Après un partage et une victoire étriquée contre le CNHP, l’Impact est passé à la vitesse supérieure en enfilant 6 buts aux Lac Saint-Louis Lakers, n’en concédant aucun.
Pas de résumé de match ni de description des buts (inscrits par Salles, Gervais, Kolic, Ze Roberto et Antoniuk 2×) mais plutôt quelques remarques générales et à propos de certains joueurs.
Derrière, ça a été tranquille même si les joueurs de Lachine se sont créé l’une ou l’autre occasion. Pizzolitto était affûté, Gervais a donné pas mal de voix (Sutton portant le brassard), et on avait Fronimadis et Lyssand qui pouvaient monter sur les flancs. Ce dernier a fait quelques belles choses et quelques maladresses aussi.
Dans le but, on a eu une mi-temps Sutton, l’autre Weber. L’autre gardien jouait pour Lac Saint-Louis. En première, Weber, qui défendait les couleurs adverses, a fait quelques belles bourdes ! Son dégagement est long et précis par contre, ses réflexes sur sa ligne laissaient à désirer, comme certaines décisions. Après le match, Youssef Dahha expliquait que le fait de jouer en salle l’avait désavantagé.
L’Impact a largement dominé durant 90 minutes mais les deux mi-temps (durant lesquelles on attaquait… dans le même sens) ont quand même présenté un visage différent : on notait en manque de détermination en première alors que le milieu de terrain était beaucoup plus présent après le repos, notamment grâce à Ze Roberto.
Avant la pause, Ribeiro était le plus mobile. Avec tous les nouveaux venus, il est conscient que les places sont chères et qu’il devra se battre pour la sienne. C’est ce qu’il fait : bon comportement.
Di Lorenzo, il ne sait vraiment pas défendre ! Il est bon balle au pied et on voit l’intelligence de jeu. Par contre, beaucoup d’intentions n’ont pas été converties en réalisations. Salles, dans le rectangle, touche presque toujours le ballon qu’on lui envoie, dans n’importe quelle position. Par contre, dans le jeu, il manquait de détermination. Il n’était pas aussi impliqué que lors des matchs de Porto Rico contre Montréal. Il faut dire qu’ici, tout le jeu ne se fait pas en fonction de lui…
Cependant, pour ces deux-là surtout, mais pour certains autres aussi, il faut invoquer des circonstances atténuantes : c’était une des premières fois où ils jouaient sur du faux gazon, en salle, avec un plafond et des lumières au-dessus de leur tête. C’est quand même dépaysant. Certes, ils s’entraînent là-dessus depuis un moment aussi mais quand même. Attendons de les voir dans de vraies circonstances pour les juger définitivement. C’est clair qu’ils vont nous montrer davantage que ce qu’on a vu jusqu’ici.
Wilson était meilleur que lors des deux matches contre le CNHP. Ce n’était pourtant pas encore ça, loin de là. Il faut dire qu’aligné à droite, il semblait se sentir très mal à l’aise et voulait constamment rentrer dans le jeu.
Devant, aucune des deux attaques (Salles - Kolic en première mi-temps ; Antoniuk - Di Ioia en deuxième) n’a semblé peser très fort sur l’adversaire. C’est surtout le niveau des médians qui a fait la différence dans la manière de jouer, de même que la fatigue et les erreurs de l’adversaire.
Antoniuk, ce n’est pas mon préféré pour le moment mais il a été assez efficace : au bon endroit au bon moment, il a fait preuve d’opportunisme. Mais son point fort, ça a été les déviations en un temps. Elles ont amené quelques situations dangereuses.
Pour les nouveaux, cependant, il va falloir aussi continuer l’adaptation : on voit que de nombreux automatismes ne sont pas encore au point, ce qui est bien normal. Les anciens vont aussi devoir apprendre à jouer en fonction de leurs qualités et à se placer en conséquence. Tous ces matches amicaux servent à ça et on a vu une évolution au cours des 90 minutes.
Parmi les joueurs à l’essai, trois sont partis avec l’équipe nationale des moins de 20 ans (Nunez, Mayard et Babineau) et quatre ont été alignés : Gatti, Bah, Di Ioia et Baldeh. Le premier a laissé voir de belles qualités techniques et un beau toucher de balles. Quelques dribbles ont fait très mal aux défenseurs adverses. En revanche, défensivement, ça n’allait pas vraiment.
Quant à Baldeh, après avoir peiné un peu à entrer dans la partie après le repos, il est monté progressivement en régime et a beaucoup travaillé : calme et surtout très disponible, il s’est mis en évidence.
Sa prestation est en fait à l’image de l’équipe aujourd’hui : pas toujours facile et progressive au fil des minutes pour, finalement, un résultat à la hauteur.
On en verra encore davantage demain avec un match à l’air libre (enfin !) contre l’Université de Montréal, au parc Riverside à Lasalle. Coup d’envoi à 16h00.
M. V.H.