Sauvés par Jackson-Hamel

Philadelphia Union - Impact Montréal 3-3 – Match de championnat (phase classique) joué le 22/04/2017

PHILADELPHIE : Blake, Gaddis, Elliott, Marquez, Fabinho, Bedoya, Medunjanin, Alberg (86e Jones), Pontius (73e Herbers), Ilsinho (66e Picault), Sapong

MONTRÉAL : Bush, Duvall, Camara (90e Fisher), Ciman, Oyongo, Donadel, Bernardello (46e Tabla), Bernier, Oduro (62e Jackson-Hamel), Piatti, Mancosu

ARBITRE : M. Saghafi

AVERTISSEMENTS : Gaddis, Alberg, Piatti, Bedoya

LES BUTS : 5e Alberg (1-0), 23e Sapong (2-0), 39e Alberg (pen., 3-0), 41e Piatti (3-1), 69e Jackson-Hamel (3-2), 87e Jackson-Hamel (3-3)


Menant 3-0 à quelques minutes du repos, Philadelphie demeure la seule équipe sans victoire cette saison, s’effondrant complètement par la suite et permettant à Montréal d’arracher un nul 3-3, point dont une grande part de mérite revient à Jackson-Hamel, auteur de deux buts.

Ayant beaucoup d’options – hormis la blessure de Cabrera – Mauro Biello avait choisi de faire confiance à ce qu’on peut encore considérer théoriquement comme son onze de base du début de saison. De retour de suspension, Donadel retrouvait le terrain, reléguant sans surprise Mallace sur le banc. Toutefois, étant donné leurs prestations de ces dernières semaines, on se disait que Tabla, probablement, ou Jackson-Hamel, pourquoi pas ?, auraient pu recevoir leur chance dès le coup d’envoi. Sans pour autant que ça ne ressemble à une punition pour ceux qu’ils auraient remplacé. Ce ne fut donc pas le cas.

Les 40 premières minutes montréalaises ont été tout bonnement lamentables, les pires depuis très longtemps. Et il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que Philadelphie, dernier du classement, en profite. Dès la cinquième minute, une perte de balle plein axe de Bernardello alors que les joueurs défensifs étaient très haut (comme trop souvent) a permis à Sapong de s’enfoncer, prendre le dessus sur Camara et céder à Alberg qui a effacé Ciman avant de battre Bush (1-0).

Trois minutes plus tard, nouvelle perte de balle pourtant loin du but de Blake, encore beaucoup d’espaces, et cette fois Pontius en profitait pour partir sur la droite. Il avait du soutien dans le rectangle, a centré, mais Sapong n’a pas pu prendre le dessus sur Camara.

Après 10 minutes, on se disait que le réveil Montréalais avait peut-être sonné. Monté haut comme il l’a souvent fait, Duvall a reçu l’appui de Mancosu, dont le centre a bien été coupé par Oduro, mais la reprise de ce dernier a échoué hors-cadre. C’était aussi une permutation intéressante, qu’on a revue à quelques reprises – rares, tant peu de ballons arrivaient dans les parages de ces joueurs.

Mais cette occasion n’était qu’un mirage. Le danger était dans le camp d’en face, où il y avait bien plus d’animation. Très passif, même en possession de balle, l’Impact subissait. Philadelphie pouvait enfin développer son jeu, ce qu’il essaye maladroitement et/ou en vain depuis le début de la saison. Il bénéficiait aussi de nombreuses phases arrêtées. Sur un coup franc, une reprise d’Elliott a d’abord été repoussée avant que la tête de Sapong n’oblige Bush à intervenir. Ça chauffait !

Et la pression n’a pas baissé. Autre occasion locale, quand Sapong a reçu un long ballon et a pu s’infiltrer sur la droite du rectangle, dans lequel il avait du soutien. Mais Ciman le suivait de près, réduisant ses options : l’attaquant local n’avait d’autre choix que de tenter un tir – le défenseur l’y avait poussé et anticipé où le contrer. Le danger n’était pas écarté pour autant.

Le corner a été envoyé au deuxième poteau, sur la tête de Pontius dont la remise est passée devant tout le monde. Le ballon est revenu à Medunjanin, qui avait botté le coup de coin : son centre a une nouvelle fois trouvé Pontius, qui a encore émergé dans les airs et remis le ballon devant le but où Sapong, seul devant les filets vides, a fait 2-0 de la tête. Qui disait que les problèmes aériens de la défense étaient résolus ?

Avec ces deux buts de retard, on sentait qu’avec les minutes qui passaient, la frustration grandissait dans le chef de certains joueurs, à commencer par Duvall. Heureusement, l’arbitre ne faisait absolument pas preuve de sévérité. Tout aussi heureusement, certains restaient mesurés. Ce fut le cas de Camara, en duel dans le rectangle avec Pontius lancé sur la droite. Un épaule contre épaule très musclé mais on ne peut plus correct – qui aurait mal viré avec un défenseur énervé. Corner, au grand dam du public, mais l’arbitre avait parfaitement raison.

Le corner qui a suivi a été repoussé en touche, mais alors que la défense voulait déjà remonter, Gaddis a trouvé Marquez dont la déviation est allée à Sapong qui a remporté son duel et a pu tirer, dans le filet latéral.

Corner encore, cette fois c’est Bush qui l’a mal repoussé : le ballon est revenu rapidement dans le rectangle, à Elliott en duel avec deux adversaires dont Oduro, derrière lui et pas maître de ses bras, poussant légèrement son adversaire, suffisamment pour le déséquilibrer et provoquer un penalty, justifié cette fois. Bush a choisi le bon côté et même touché le ballon des poings, mais n’a pu que prolonger le tir d’Alberg au fond de ses filets (3-0).

