MONTRÉAL : Sutton, Braz (116e Fronimadis), Gervais, Vincello, Lyssand, Leduc (46e Gatti), Di Lorenzo, Mert (67e Fukasawa), Biello, Bailey (66e Antoniuk), Di Ioia (57e Salles)
VANCOUVER : Caig, Kindel, Klein, Lyall, Suarez, Morris (46e Testo), Valente (80e Matondo), Clarke (87e Cann), Nash, Gjertsen (71e Donatelli), Sebrango
ARBITRE : M. Petrescu
AVERTISSEMENTS : Braz, Nash, Lyall, Matondo, Fronimadis
EXCLUSION : 115e Sebrango
LES BUTS : 114e Sebrango (0-1), 119e Donatelli (0-2)
La scène rappelle cruellement celle vécue un an plus tôt, plus ou mois au même moment. Les visages ne sont pas tous les mêmes mais presque tous sont aussi abattus. Les nouveaux, surtout, semblent souffrir davantage. Certains anciens sont encore furieux contre le juge de ligne qui aurait omis de signaler un hors-jeu. D’autres sont plus philosophes.
Pour la deuxième année de suite, l’Impact de Montréal quitte la phase finale du championnat en demi-finale, après y avoir cru jusque dans les dernières minutes. Le bourreau vient de nouveau de l’Ouest, Vancouver a remplacé Seattle, Sebrango a remplacé Lévesque.
Le 0-0 du match aller avait partiellement rassuré. La défense, pas toujours aussi attentive que d’habitude en fin de saison régulière, avait retrouvé son meilleur niveau. La blessure de Pizzolitto ne la déforçait même pas tant Vincello et Lyssand faisaient preuve de solidité. Cependant, elle plaçait ces deux joueurs dans des positions où leur apport offensif risquait d’être moindre.
C’était maintenant au tour de l’offensive de parler. Le problème est que ce secteur est bien muet dans nos rangs. Ce n’est pas une nouveauté : depuis la relance du club en 2002, l’année la plus productive de notre attaque fut 2003 avec 40 buts. 2003, l’année au jeu le plus pauvre que nous ayons produit durant cette période de 5 ans, avec la tactique on ne peut plus frileuse de Bob Lilley. C’est tout dire…
Pour rester dans les chiffres, ceux de cette année délivraient peut-être une des clefs du match : en 14 rencontres à domicile, l’Impact avait mené 7 fois à la mi-temps. Il a toujours réussi à conserver cette avance. Lors des 7 autres rencontres, il n’avait pris les trois points qu’à une seule reprise.
Dit autrement, cela voulait dire qu’on n’avait pas 90 minutes pour marquer mais 45. Un handicap… propre à l’équipe. Il fallait frapper vite… Nick De Santis avait créé la surprise en alignant d’emblée Joël Bailey et Massimo Di Ioia aux avant-postes, laissant Salles et Antoniuk sur le banc. Il misait sur leur vitesse, leur capacité à surgir derrière les défenseurs, pour surprendre l’arrière-garde de Vancouver.
Bailey n’est pas au sommet de son art cette année, difficile de croire qu’il aurait pu s’évader dans le dos des arrières visiteurs. En revanche, un domaine où il a été bon, ce sont les déviations en un temps pour lancer un partenaire. Après cinq minutes, l’une d’entre elles aurait dû profiter à Di Ioia.
Le jeune international juniors s’est soudain retrouvé seul face à Caig. Il aurait pu tirer, il y avait de la place pour marquer. Il choisit de contourner le gardien. Pour, probablement, avoir plus de facilités à pousser le ballon dans le but par la suite. Il y a parvient. Mais alors qu’on pense qu’il a fait le plus difficile, il envoie le ballon sur l’extérieur du piquet.
