TORONTO : Goddard, Bedenikovic (43e Dekker), Titus, Arango (87e Palleschi), Williams, Mattachione (76e Baxter), Aristodemo, Diplacido, Dodds, Jeffrey (69e Neto), Pottinger (78e Shepherd)
MONTRÉAL : Weber, Braz, Gervais, Pizzolitto, Vincello, Lyssand, Zé Roberto, Ribeiro, Biello (86e Leduc), Bailey (77e Fukasawa), Salles (67e Antoniuk)
ARBITRE : M. Duliba
AVERTISSEMENTS : Mattachione, Arango, Vincello, Ribeiro
LE BUT : 81e Zé Roberto (0-1)
Il fallait être fou mais certains l'ont fait : aller à Toronto en pleine Coupe du monde pour y voir jouer l'Impact ! Et pour le(s) plus fou(s), le tout sans manquer la moindre minute des matches du Mondial... D'ailleurs, entre ce match de championnat et la compétition phare du sport mondial, il y a quelques parallèles à faire.
Mais commençons par la composition de l'équipe qui était pour le moins perturbée. Et qui a failli friser la catastrophe puisque Greg Sutton s'est fracturé l'index et que Weber avait été malade pendant la semaine. Avec Argento toujours pas remis d'une commotion cérébrale, on aurait pu se retrouver sans gardien ! Heureusement, Weber a guéri à temps...
Alors que Di Lorenzo et Wilson n'étaient toujours pas rétablis, Patrick Leduc cédait sa place de médian défensif à Lyssand et se retrouvait sur le banc. Pour le reste, la disposition était la même que lors du match contre Porto Rico.
Du côté de Toronto, j'ai quand même été surpris en entendant les noms des joueurs car il y a pas mal de bons éléments (en tout cas, qui ne valent pas la dernière place si loin derrière tout le monde... même si Diplacido est davantage à sa place à Toronto qu'à Montréal) dans cette équipe et c'est assez surprenant de voir qu'ensemble, ils ne parviennent pas à prendre des points. D'autant plus qu'ils ne sont jamais ridicules puisqu'ils perdent toujours par un ou deux buts d'écart et n'ont jamais encaissé plus de deux buts lors du même match. Ce qui doit rendre la situation d'ensemble encore plus frustrante pour eux...
Et, surprise, ce sont les Torontois qui prennent les choses en mains dès le début du match, emmenés par un Jamie Dodds très actif. C'est Pottinger, pourtant pas mal enveloppé et massif, qui allait se créer la plus grosse occasion en envoyant une reprise de la tête sur la transversale. Weber allait également sauver une de ses reprises de la tête alors que deux tirs de Dodds passèrent pour leur part près de la cible.
Les Montréalais semblaient complètement endormis. Relance approximative, aucune combativité, pas davantage de créativité et, surtout, ils étaient très statiques. Il fallut un bon coup franc de Salles peu avant la mi-temps pour enfin se créer une occasion.
Mais c'est Toronto qui allait encore se créer la dernière occasion de la première mi-temps et un envoi de Jeffrey qui allait passer à quelques centimètres du but de Weber.
L'acteur le plus en vue de la rencontre était probablement le vent, qui dérangeait beaucoup les balles hautes et les dégagements des deux gardiens. Autre aspect dérangeant, le terrain minuscule et le gazon assez bizarre (à certaines occasions, on aurait dit qu'il n'était pas assez tondu). Mettez tout cela ensemble et ça n'aide pas à offrir un beau spectacle. Mais bon, ces conditions sont pour les deux équipes.
Et pour ne pas aider, l'arbitre, encore plus gros que Pottinger, allait encore davantage gâcher un spectacle qui volait déjà très bas. Des erreurs à la pelle, une règle de l'avantage qu'il a totalement oubliée et appliquée n'importe comment, des petites fautes parfois sifflées parfois non, le tout souvent en notre défaveur (ce que je ne pense pas qu'il ait fait exprès, il était tout simplement exécrablement mauvais).
