MONTRÉAL : Sutton, Braz (76e Di Tullio), Gervais, Pizzolitto, Vincello (13e Lyssand), Leduc (72e Antoniuk), Zé Roberto, Di Lorenzo (55e Wilson), Ribeiro, Biello, Salles (74e Bailey)
MIAMI : Doyle, Rodrigues (90e Wlash), Erush, Handy, Pulido, Adeyemi, Gil (80e Sandoval), Ramirez (68e Jean-Jacques), Zinho, Fraser (65e Bartholomew), Romario
ARBITRE : M. Raymond
AVERTISSEMENTS : Erush, Handy, Braz, Bailey, Adeyemi, Zinho, Pulido
Ce dimanche, c'était le match tant attendu. Non, pas celui contre Rochester, pour une fois, mais contre Miami, avec ses deux champions du monde 94, Romario et Zinho.
Pour l'occasion, Nick De Santis faisait une nouvelle fois confiance à son onze habituel, celui-là même qui avait planté quatre buts dans les filets de Minnesota une semaine plus tôt.
Cependant, en début de match, la prudence était de mise : personne n'était positionné trop haut sur le terrain, notamment les deux arrières latéraux, et on voyait clairement le 4-4-2 dessiné sur le terrain en tout temps. Ce qui n'empêchait pas l'équipe de présenter une volonté offensive, en monopolisant le ballon.
Et après 8 minutes, on pensait que la fête allait repartir comme lors du match inaugural à domicile. Biello déborda avant de centrer pour Zé Roberto. Une passe qui aurait dû être tendue et à ras du sol mais fut soulevée en direction du Brésilien au point de penalty. Du coup, il ne put la reprendre en un temps : il réussit quand même à la contrôler et à tirer, mais sur le gardien.
A peine 120 secondes plus tard, on put découvrir les talents de la vedette brésilienne. Romario profita d'une très belle passe en profondeur pour se faufiler habilement entre les deux Montréalais qui le tenaient pourtant de près. C'était sans compter sur la souplesse de Pizzolitto, qui alla rechercher le ballon que l'attaquant pensait avoir pour lui. Notre défenseur sortit vainqueur de ce premier duel de taille et donna ainsi l'allure du match dans le match qui allait l'opposer au vétéran de Miami.
Cependant, cette action n'était qu'un aléa dans le cours du jeu qui était presque à sens unique. Car le ballon était plus souvent qu'à son tour dans les parages de Doyle, où ça chauffait régulièrement. Le gardien visiteur n'était malheureusement pas pour autant mis à contribution car du côté de l'Impact, la dernière passe faisait cruellement défaut.
Et c'est de l'autre côté que le danger allait une nouvelle fois survenir. Une double erreur sur la droite (de Braz, je pense, mais je ne suis pas 100% sûr), allait profiter à devinez qui... Romario, évidemment, toujours au bon endroit. L'arrière en faute allait d'abord complètement rater une passe mais surtout oublier de se repositionner et de suivre ses équipiers qui avaient avancé pour mettre le Brésilien hors-jeu. Ce n'était pas le cas et sans un retour in extremis, il serait sans doute allait battre Sutton qui était déjà sorti.
A partir de là, les échanges s'équilibrèrent pendant une dizaine de minutes. Romario semblait se promener sur le terrain, ne fournissant jamais ou presque d'effort, mais pourtant, on le voyait à droite, à gauche, au milieu, devant, derrière, et souvent, il parvenait à se défaite du marquage des défenseurs. L'intelligence de jeu parlait mais l'âge et les équipiers ne parvenaient pas à la faire s'exprimer face à la meilleure arrière-garde de la compétition.
Par la suite, l'Impact allait se créer toutes les occasions jusqu'au repos... et même jusqu'à la fin du match. On eut d'abord droit à deux minutes de Di Lorenzo show : d'abord un effort solitaire dans l'axe suivi d'un tir dévié en corner, ensuite un superbe geste technique sur la gauche suivi d'un centre au deuxième poteau pour Biello qui croqua sa reprise (il faut reconnaître que le geste était difficile).