Le tournant du match ? Oui et non… Oui, dans la mesure où quand une équipe a tellement de mal à marquer comme c’est notre cas actuellement, il ne faut pas manquer la moindre occasion. Non, car cela arrivait tellement tôt dans la partie qu’il nous restait suffisamment de temps pour en mettre un. Un peu comme quand Biello a raté son penalty contre Rochester en 2003 : c’est trop facile d’accabler un seul homme alors que le match est encore long.
On joue depuis un peu moins d’un quart d’heure. Di Lorenzo botte un corner, le ballon lui revient. Il centre à nouveau, c’est dégagé. Dans l’axe cette fois, vers Leduc. Il tente sa chance de loin, le ballon finit au-dessus. Il n’empêche, on est trop tôt dans le match pour que ce soit une tentative désespérée. On se dit donc que l’équipe, est confiante.
Montréal domine et joue bien. On a vu quelques combinaisons, plus que probablement travaillées à l’entraînement. Vancouver est privé de ballon. Cependant, il faut concrétiser. Et de ce côté-là… comme sœur Anne, on ne voit rien venir. Et puis non, il me manque un mot : il faut concrétiser les occasions. Mais pour concrétiser des occasions, il faut en avoir, des occasions. Et de ce côté-là…
Les joueurs de Vancouver savent jouer au ballon. Et, contrairement à ce qu’il faisait chez nous en 2003, Bob Lilley ne les bride pas. L’organisation défensive reste la priorité, le beau jeu n’en est pas une. Mais tous les efforts ne sont pas uniquement mis là-dessus. Il faudra de toute façon de la créativité pour surprendre la défense montréalaise. Un mouvement en un temps ponctué par un tir de Morris, au-dessus, montre que notre adversaire du jour peut combiner vite et bien. Attention.
Nos joueurs de flanc ne sont pas au sommet de leur forme. Pourtant, à droite, Mert est plus à l’aise que dans l’axe mercredi. Pas qu’il n’y soit pas bon, on l’a vu contre Rochester aux côtés de Zé Roberto, mais il ne sait pas toujours ce qu’il doit y faire : défendre ou attaquer ? Quand ? Au centre, c’est Biello qui est aligné. Il n’est pas le meneur de jeu qu’on n’a plus depuis le départ de Nash. C’est évident. Mais il apporte l’ingrédient offensif qu’il manquait deux jours plus tôt. Il n’y a plus le même trou béant derrière les attaquants.
Cependant, les idées sont encore une fois restées aux vestiaires. Comment se fait-il que nos joueurs soient aussi peu imaginatifs ? Ne savent-ils rien faire d’autres qu’appliquer les consignes ? Pourtant, certains excellents entraîneurs (qui ont souvent José Mourinho pour modèle) disent que les consignes servent surtout aux défenseurs et qu’en attaque, il faut laisser les joueurs s’exprimer. Alors, où le bât blesse-t-il ?
On joue depuis une demi-heure. Montréal domine toujours. Les occasions sont toujours aussi inexistantes. Et pourtant, on ne joue pas mal. Vancouver passe souvent par son flanc gauche. Le défenseur Kindel est l’un des maîtres du terrain, comme il le fut vendredi. Nous sommes plus que parés à ce poste, sinon, il eût été un renfort de choix. Mais c’est loin d’être une priorité…
Donc, disais-je, les visiteurs dessinent un beau mouvement sur leur aile gauche. Notre défense, pour une fois, laisse trop faire. Quelques passes en un temps plus tard, Clarke envoie un excellent tir. Il ne représente cependant aucun danger pour Sutton, idéalement placé.
Il faut de nouveau attendre un quart d’heure avant de voir une autre situation dangereuse (ce serait injuste d’appeler ça une occasion). Valente sert Kindel (encore) sur la gauche. Ce dernier centre pour Sebrango qui, malgré son plongeon, ne peut qu’effleurer le ballon et ne parvient pas à suffisamment le redresser pour menacer Sutton.
