À quelques jours du passage du Père Noël, l’Impact a fait un très beau cadeau à ses supporters en annonçant l’embauche d’un joueur dont le nom est familier à leurs oreilles et dont les qualités doivent apporter une plus-value à l’équipe : Patrice Bernier.
Bernier avait déjà porté le maillot du club de 2000 à 2002, avant de prendre la direction de la Norvège (Moss, Tromsø), de l’Allemagne (Kaiserslautern) et du Danemark (Nordsjælland, Lyngby). Il revient donc sous des latitudes connues et dans une équipe dont le nom est pas mal plus facile à prononcer… Si sa venue était espérée de bien du monde, rares étaient ceux qui avaient la certitude de le voir rentrer au bercail dès 2012.
De passage à Montréal l’été dernier, il avait clairement fait comprendre que jouer ici lui plairait, mais pas à n’importe quelles conditions. Le club, de son côté, avait aussi laissé entendre que Bernier était une option mais qu’il ne ferait pas de folies pour s’attacher ses services. Preuve à l’appui : l’international canadien n’aura pas le statut de joueur désigné.
Entre temps, selon les dires du joueur, un élément très important est entré dans l’équation : Jesse Marsch (qu’il a d’ailleurs remercié avec insistance durant la conférence de presse). L’entraîneur s’est déplacé au Danemark pour le rencontrer et les deux hommes ont expliqué que le courant est très rapidement passé. Mais surtout, c’est le plan de Marsch et la place qu’il veut y donner à son nouveau poulain qui ont définitivement convaincu ce dernier de franchir l’Atlantique.
Lors de la conférence de presse de ce matin, Bernier a clairement fait comprendre que sa préoccupation était avant tout le terrain. Jouer à Montréal, il ne le fait pas pour le plaisir de revenir au Québec, pour être un porte-parole local ou quoi que ce soit d’autre : sa décision est liée à l’évolution qu’il compte donner à sa carrière sportive. Les autres éléments, pour reprendre ses mots, c’est du “bonus”. Au fil des questions des journalistes, il a insisté sur cet élément et c’était agréable d’entendre parler de jeu, de sport, de terrain en tant que préoccupation principale.
Un des rôles que Marsch compte lui confier est celui de relais pour les jeunes. Bernier ne sera pas le seul, mais le staff technique a prévu quelques vétérans pour transmettre leur expérience aux joueurs de demain (ou d’aujourd’hui mais qui ne sont pas encore à leur plein potentiel). Une tâches assez familière au dernier renfort montréalais puisque quand il avait été acheté par Nordsjælland, c’était la mission première que le club danois lui avait assignée. Avec succès, puisque l’équipe a plus que répondu aux attentes par la suite.
De son côté, Nick De Santis a ajouté que ce groupe d’anciens sera aussi très utile quand l’équipe connaîtra des moments difficiles. Et il ne faut pas se le cacher (même si évidemment, on ne l’espère pas), pour sa première saison à ce niveau, et avec un groupe de joueurs qui devront apprendre à se connaître, il devrait y avoir l’une ou l’autre période où le capital points ne grandira pas tellement.
Questionné sur ce qu’il aimait de sa nouvelle recrue, Marsch a parlé de son intelligence, de sa capacité à savoir quand il fallait défendre plus sur l’homme ou davantage couvrir une zone, de la précision de ses passes et de sa capacité à orienter le jeu. Il a ajouté aussi, voire surtout, que Bernier joue au même poste que lui et qu’il se reconnaît un peu en lui. Ça pourrait en dire long sur le rôle qu’il compte lui confier dans les mois à venir.
Ajoutons à cela que le garçon est éminemment sympathique, parle en connaissance de cause quand il aborde un sujet et a des conversations avec du contenu (ce que les journalistes apprécieront sûrement) et cela fait d’autres raisons de se réjouir de son retour.
Le milieu de terrain montréalais s’enrichit et c’est désormais vers l’attaque que sont tournées les priorités. Mais pour le moment, tous les regards pointent vers Bernier qui portera le numéro 8 et que certains voient déjà avec le brassard de capitaine.