Autre moment d'animation, une combinaison involontaire entre Salles et Ribeiro : après avoir dribblé un adversaire, le Brésilien servit son équipier dans le rectangle mais ce dernier, qui voulait aller tout droit, fonça dans le défenseur qui se trouvait dans son chemin. Le ballon, lui, continua sa course jusqu'à Salles qui avait bien suivi et tira, malheureusement droit dans les mains de Doyle.
Tant que nous sommes avec Salles, il faut remarquer ses progrès depuis une semaine. Contre Minnesota, il avait commencé à jouer (c'est un début). Contre Miami, il a commencé à jouer... avec les autres. Il a enfin quitté la portion de terrain juste derrière l'arc de cercle du grand rectangle pour voyager et s'impliquer un peu plus. Il a pas mal travaillé dans l'ombre et pris une place dans le collectif. Désormais, il est disponible pour les autres, qui doivent encore s'habituer à son style mais on de meilleures conditions pour y arriver.
La plus grosse frayeur pour Doyle survint à 10 minutes du repos suite à un coup franc de Di Lorenzo prolongé par Zé Roberto (oui, il a aussi joué en première mi-temps) en direction de Pizzolitto. Dans une position pas forcément confortable, il a tenté de lober Doyle parti à sa rencontre mais sa reprise a heurté la transversale. S'en suivit un cafouillage et un coup de sifflet de l'arbitre qui avait sifflé un hors-jeu.
La dernière possibilité avant la pause aurait dû venir du pied de Ribeiro qui dribbla plusieurs adversaires dans l'axe avant d'être arrêté fautivement par Erush à l'entrée du rectangle. Une carte jaune bien méritée pour ce que certains appellent une faute professionnelle.
Il n'y a pas à dire, jusque-là, cette rencontre avait des allures de vrai match de soccer et pas de 0-0 plate de A-League comme au temps d'un certain Bob Le barbant... Beaucoup d'engagement de part et d'autre (mais pas un nombre anormalement élevé de fautes), la technique et l'intelligence de jeu des joueurs de Miami, le jeu posé de Montréalais bien organisés offraient un spectacle digne de ce nom, malgré l'absence de buts.
Malheureusement, la deuxième mi-temps n'allait pas confirmer ses 45 premières minutes prometteuses. L'entraîneur de Miami avait sans doute flairé l'inefficacité chronique des Montréalais et, la fatigue aidant puisque ses joueurs avaient déjà joué le vendredi à Toronto, il allait donner une consigne claire à ses hommes : on tient le 0 au marquoir. Le remplacement de Fraser, une des bonnes surprises du jour côté visiteur, par un défenseur après 20 minutes allait corroborer cette observation.
Notons quand même deux moments forts en début de deuxième période : un effort de Lyssand sur la gauche qui passa son homme avant de centrer pour Salles dont la reprise de la tête finit dans les bras du gardien (je veux bien que Doyle a un bon placement, mais Salles devrait viser là où il n'y a pas d'adversaire... voilà sa mission pour le prochain match dans son opération un progrès par rencontre) et l'arbitre, pourtant relativement bon jusque-là, oublia totalement de sanctionner un contrôle de la main d'un défenseur de Miami dans son rectangle. Il était beaucoup plus flagrant que celui de Leduc à Charleston ! Sans doute n'a-t-il pas sifflé car il n'y avait aucun Montréalais dans les parages. Il n'empêche, la faute de main était bien réelle et il aurait fallu désigner le point de penalty.
Le tournant du match ? Peut-être, pour le résultat. Mais pour le niveau de jeu, ce fut la sortie de Di Lorenzo sur blessure après 10 minutes en deuxième mi-temps. Dès lors, il n'y eut plus rien à voir ou presque. De là à dire qu'il y a un Impact avec Di Lorenzo et un Impact sans Di Lorenzo ? “C'est sûr que Di Lorenzo est créatif et intelligent, dira Nick De Santis à l'issue de la rencontre. Il sait quand et où donner le ballon. Nous n'avons pas créé assez d'occasions, pas donné assez de bonnes passes. Si on ne marque pas en début de match, voilà ce qui arrive...”
