Promenade sur les grands boulevards

Impact Montréal - Houston Dynamo 5-0 – Match de championnat (phase classique) joué le 24/08/2013

 Impact de Montréal
MONTRÉAL : Perkins, Camara, Nesta, Ferrari, Brovsky, Bernardello (72e Arnaud), Bernier, Mapp (80e Pisanu), Romero, Felipe, Di Vaio (88e Paponi)

HOUSTON : Hall, Sarkodie, Boswell, Taylor (46e Brunner), Ashe, Driver (80e Johnson), Moffat (62e Lopez), Garcia, Davis, Bruin, Barnes

ARBITRE : M. Grajeda

AVERTISSEMENTS : Driver

LES BUTS : 35e Di Vaio (1-0), 37e Felipe (2-0), 58e Brovsky (3-0), 70e Di Vaio (4-0), 90e Pisanu (5-0)


On avait vu lors du dernier match au stade Saputo entre les deux équipes que Houston est un adversaire qui réussit bien à l’Impact quand ce dernier est chez lui, et particulièrement au duo Felipe - Di Vaio. Ces deux-là s’en sont encore donné à cœur-joie ce samedi, plaçant en première mi-temps les fondations d’une victoire 5-0 qui fait un bien fou.

Ça aurait pu pourtant très mal commencer. On jouait depuis cinq minutes qu’un long ballon vers Bruin dans le rectangle permettait à l’attaquant visiteur de se retrouver seul face à Perkins. Il a cependant tergiversé, permettant aux défenseurs de revenir et de concéder un corner en catastrophe. Deux minutes plus tard, le dégagement en catastrophe était de l’autre côté : Boswell envoyait hors des limites un centre au sol de Mapp qui arrivait dangereusement au petit rectangle. Ce n’était pas le dernier…

En ce début de match, Montréal poussait dans ses derniers retranchements un adversaire qui n’avait pourtant encaissé qu’à une seule reprise dans le premier quart d’heure cette saison. Et ce chiffre n’a toujours pas bougé. Malgré une situation très confuse sur un corner que Ferrari a failli éclaircir, mais que Ashe, collé à son poteau, a transformée en nouveau corner. Malgré également un important effort individuel de Mapp sur la droite, qui est rentré dans l’axe et a envoyé un des tirs à distance dont il a le secret, repoussé par la transversale.

Peu prolifique dans le premier quart d’heure, Houston l’est davantage dans le second. Mais on n’en eut qu’un seul aperçu, un ballon mal dégagé, qui est arrivé entre Nesta et Barnes. L’attaquant a gagné le duel mais tiré au-dessus. C’était la dernière escarmouche texane, le festival offensif pouvait commencer pour Montréal.

Il faut souligner que dans le dos de la défense visiteuse, il y avait des espaces plus larges que les autoroutes à 16 voies des faubourgs de Los Angeles. Et ça, Montréal adore. C’est du pain béni pour Di Vaio, Felipe, Bernier et Mapp qui s’en sont donné à cœur-joie durant toute la soirée.

Le capitaine (vu qu’Arnaud était sur le banc) a ouvert le bal en lançant Mapp sur la droite et il fallut un très beau retour d’Ashe pour faire avorter l’action. L’arrière gauche visiteur a cependant par la suite multiplié les erreurs, les mauvais placements et s’est fait rouler dans la farine plus souvent qu’à son tour. Finalement, seul Sarkodie était solide, comme à son habitude, mais ça n’a vraiment pas suffi. Juste avant la demi-heure, Mapp est reparti sur la droite, mais a laissé le temps aux défenseurs de se replier. Ça ne l’a pas empêché d’en effacer deux, mais il n’est pas parvenu à cadrer son tir. Ce n’était que partie remise…

Quand on croise les stats des deux clubs fournies par Vision du Jeu, une chose apparaît clairement : le jeu rapide ayant l’axe pour origine et une passe comme avant-dernier geste (le dernier étant évidemment le but) est aussi productif pour l’attaque montréalaise que lourd de conséquences pour la défense de Houston. Alors quand les deux se rencontrent…

Première illustration quand une attaque rapide permit à Mapp, qui avait quitté son flanc pour rentrer dans le jeu, de servir Di Vaio en arrivant à presque surprendre tous les défenseurs. Ils purent quand même essayer de se replier, mais le superbe tir enroulé de l’Italien ne leur laissa aucune chance, pas plus qu’à Hall ni qu’à l’araignée qui s’était logée dans la lucarne droite de son but (1-0). Notons aussi que Felipe avait laissé le ballon aller jusqu’à Mapp, ce qui a permis d’accélérer le mouvement soudainement.