Plutôt que de continuer les compétitions pendant la Coupe du monde, alors que c'est arrêté partout ailleurs ou presque (même dans les pays scandinaves et ceux qui ont un championnat d'été), les dirigeants du soccer nord-américain feraient mieux de forcer leurs membres à s'asseoir devant la compétition la plus relevée de la planète. Ils auraient des choses à y apprendre. L'arbitrage, notamment, y est très bon jusqu'à présent (malgré l'une ou l'autre prestation en dedans) et il y a eu de nombreuses occasions de voir clairement certaines règles de base que notre mangeur de hamburgers de service aurait bien fait de connaître.
Pour les joueurs (en nettement meilleure santé), il y avait aussi de très beaux exemples de gestes à réaliser et à éviter. Tiens, prenons Biello par exemple. Notre capitaine, pas dans son meilleur jour à l'image de ses équipiers, a souvent oublié qu'il y avait une autre direction que l'axe central pour envoyer le ballon. Je me suis d'ailleurs égosillé quelques fois, le sommant d'envoyer le ballon à droite. Dans la nuit, devant Mexique - Iran et n'ayant pas tous mes esprits, la même situation est arrivée quelques fois. Et voilà que je me mets à crier “à droite Biello !”, sauf que ce n'était pas Biello mais un Mexicain qui s'est exécuté et le type à qui il a donné le ballon a centré avant qu'un attaquant ne prolonge le ballon dans le but !
Bon, c'est facile et ça tombait bien, mais c'était drôle quand même (d'ailleurs après le but, j'ai lâché en soupirant “ben voilà, c'est pas difficile...”) et quand Biello a enfin servi Braz, ce dernier a complètement raté son geste...
Autre bon exemple à regarder à la Coupe du monde, la manière dont les attaquants et les joueurs qui les soutiennent passent derrière les défenseurs pour les déjouer. Non, on ne reste pas scotché au gazon en attendant que le ballon arrive dans les pieds. Ca, c'était à Toronto dimanche.
Et puis, sans Di Lorenzo et Fukasawa, nos joueurs ont complètement oublié qu'on pouvait jouer le long des lignes. Biello et encore davantage Zé Roberto rentraient sans cesse dans le jeu, réduisant encore davantage la largeur d'un terrain déjà étriqué. Il n'y avait donc pas d'espaces (là aussi, on voit très bien au Mondial comment en créer) et sans espaces ni idées, les étoiles montréalaises ne brillaient pas.
Après la reprise, c'est encore Dodds qui s'illustra, en dépassant la défense montréalaise et en envoyant un tir, cadré cette fois. Mais Weber réussit un bon arrêt empêchant une équipe de Toronto bien en jambes d'ouvrir la marque. Dodds allait encore s'illustrer à l'heure de jeu en volant la balle dans les pieds de Zé Roberto mais son tir passa largement au-dessus.
Côté Montréalais, toujours aucun danger à signaler hormis un centre de Braz qui aurait pu s'avérer dangereux mais Goddard le dévia hors de portée de tout joueur visiteur. C'est en fait l'entrée d'Antoniuk au milieu de la deuxième mi-temps qui allait galvaniser les troupes. Sentant qu'il avait des points à marquer aux yeux de l'entraîneur par rapport à des coéquipiers qui traînaient parfois les pieds, il s'est donné à fond.
Ce n'était pas pour autant toujours réussi mais ça a quelque peu réveillé une équipe qui semblait avoir joué avec le même rouet qu'avant le match à Trois-Rivières. Et ça a failli payer très rapidement puisque 4 minutes après son entrée au jeu, il reprenait un coup franc de Ribeiro (un des joueurs dont le réveil de fin de match fut le plus impressionnant) sur la transversale. Biello avait bien suivi mais d'une position difficile, il ne put battre Goddard bien placé.
Dix minutes plus tard, le but allait enfin tomber. Pour enfoncer encore un peu plus le clou sur le pire acteur de la journée (et pourtant, les joueurs ont été mauvais), il était entaché d'une erreur d'arbitrage, totalement sans conséquence mais traduisant le niveau du directeur de jeu... quoique, beaucoup d'arbitres, même de haut niveau, semblent avoir oublié l'existence des coups francs indirects.
