… et celle-ci fut new-yorkaise. Parmi les nombreux joueurs reconvertis offensivement, Harrison et Moralez dessinèrent les contours d’un contre visiteur ponctué par un tir de Shelton que Bush dévia miraculeusement du bout du pied.

New York City a galvaudé une autre occasion trente-six carats à l’heure de jeu : après une progression collective permettant d’amener le ballon jusqu’à la droite du rectangle, Moralez a glissé à Harrison très bien placé mais incapable de cadrer.

Montréal a mis 20 minutes afin d’envoyer un tir digne de ce nom en deuxième mi-temps. Rien de bien probant dans la construction, mais une frappe à distance au ras de sol de Donadel qui ne semblait même pas cadrée mais sur laquelle Johnson ne prit aucun risque en plongeant et en la déviant du bout des doigts.

Voyant que ses attaquants manquaient de réalisme et ne parvenaient pas à mettre l’équipe à l’abri, Vieira a fait monter Villa. Mais la réussite n’était pas davantage au rendez-vous pour les visiteurs. Un une-deux dans l’axe a permis de décaler Harrison sur la gauche : son centre a été raté par Fisher avant d’arriver à l’Espagnol qui, apparemment surpris, n’a pas réussi à cadrer.

Il restait une vingtaine de minutes au temps réglementaire et Mauro Biello jouait le tout pour le tout, ayant déjà effectué ses trois changements. Le match était de plus en plus animé et décousu. Mais le dernier des remplaçants faillit bien rétablir l’égalité : un coup franc bondissant a été remis par Fisher avant d’être prolongé de la tête par Mancosu, plus prompt que tout le monde et obligeant Johnson à effectuer un arrêt de grande classe.

Malgré les poussées montréalaises, les meilleures possibilités de but restaient pour les visiteurs. Sauf que Villa ne parvenait pas à justifier son statut de plus grand buteur espagnol de tous les temps. Sur la gauche du rectangle, il envoya un tir en plein milieu du but, repoussé par Bush. Sur un service en retrait de Shelton, il ne parvint pas à croiser suffisamment sa reprise d’un angle fermé. Enfin, après s’être enfoncé dans l’axe et s’être ouvert un espace de tir, il envoya le ballon droit sur Bush.

N’ayant toujours qu’un but de retard, Montréal pouvait ainsi continuer d’y croire. Les occasions étaient rares, mais il y en avait l’une ou l’autre. Après un coup franc, Camara envoya un centre en direction de Ciman qui tenta une volée en déséquilibre : un beau geste, résultant en un tir cadré qui, s’il était sans danger pour Johnson dans l’absolu, aurait pu le surprendre en cas de déviation, ce que personne n’est parvenu à réussir.

Les minutes passaient et rien ne changeait. La défense de New York City repoussait des assauts pour la plupart fébriles, et en face, Villa continuait de maintenir le suspense en ne concrétisant pas ses occasions. Sur la suivante, il réussit quand même à remporter son face à face avec Bush… cette fois sauvé par sa transversale.

Autant les défenseurs visiteurs étaient inspirés, autant leurs coéquipiers à l’autre bout du terrain étaient maladroits. Sans cela, les occasions eurent été encore bien plus nombreuses et l’écart certainement bien plus large. Mais au coup de sifflet final, la seule équipe méritant des points s’est imposée.

On n’a cependant pas encore fini de nous bassiner avec le match de la dernière chance puisque New York, lui aussi en pleine déconfiture, a été tenu en échec chez lui (à Harrison, ça ne s’invente pas) par DC United. Alors qu’il reste trois rencontres à l’Impact (à Colorado, à Toronto et contre New England), il a désormais quatre unités de retard sur le seul adversaire qu’il peut légitimement espérer dépasser. Samedi, celui-ci ira à Toronto pendant que les hommes de Mauro Biello abattront leur ixième ultime carte dans les Rocheuses.

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