Dans la dernière demi-heure, il n'y eut plus que deux moments intéressants : un centre en profondeur de Bailey prolongé de la tête par Biello au-dessus de la cible, et un nouvel effort personnel de Ribeiro pour Lyssand totalement seul sur la gauche mais dont le centre lamentable termina dans les mains du gardien alors qu'il y avait beaucoup mieux à faire.
Alors que ce fut agréable en première mi-temps car il y avait deux équipes sur le terrain, en seconde, on s'est passablement ennuyé car il n'y en avait plus aucune : l'une avait disparu avec la sortie de son joueur le plus inspiré, l'autre s'était retirée car elle ne voulait plus jouer et se contentait d'un point, se faisant surtout remarquer par les nombreuses tentatives de gagner du temps. Et on se quitte sur un 0-0.
Ce qui me surprend quand même, c'est la déception de bien du monde après la partie, notamment au sujet de Romario. Enfin, de sa prestation surtout, car pour le reste, c'est vrai qu'il a fui les médias (mais il a signé au moins un autographe à la sortie du car où il n'y avait pas beaucoup plus de demandeurs... ni de journalistes). Je veux bien que c'est une vedette et qu'il a un grand nom, mais les gens attendaient quoi ? Il a joué vendredi, est sorti une bonne partie de la nuit suivante (on ne sait pas ce qu'il a fait samedi soir...), a 40 ans et il faisait pas mal chaud (bon, ça, il est peut-être habitué). En plus, et c'est le plus important, si c'était superman en D1 des USL, on le saurait.
Ce n'était pas son premier match sous les couleurs de Miami et il n'allait pas se métamorphoser soudait parce qu'il était à Montréal, malgré les nombreux wannabe brésiliens dans la foule ! La motivation n'a jamais été son fort et ce n'est pas le fait de se retrouver face à l'Impact qui allait y changer quoi que ce soit. Il a joué comme un préretraité qui a déjà perdu la forme, mais bourré d'une intelligence de jeu inversement proportionnelle à son envie de se dépasser. Il fallait le tenir à l'œil au bon moment et le serrer comme il se fallait, ce que la défense de l'Impact a très bien fait. Car avec ce type de joueur, la moindre inattention se paye cash.
Nevio Pizzolitto s'en est très bien sorti face à lui et lui a coupé l'approvisionnement. “C'est spécial de jouer contre lui car c'est une légende, a expliqué le défenseur. Mais il n'est plus comme il était et n'est pas vraiment plus difficile à tenir qu'un autre. Il ne court pas beaucoup, mais quand même : il est très intelligent, reste toujours près du dernier défenseur, dans le rectangle quand c'est possible et essaye continuellement de se démarquer.”
Dans une semaine, on retrouvera une équipe du Sud, avec la visite de Porto Rico et des anciens équipiers de Salles. Espérons que le Brésilien et ses nouveaux partenaires retrouvent leur inspiration qui a cruellement fait défaut ce dimanche et avait complètement disparu en deuxième mi-temps.
Calendrier
Prochain match
Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00
Dernier match
Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
► Calendrier complet
Classement MLS
| J | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
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| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
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| 3. Vancouver | 5 | 12 |
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| 4. San José | 5 | 12 |
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| 5. San Diego | 4 | 10 |
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| 6. New York City | 4 | 10 |
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| 7. Colorado | 5 | 9 |
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| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
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| 9. Seattle | 4 | 9 |
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| 10. Charlotte | 5 | 8 |
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| 11. Dallas | 5 | 8 |
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| 12. Chicago | 5 | 7 |
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| 13. Toronto | 5 | 7 |
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| 14. Miami | 4 | 7 |
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| 15. New York | 5 | 7 |
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| 16. DC United | 5 | 7 |
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| 17. Houston | 4 | 6 |
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| 18. Austin | 5 | 5 |
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| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
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| 20. Atlanta | 5 | 4 |
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| 21. Kansas City | 5 | 4 |
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| 22. Minnesota | 4 | 4 |
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| 23. Saint-Louis | 5 | 4 |
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| 24. New England | 4 | 3 |
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| 25. Portland | 4 | 3 |
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| 26. Orlando | 5 | 3 |
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| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
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| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
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