Sur l'action sanctionnée, Rick Titus avait essayé de faire un retourné mais son pied était très haut (forcément) mais surtout très près d'un visage d'un joueur de l'Impact. Absolument pas question de faute là-dessus, en tout cas de faute dans le sens où on a donné coup de pied, fait un croche-pied, chargé, frappé, bousculé ou sauté sur un joueur de l'Impact. Rien de tout ça, ça étant ce qui est sanctionné par un coup franc direct.
Je cite la loi 12 des lois du jeu (tiré directement du site de la Fifa) : “Un coup franc indirect est également accordé à l’équipe adverse du joueur qui, de l’avis de l’arbitre : joue d’une manière dangereuse; fait obstacle à l’évolution d’un adversaire; empêche le gardien de but de lâcher le ballon des mains; commet d’autres fautes non mentionnées au préalable dans la Loi 12, pour lesquelles le match est arrêté afin d’avertir ou d’expulser un joueur.”
Il s'agissait clairement là d'un jeu dangereux. Pourtant, l'arbitre n'a pas levé le bras, et donc donné un coup franc direct. Cette erreur est de plus en plus courante, idem avec les fautes d'obstruction (faire obstacle à l’évolution d’un adversaire). Voilà, c'était une erreur parmi tant d'autres, la plus influente sur le jeu étant certainement une faute sifflée pour l'Impact alors que Ribeiro partait seul au but...
Mais revenons au coup franc, justement tiré par Ribeiro : il aboutit sur la tête de Zé Roberto qui le prolongea dans le but. Explosion de joie aussi bien chez les joueurs que chez les quelques supporters (plus bruyants à eux seuls que tout le stade de Toronto) qui avaient fait le déplacement. Le soulagement général était plus qu'évident. D'ailleurs, le but a libéré les joueurs, à l'image de Vincello, dans un très mauvais jour avant le but et bien plus inspiré par la suite.
Dès lors, les Montréalais jouèrent de manière plus libérée et les Torontois avaient une nouvelle fois vu le ciel leur tomber sur la tête. De leur côté, certains y croyaient encore mais ils eurent beau essayer, ils n'allaient pas marquer leur premier but de la saison à domicile. Une autre défaite sans doute très difficile à digérer pour une équipe certainement victime d'une malédiction.
Pour nous, l'essentiel est acquis : les trois points. Mais Dieu que ce fut difficile ! Malgré le mauvais match, le but inscrit in extremis a fait que tout le monde est reparti avec le sourire. Le retour aurait été long sinon. Au classement, on remonte en flèche : avec 14 points, on est quatrième mais avec plusieurs matchs de retard sur les équipes qui nous précèdent. Prochain rendez-vous ce mercredi contre Atlanta, qui reste sur trois matches sans défaite et a dans ses rangs un McLaughlin qui respire la forme.
Calendrier
Prochain match
Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00
Dernier match
Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
► Calendrier complet
Classement MLS
| J | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
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| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
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| 3. Vancouver | 5 | 12 |
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| 4. San José | 5 | 12 |
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| 5. San Diego | 4 | 10 |
|
| 6. New York City | 4 | 10 |
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| 7. Colorado | 5 | 9 |
|
| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
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| 9. Seattle | 4 | 9 |
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| 10. Charlotte | 5 | 8 |
|
| 11. Dallas | 5 | 8 |
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| 12. Chicago | 5 | 7 |
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| 13. Toronto | 5 | 7 |
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| 14. Miami | 4 | 7 |
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| 15. New York | 5 | 7 |
|
| 16. DC United | 5 | 7 |
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| 17. Houston | 4 | 6 |
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| 18. Austin | 5 | 5 |
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| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
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| 20. Atlanta | 5 | 4 |
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| 21. Kansas City | 5 | 4 |
|
| 22. Minnesota | 4 | 4 |
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| 23. Saint-Louis | 5 | 4 |
|
| 24. New England | 4 | 3 |
|
| 25. Portland | 4 | 3 |
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| 26. Orlando | 5 | 3 |
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| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
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| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
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| 29. Columbus | 5 | 2 |
|
| 30. Philadelphie | 5 | 0 |
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- Ils ont marqué deux buts en toute fin de match qui ont offert des points très précieux à l'équipe
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