Bilans de saison 2022 (2) : les joueurs sous la loupe

Publié le 2 novembre 2022

 CF Montréal
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Les bilans de saison se poursuivent sur ImpactSoccer.com, avec aujourd’hui les évaluations individuelles. Sans surprise après une telle année, la plupart d’entre elles sont (très) positives, malgré quelques rares déceptions. Voilà qui permet aussi d’alimenter quelques débats sur le noyau pour 2023.

Romell Quioto : Après avoir étalé la palette de ses talents la saison dernière, le Hondurien a eu un rôle plus fixe dans l’équipe, à la pointe de l’attaque, souvent seul, parfois accompagné. Si son rôle était fixe, lui ne l’était pas. Sa mobilité a ouvert des espaces pour que des partenaires (notamment Mihailovic) s’infiltrent et pour déstabiliser les défenses, lui permettant souvent de partir seul face au gardien adverse. Si le plan collectif a toujours été clair, Quioto apportait une certaine variété, et même lorsqu’il était moins efficace, l’équipe a généralement fait meilleure impression lorsqu’il était sur le terrain.

Samuel Piette : Une saison en plusieurs temps pour le médian qui vient de prolonger son contrat pour plusieurs saisons. Blessé en début d’exercice, il n’était pas le choix le plus évident aux côtés de Wanyama et a parfois joué grâce à des circonstances favorables. Et puis, l’équipe a commencé à tourner à une période où il était sur le terrain, et tant le niveau collectif que son niveau individuel ont été crescendo. Oui, il fut impliqué dans des buts, mais il n’y a pas que ça, ni uniquement sa combativité que l’on connaît depuis longtemps. Le Piette de fin 2022 fut le meilleur depuis son arrivée à Montréal, tout simplement.

Kei Kamara : Après l’avoir admiré sous d’autres maillot, on a pu se régaler du talent du Sierra Léonais qui, malgré son âge avancé, n’a rien perdu de ses qualités footballistiques. 9 buts mais aussi 8 dernières passes, dans le style qu’on lui connaît et idéal pour le concept collectif que Montréal veut développer, celui d’une équipe dominante bien installée dans le camp adverse. Son apport au jeu ne se limite pas à ses stats : comme Quioto, sa présence rendait l’équipe meilleure… et son leadership a aussi été extrêmement précieux, sur le terrain, sur le banc ou à l’entraînement.

Lassi Lappalainen : Entre ses blessures et un style dont on aurait pu avoir fait le tour, le Finlandais était face à une saison qui pouvait s’avérer être un tournant de sa carrière. Son corps a tenu le coup, mais c’est surtout sur le terrain qu’il a pris une nouvelle dimension. Repositionné au poste de véritable latéral qui arpente tout son flanc, il s’y est épanoui. Dès son arrivée, alors attaquant ou ailier, il avait montré sa propension à travailler défensivement. Maintenant, ça fait partie de ses tâches et il s’y attelle à merveille tout en ayant désormais plus de variété dans son jeu offensif. Ajoutez-y des automatismes peaufinés et vous obtenez une saison de haut vol.

Djrodje Mihailovic : Roi de la passe décisive mais trop peu souvent buteur en 2021, l’Américain a complètement inversé son apport cette saison. C’est en partie dû à une nouvelle dynamique de l’attaque au complet, qui lui a davantage permis de s’infiltrer et d’être en position de marquer, tout en influençant le jeu de l’équipe. Il a toutefois été moins précis dans certains domaines (sur phases arrêtées par exemple) et après un début de saison tonitruant, a connu un passage à vide après son retour de blessure. Sous le maillot d’AZ, il devra combiner ses atouts de 2021 et de 2022 pour franchir un palier.

Victor Wanyama : Comme l’an dernier, il fut la pierre angulaire de l’équipe, le lien indispensable entre les joueurs offensifs et une défense devant laquelle il fait office de rempart. Il a régulièrement montré sa taille patron, malgré l’un ou l’autre match plus difficile, ce qui affectait immédiatement le rendement de l’équipe. Comme depuis son arrivée, il a impressionné par sa lecture du jeu, mais aussi son importance dans le camp adverse où sa conservation du ballon et ses bonnes passes ont permis à l’équipe de s’installer pour construire sa domination.

Rudy Camacho : S’il n’a pas atteint son excellent niveau du début de l’année 2021, celui que l’on annonçait sur le départ l’hiver dernier fut encore le patron d’une défense qui a trouvé une certaine forme de stabilité même si elle ne semblait pas toujours rassurée par le gardien derrière elle. On a peu parlé du Français cette saison, mais cette discrétion est en fait due à la régularité d’un joueur bien installé à son poste.