Fort de cette avance, Philadelphie s’est relâché et certains joueurs ont semblé soudainement prendre conscience que la première victoire de la saison était à leur portée. De quoi semer une peur panique en leurs rangs ! Et quand Piatti a dribblé la moitié de l’équipe adverse pour aller faire 3-1 d’un effort individuel, ça n’a rien arrangé.

Ainsi, les cinq dernières minutes de la première mi-temps n’ont rien eu à voir avec les quarante premières, avec des joueurs locaux pétrifiés face à une équipe de Montréal revigorée. Dans les arrêts de jeu, après avoir une nouvelle fois décroché, Mancosu a trouvé Oyongo à gauche, dont le centre, intéressant, était un peu trop devant Bernier, mais a pu être touché par Oduro. Ce dernier, surpris par un rebond, s’est toutefois quelque peu emmêlé les pinceaux.

Il était plus que temps que la pause arrive pour l’Union, qui a pu reprendre ses esprits au vestiaire. Montréal y a consolidé sa confiance retrouvée. Du coup, après le repos, le match fut bien plus équilibré, avec davantage de temps passé dans la moitié de terrain locale et de ballons devant le but de Blake. Les visiteurs étaient les plus menaçants, même s’ils ne se créaient que des demi-occasions. Il y avait quelques ballons chauds dans les deux rectangles et, longtemps, la possibilité la plus menaçante fut un corner d’Alberg à l’heure de jeu forçant Bush à intervenir.

Mais une fois Tabla et Jackson-Hamel tous les deux sur le terrain, il y eut enfin du danger plus concret. D’autant qu’en face, certains joueurs avaient l’air complètement usés, notamment Medunjanin. Dès lors, même si Bedoya se multipliait pour défendre et que Bernier et Donadel étaient souvent en infériorité numérique, ils parvenaient davantage à s’exprimer. Le capitaine pouvait de plus en plus orienter le jeu à sa guise, permettant à ses couleurs de s’installer plus durablement dans le camp adverse.

Il a fallu attendre le milieu de la deuxième mi-temps pour y voir une première occasion réelle. Après un double crochet sur la gauche, Oyongo a centré pour Jackson-Hamel dont la reprise de la tête était captée sans problème par Blake. Quelques instants plus tard, bis repetita avec les mêmes acteurs : toujours sur un centre du Camerounais, l’attaquant a cette fois émergé plus nettement, prenant le dessus sur Marquez avant d’envoyer une reprise de la tête ne laissant aucune chance au portier local (3-2).

Il restait plus de 20 minutes, près de 25 en comptant les arrêts de jeu, et Montréal pouvait rêver d’un point que très peu de monde espérait encore au moment où Alberg a converti son penalty. Malgré ce nouvel élan, malgré la domination, les occasions ont toutefois été très rares. On est pourtant rapidement passé près de l’égalisation quand Mancosu, à 20 mètres du but côté droit, a crocheté et tenté un beau tir du gauche qui est passé juste à côté.

Philadelphie faisait le gros dos et parvenait à limiter la menace, en puisant profondément dans ses ressources mentales et physiques. Il misait aussi sur le contre, un aspect du jeu sur lequel il est extrêmement faible depuis que Jim Curtin a mis ses idées en place. Et ça se voyait, puisque sur presque chaque récupération de balle où il y avait de la place, la reconversion offensive se faisait beaucoup trop lentement.

Rare exception à dix minutes du terme, quand Picault, lancé sur la gauche à toute vitesse, a dépassé Ciman d’un coup de rein, tout en poussant son ballon trop loin. Si ça ne l’a pas empêché d’y arriver en premier avant Bush, cela a réduit son avantage face au gardien, qui a remporté le face à face.

Un peu comme la semaine dernière, la quête des buts montréalais semblait par moments désespérée. Mais parfois, essayer pour voir, ça fonctionne… même si ce n’est pas comme prévu. Après avoir profité d’un tir de loin de Bernardello contre Atlanta, Jackson-Hamel a remis le couvert, cette fois en exploitant une frappe de Mancosu. Bien meilleure que celle de l’Argentin, elle a été mal repoussée par Blake, droit devant lui. Un seul joueur avait bien suivi le mouvement, le jeune attaquant qui marquait son troisième but de la saison, le troisième de ses couleurs ce samedi, offrant un point sorti de nulle part à l’Impact.

L’évaluation sur l’ensemble des 90 minutes fait ressortir bien davantage d’éléments négatifs que d’éléments positifs. Invisible pendant près d’une mi-temps, l’Impact doit son point chez le très faible dernier à l’effondrement de son adversaire, à un exploit individuel et aux jeunes qui ont apporté un peu de vigueur. Ces derniers sont évidemment la principale satisfaction du jour, à laquelle il faut quand même aussi ajouter quelques mouvements intéressants, notamment certaines permutations offensives.

Reste que c’était une occasion de remonter au classement et de gagner à l’extérieur (y faire des nuls, c’est bien, mais il faut aussi s’y imposer de temps en temps, et vu l’adversaire, il y avait largement la place). Le 6/6 eut été excellent pour le moral avant de recevoir Vancouver, autre équipe parfaitement prenable, la semaine prochaine au stade Saputo. Il faudra faire mieux, tant dans la manière que dans le résultat.

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