C’est la mi-temps. 0-0. Une occasion réelle, très tôt en plus, deux si on compte le tir de Clarke. C’est maigre. C’est triste car le match n’est pas si mauvais. Notre défense est excellente, notre conservation du ballon tout autant. Privé de l’objet fétiche, Vancouver ne peut pas se montrer dangereux. Montréal… vous savez quoi.
Il faut de nouveau attendre un quart d’heure pour vibrer. Une faute non sifflée sur Bailey permet à Gjertsen de partir en contre. Sutton, Vincello et Lyssand doivent s’y prendre à trois pour dégager. Quelques instants plus tard, un nouveau tir de Clarke nécessitera une intervention de notre gardien.
A partir de milieu de la deuxième mi-temps, le match s’emballa. Le niveau, pourtant, n’augmenta pas. Mais ce sont plusieurs comportements simultanés de l’Impact qui changèrent sa physionomie. Il y eut d’abord les changements, 4 au total (Leduc, Di Ioia, Bailey et Mert avaient respectivement cédé leur place à Gatti, Salles, Antoniuk et Fukasawa). Ensuite, un mélange de fatigue mais de course plus effrénée au but, qui donna une fin de match débridée comme résultat.
Si l’allure générale du match avait changé avec l’Impact, les atouts de l’adversaire avaient été aussi modifiés à la mi-temps, lorsque Bob Lilley eut l’excellente idée de remplacer Morris par Testo. Je ne sais pas pourquoi ce dernier n’a pas commencé le match. Peut-être n’est-il pas au point physiquement. Vendredi, il a dû sortir à un quart d’heure de la fin, à bout de souffle. Il faut dire qu’il avait bien couru… Après quelques minutes pour rentrer dans le match, il est devenu un des rois du terrain.
Le roi de l’Impact, Di Lorenzo, n’était pour sa part pas dans un grand-jour. Ce sont des choses qui arrivent et, après son excellente saison, on ne va certainement pas le lui reprocher. Surtout qu’un Di Lorenzo en dedans est toujours une force pour l’équipe…
Montréal essayait toujours d’inscrire ce but si précieux. Mais il succombait à son péché mignon : l’incapacité de se créer des occasions. Je sais, ça devient répétitif… Il manquait toujours un petit quelque chose. Vous savez, comme le tir de Di Ioia en début de match : ce n’était pas but, mais presque. Eh bien là, on se disait souvent : “Ah, ça aurait pu être une occasion dangereuse.” Sauf que… avec des si, on enferme Rochester dans une bouteille et on y met une corne de Rhinocéros comme bouchon. C’est déjà fait ? Ah bon…
Tiens, un bon exemple : un centre de Braz, qui avait débordé sur son flanc droit, pour la tête d’Antoniuk. Un défenseur adverse fut plus prompt, et le ballon termina en corner. Il y eut dans le même ordre d’idées une balle en profondeur de Lyssand pour Salles à 15m du but. Mais le Brésilien effectua un contrôle trop long… Peu à leur affaire, nos attaquants auront bien besoin de l’hiver pour regagner leur capital confiance. Si vous connaissez un bon psychologue du soccer qui a fait une thèse sur Comment regagner la confiance avec des entraînements individuels, demandez-lui d’en envoyer quelques exemplaires à l’Impact.
Entre les deux presqu’occasions précitées, Sutton avait dû intervenir deux fois. La première en sortant bien dans les pieds de Valente. La seconde en se couchant suite à un tir de loin de Testo. Ce diable de Testo allait remettre le couvert quelques instants plus tard, obligeant notre gardien à plonger à sa droite. A lui seul, il avait été plus souvent dangereux que les 21 autres réunis…
Les phases dangereuses alternaient d’un côté à l’autre du terrain. Cette fois, c’est notre flanc droit qui allait essayer. Un premier centre de Fukasawa trouva la tête de Salles : trop croisée. Le Japonais voulut en faire un autre 6 minutes plus tard mais ne parvint pas à passer le défenseur devant lui. Il préféra céder en retrait à Braz, dont le centre trouva la tête de Salles : à côté.