Ismaël Koné : Véritable révélation du début de saison aux côtés de Wanyama, il a repris ce rôle d’une main de maître alors qu’il était habitué à évoluer un cran plus haut. Est rentré dans le rang suite à un concours de circonstances (suspension, retour en forme de Piette) avant de connaître un passage à vide. Ce qui ne l’a pas empêché d’être convoité par Norwich cet été. En fin de saison, l’entraîneur l’a placé dans un rôle avec lequel il était plus familier, aux côtés de Mihailovic, et il a une nouvelle fois brillé, confirmant tout le bien qu’on pense de lui.

Alistair Johnston : D’un rôle purement défensif à Nashville l’an dernier, il a occupé tout le flanc droit cette saison. Ce fut assez difficile au début, il s’est ensuite mis à donner des passes de finition, à offrir des buts et à être même régulièrement en position de marquer. On parle souvent de collectif sur le terrain, Johnston est l’illustration de la réussite collective à tous les échelons sportifs du club : la direction sportive pour avoir cerné le potentiel de son évolution, l’encadrement technique pour avoir permis au joueur de franchir un cap, et évidemment le principal intéressé lui-même pour avoir mis le tout en application sur le terrain.

Kamal Miller : En début d’année, il avait encore progressé : roc défensif, à l’aise techniquement, de belles montées balle au pied, et il faisait partie des défenseurs les plus solides du championnat. À son image la saison dernière… en encore meilleur. Mais sa fin d’exercice fut plus difficile et sa baisse de forme a contribué à certaines difficultés (relatives) rencontrées par l’équipe dans les dernières encablures de la saison. L’international canadien reste cependant bien plus qu’une valeur sûre.

Joel Waterman : Après avoir gagné sa place au détriment de Struna fin 2021, il devait confirmer sur la durée et l’a réussi haut la main. Oui, il y a encore quelques erreurs de jeunesse et il est trop tendre pour certains attaquants, mais il est désormais à sa place en MLS, au sein d’une équipe ambitieuse, et dans le noyau élargi de l’équipe nationale. Mieux encore : en l’absence de Camacho, il a été repositionné dans l’axe du trio défensif et a montré le potentiel pour prendre à terme le rôle de patron.

Sunusi Ibrahim : Le mystère le plus total… On se disait que cette saison allait lui permettre d’éclore, encore plus avec la blessure de Johnsen, et il montrait le bout du nez jusqu’au jour où il a marqué trois buts en Coupe du Canada contre le Forge FC. On sait qu’il a été blessé ensuite, mais il n’y a pas que ça, toujours est-il qu’il a complètement disparu de la circulation malgré deux apparitions furtives en fin de match bien plus tard dans la saison.

James Pantemis : Boudé par l’entraîneur depuis la défaite à Toronto l’année dernière, il a dû attendre longtemps avant de recevoir sa chance mais fut finalement titularisé régulièrement après les frasques sportives de Breza. Il a eu chaud à certains moments, passant à côté de l’un ou l’autre match, mais fut le plus souvent rassurant, sauvant en outre des points à plusieurs reprises. Avec lui dans le but, la défense semblait aussi beaucoup plus à l’aise, et ça a également permis à toute l’équipe de faire un pas en avant.

Mason Toye : Exceptionnellement efficace en début de saison dernière avant d’être écarté par une lourde blessure, il a signé un retour spectaculaire en marquant deux buts à Seattle le 29 juin… avant de ne plus trouver une seule fois le fond des filets ! Inquiétant, très inquiétant pour un attaquant dont la première mission est de marquer. En manque de confiance mais aussi de justesse dans son jeu, il faudra aux entraîneurs retrouver la recette, et les mots, qui avaient permis sa métamorphose entre les saisons 2020 et 2021.

Mathieu Choinière : Valeur sûre de l’équipe en fin de saison dernière, il est devenu remplaçant de luxe, mais souvent un des tout premiers choix en cas d’absence. L’arrivée de Johnston, la montée en grade de Lappalainen et la concurrence dans l’entrejeu expliquent ce recul dans la hiérarchie davantage qu’un affaiblissement de sa part. Il fut toutefois régulièrement sur le terrain, grâce à sa polyvalence qui lui permet tant d’arpenter les flancs que de jouer dans l’axe de l’entrejeu. Reste à voir si c’est plus utile pour sa carrière qu’arriver à s’installer à une position.