Deux minutes plus tard, le Brésilien avait un rôle différent, pour une conclusion similaire. Tout est parti d’un long ballon de Bernardello vers Di Vaio qui s’est fait contrer. En embuscade, Mapp a directement récupéré et centré dans les pieds de Felipe au deuxième poteau. Son tir enroulé (oui, encore) est allé se loger dans le coin du but de Hall, qui pouvait aller chercher le ballon au fond de ses filets pour la deuxième fois de la soirée.

Juste avant la pause, Mapp était lancé sur la droite dans le dos de la défense (oui, encore… encore) et a centré pour Di Vaio, qui a raté son geste. Je parlais de quarts d’heure prolifiques plus haut : le troisième est celui lors duquel Montréal marque le plus, et il l’a encore confirmé ce soir. Mais la fête était loin d’être finie.

Il n’y avait que deux buts d’écart à ce moment-là et évidemment, Houston espérait toujours recoller au score, même s’il n’y était encore jamais parvenu cette saison en étant mené à la mi-temps à l’extérieur. Perkins a cependant rapidement dû sortir un superbe réflexe devant Barnes qui reprenait de la tête un centre de Sarkodie. Bruin était à l’affût mais sa reprise a été déviée en corner, sur lequel la tête de Boswell a filé au-dessus.

Mais c’est toutefois l’espace dans le dos de la défense visiteuse qui animait encore tant et plus cette rencontre. Felipe, lancé par Di Vaio, a obligé Hall à repousser une première fois. L’avant italien avait bien suivi et obligea le portier visiteur à s’interposer à nouveau. Deux minutes plus tard, il sortit un nouvel arrêt face à Brovsky, pas vraiment fatigué de son voyage tant sportif qu’humanitaire au Guatemala.

Perkins aussi était mis à contribution, mais beaucoup moins : il s’est quand même bien interposé sur un centre-tir de Bruin. À lire ce compte-rendu, vous vous dites certainement que ce fut une outrageuse domination montréalaise. Mais si vous allez voir les stats sur le site de la MLS, vous verrez que Houston a davantage eu le ballon et a réussi plus de passes. En fait, Montréal a bien réussi sa mission : laisser le ballon à son adversaire, tout en le maintenant à distance et en bloquant les flancs, pour ensuite profiter des espaces dans le dos de sa défense.

Bah oui quoi, vous pensez qu’ils allaient disparaître comme par magie ? Di Vaio profitait d’un nouveau boulevard pour filer face à Hall et il fallut un retour in extremis de Brunner pour concéder le corner. Botté par Bernardello, il est arrivé au deuxième poteau où Brovsky n’eut qu’à mettre le pied sur le ballon pour inscrire son premier but au stade Saputo (3-0) et aller saluer ses fans au sabre laser non loin de là.

La soirée infernale d’Ashe était également loin de toucher à sa fin. Recevant un long ballon croisé, Di Vaio s’est joué de lui en un contrôle, avant d’enchaîner par un tir au-dessus. Houston a connu sa meilleure… minute peu après le milieu de la deuxième période. Perkins a dû se coucher sur un intéressant tir à distance signé Brunner. Ensuite, alors que l’Impact avait peiné à empêcher la circulation de balle adverse, Garcia a croqué sa reprise, qui n’est toutefois pas passée loin de la cible. Pas d’énorme danger toutefois… Juste un semblant d’éclair dans la grisaille… ou une rare absence d’amertume dans cette orangeade avariée.

Ce fut donc de courte durée. Il était temps d’avoir LE but qui illustrait le plus la soirée, tant d’un côté que de l’autre. Ça a donc commencé, vous vous en doutez, avec un nouveau boulevard dans le dos de la défense visiteuse, permettant à Felipe de lancer Bernier seul au but. Il n’avait plus qu’à battre Hall mais, loin d’être égoïste, il joua la sécurité en servant sur un plateau Di Vaio qui avait parfaitement suivi (4-0). Rajoutez-y les beaux gestes de Mapp et vous avez un résumé parfait des éléments qui ont fait la différence lors de cette rencontre.

Il faut quand même donner quelques fleurs à Perkins, qui aurait pu se permettre l’une ou l’autre erreur sans conséquence tant l’écart au marquoir était important, mais au contraire, il s’est encore mis en valeur en détournant une belle frappe du gauche de Garcia.

Et alors que tout le monde pensait qu’on allait en rester là, un nouvel espace béant dans la défense a permis à Felipe, plein axe, de lancer Pisanu seul face à Hall : l’ailier italien que l’on n’avait plus vu depuis longtemps a porté les chiffres au score de forfait (5-0), inscrivant le troisième but de la soirée résultant d’une attaque rapide ayant l’axe pour origine et une passe comme avant-dernier geste…

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