Si jusque-là je n’ai pas parlé de l’arbitre M. Petrescu, je trouvais pourtant certaines de ses décisions assez bizarres. Il avait complètement omis de sortir ses cartes sur deux interventions dangereuses de joueurs de Vancouver plus tôt en deuxième mi-temps. Il n’hésita pourtant pas à les brandir pour autre chose que des fautes, comme des protestations, un mot de travers ou de la simulation.
Il restait 5 minutes à jouer quand Sebrango trouva une faille dans notre défense. Il partait seul vers Sutton quand il s’écroula d’un coup. L’angle de vue où je me trouvais était difficile : difficile de voir s’il y avait faute et qui l’avait commise. Logiquement, c’est Vincello qui devait se trouver à cet endroit. L’arbitre venait de prendre une nouvelle décision contestable : à partir du moment où il avait sifflé, il aurait dû sortir le carton rouge. Sutton, qui était en train de devenir fou dans son rectangle, anticipait certainement cette décision à en voir son attitude. Il fut tout aussi soulagé de voir que l’arbitre ne donna même pas d’avertissement au fautif !
A deux minutes de la fin du temps réglementaire, Vincello fut à la base de notre dernière presqu’occasion des 90 minutes. L’Argentin servit son compatriote Di Lonrenzo qui centra pour Lyssand, qu’un défenseur devança de justesse. Le corner ne donna rien. Comme les autres. Mais les pires phases arrêtées sont sûrement nos rentrées en touche.
Dans les arrêts de jeu, Matondo affola pour la première fois le flanc gauche de notre défense. Son contre se termina par un tir hors-cadre. Et les 180 minutes de ce duel, sans but. Il fallait donc procéder à 30 minutes de prolongation.
La première occasion de ces 30 minutes allait aussi être notre dernière possibilité d’ouvrir la marque. Une superbe ouverture de Biello pour Lyssand sur la gauche. L’angle de tir de l’Américain était très fermé, Caig l’avait encore réduit davantage. Pourtant, il dut quand même dévier la tentative en corner.
Cinq minutes plus tard, Matondo, qui avait bien montré qu’il avait encore l’Impact dans le sang en galvaudant plusieurs possibilités de… se créer une occasion, tenta sa chance de l’entrée du rectangle. Un tir difficile à prendre : Sutton dut s’y reprendre à deux reprises pour le capter.
Ca allait chauffer encore plus fort durant les dernières secondes de cette première partie de prolongation. D’abord un coup franc qui arriva à Lyall sur la gauche du but dont la reprise d’un angle fermé passa peu au-dessus de la transversale.
Mais la plus grosse occasion depuis celle de Di Ioia échut à Matondo, suite à un nouveau de ses raids sur la droite. Son tir croisé puissant se dirigea sous la transversale de Sutton. Mais pas suffisamment pour que cette dernière ne le repousse pas en dehors du but. Ouf ! C’était passé proche. Vancouver venait-il à son tour de laisser passer sa chance ?
Après la pause, les occasions des visiteurs allaient se faire rares. Seul Matondo allait encore se montrer dangereux et Sutton dut lui sortir dans les pieds. De loin, l’action était litigeuse. Mais j’étais vraiment très loin et très mal placé…
A l’image de ces deux matchs représentant la fin de saison, Montréal semblait revenir dans le coup. On y croyait, dur comme fer, même si les dernières occasions avaient été pour les visiteurs, comme la fin du match et les prolongations. Mais depuis un moment, les menaces devant Sutton avaient disparu.