Gabriele Corbo : On ne savait pas grand-chose de ce jeune Italien arrivé de Bologne durant l’hiver, mais avec le départ prévu de Camacho, il aurait pu remplir un rôle important dans la défense. Le Français a bien fait de rester, car Corbo fut longtemps trop léger et hésitant. Cela dit, au fil de la saison, on a vu qu’il a appris et progressé et ses présences à partir du mois d’août furent nettement plus rassurantes.

Zachary Brault-Guillard : Drôle de saison pour le latéral droit, qui a vu son poste être ravi par Johnston et son temps de jeu fondre. Avec sept petites titularisations, toutes compétitions confondues, il a toutefois été un remplaçant plus qu’utile. Ses quatre buts et ses trois dernières passes en championnat illustrent tant sa contribution offensive personnelle que l’apport des joueurs moins souvent titulaires cette saison.

Joaquin Torres : Après une telle saison, la colonne des déceptions est dépeuplée mais l’Argentin peut y figurer. L’an dernier, il était devenu titulaire indiscutable dès son apparition dans l’équipe. Cette année, son étoile a pâli et s’est presque complètement éteinte après le mois d’août. En championnat, il a marqué trois buts en en a offert deux, ce qui est trop peu pour un joueur à sa position. Certes, il provoque beaucoup de fautes, mais ce ne fut pas de la plus grande utilité.

Matko Miljevic : Considéré comme le remplaçant attitré de Mihailovic, il n’a pas non plus répondu aux attentes malgré de nombreuses montées au jeu. Un but marqué (sur penalty), un autre offert et le sentiment global que l’Argentin est un joueur intéressant mais qui n’est pas au niveau d’une équipe qui joue le haut du classement en MLS. Peut-il y arriver ?

Sebastian Breza : Le sujet de nombreux débats cette saison. Oui, il a de bons réflexes, oui il a eu quelques bons matches, mais dans l’ensemble, il n’a rien d’un titulaire en MLS. Sorties hasardeuses, positionnement plus que douteux, erreurs nombreuses, il dégage un sentiment de confiance en lui inversement proportionnel à celui d’assurance qu’il confère à sa défense. A coûté davantage de points qu’il n’en a rapporté.

Jojea Kwizera : Un joueur au sujet duquel il est difficile de se prononcer, car il est souvent monté au jeu dans des circonstances où soit tout était plié, soit le système était complètement réorganisé pour rattraper un retard. A eu sa chance aussi quelques fois comme titulaire, mais ce ne fut pas lors de journées de franche réussite collective. Mais ce qu’il montre à l’entraînement semble convaincre puisqu’en fin de saison, on sentait la confiance de l’entraîneur à son égard.

Ahmed Hamdi : Encore un joueur qualifié d’intéressant il y a un an mais qui devait franchir un cap cette année. Il a reçu sa chance mais n’y est pas arrivé. Il s’est en outre blessé et la barrière linguistique n’a pas dû lui faciliter la vie en dehors d’un terrain sur lequel il n’est plus remonté après début juillet.

Robert Thorkelsson : Comme Corbo, il a reculé d’un cran dans la hiérarchie générale de la défense après la prolongation de contrat de Camacho. Cela dit, sa première fonction était d’être le substitut de Miller en cas de besoin : en fin de match, ça passe ; comme titulaire, d’autres options étaient choisies lors des rares absences de l’international canadien. Jeune, l’Islandais doit encore prendre du galon.

Rida Zouhir : “Pas mal, pour un jeune”, a-t-on pensé lors de ses premières apparitions. Et puis, Koné est arrivé, lui faisant autant d’ombre que les gratte-ciel dans les rues de New York. Avec un entrejeu déjà surpeuplé, il a presque totalement disparu de la circulation. Espérons qu’aux entraînements, il a continué de progresser en direction du potentiel que les entraîneurs voyaient en lui.

Zorhan Bassong : Adolescent, il était dans les équipes de jeunes de bons clubs européens qui disaient le plus grand bien de lui. Malheureusement, chez les grands, il ne confirme pas. Cette saison, il est passé à côté de son sujet à plusieurs reprises et quand ce n’était pas le cas, il n’a pas apporté de valeur ajoutée lors de rencontres où l’équipe était peu performante. Pour le voir à partir de l’été, il fallait prendre la direction des terrains de PLSQ.

Logan Ketterer, Keesean Ferdinand, Thomas Giraldo, Nathan-Dylan Saliba, Bjorn Johnsen, Chinonso Offor : Aucune minute sur le terrain avec l’équipe première cette saison pour le troisième gardien, ces jeunes du sérail, un attaquant blessé et un autre prêté. Il faut dire que quand l’équipe tourne et que même les remplaçants font le travail, monter dans la hiérarchie devient difficile.

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