On pensait se diriger tout droit vers les tirs au but. Mais, avec une confiance qui revenait au beau fixe, l’Impact semblait vouloir en finir avant cette séance de loterie. Il y avait de plus en plus de monde dans le camp de Vancouver, où on jouait de plus en plus profondément. L’an dernier aussi, on a voulu en finir rapidement et…
Et… mais c’est quoi ça ? Testo lance Sebrango à la limite du hors-jeu. Il fonce vers Sutton, qui hésite à sortir. Celui qui a terminé meilleur buteur du championnat sous le maillot montréalais ne rate pas l’occasion comme Matondo : c’est 0-1.
Les joueurs protestent. Braz semble à deux doigts de perdre la tête. Le juge de ligne est entouré mais ne reviendra pas sur sa décision. Comment pourrait-il le faire de toute façon ? Il a agi en fonction de ce qu’il a vu. Et, avec les images TV, on se rend compte qu’il a eu raison… Et puis, ce n’est pas le temps de protester, c’est une perte de temps ridicule. Il faut recommencer le plus vite possible et attaquer comme des fous.
L’arbitre va à la poche. Zut, que s’est-il passé autour du juge de ligne ? Qui a dit ou fait quelque chose de répréhensible ? Surprise ! C’est Sebrango qui est puni pour avoir fêté ! Décidément, les gens trop joyeux n’ont pas leur place aux yeux de certaines personnes… C’est son deuxième carton jaune. Il sera privé de finale. C’est vraiment cruel.
Craignant probablement que Braz se fasse montrer lui aussi un deuxième carton jaune, De Santis le sort et fait monter Fronimadis. Sa tâche sera très ingrate : il va passer toute la fin du match à défendre tout seul ou presque. Il ne s’en sortira pas trop mal.
C’est aussi lui qui donne un coup franc à une minute de la fin qui suscite une confusion générale dans le rectangle. Gatti tire sur Caig, Antoniuk reprend d’un angle fermé, le ballon finit dans le filet latéral. Avec l’effet d’optique, l’excitation et… non, et rien… 80% du public croit que le ballon est rentré dedans et explose de joie. Zut, voilà le doute. Non, elle n’est pas rentrée. Caig dégage.
On pousse et pousse encore. Vancouver a des boulevards dans notre défense, reste à ne pas les laisser s’y engouffrer et à marquer avant. On est dans les arrêts de jeu. Testo, décidément, encore lui, va contrecarrer nos plans et confirmer notre élimination en offrant le deuxième but à Donatelli, qui ne rate pas. 0-2. L’arbitre peut siffler, c’est fini.
Deuxième but, deuxième élimination consécutive dans les mêmes circonstances. C’est un double KO.
Calendrier
Prochain match
Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00
Dernier match
Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
► Calendrier complet
Classement MLS
| J | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
|
| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
|
| 3. Vancouver | 5 | 12 |
|
| 4. San José | 5 | 12 |
|
| 5. San Diego | 4 | 10 |
|
| 6. New York City | 4 | 10 |
|
| 7. Colorado | 5 | 9 |
|
| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
|
| 9. Seattle | 4 | 9 |
|
| 10. Charlotte | 5 | 8 |
|
| 11. Dallas | 5 | 8 |
|
| 12. Chicago | 5 | 7 |
|
| 13. Toronto | 5 | 7 |
|
| 14. Miami | 4 | 7 |
|
| 15. New York | 5 | 7 |
|
| 16. DC United | 5 | 7 |
|
| 17. Houston | 4 | 6 |
|
| 18. Austin | 5 | 5 |
|
| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
|
| 20. Atlanta | 5 | 4 |
|
| 21. Kansas City | 5 | 4 |
|
| 22. Minnesota | 4 | 4 |
|
| 23. Saint-Louis | 5 | 4 |
|
| 24. New England | 4 | 3 |
|
| 25. Portland | 4 | 3 |
|
| 26. Orlando | 5 | 3 |
|
| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
|
| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
|
| 29. Columbus | 5 | 2 |
|
| 30. Philadelphie | 5 | 0 |
|
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