Deux grands favoris, Montréal loin derrière

Publié le 16 avril 2021

 
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Le coup d’envoi de la saison de MLS est donné ce vendredi, avec deux rencontres au programme. Comme de coutume ces dernières années, nous avons fait le tour des pronostics et des commentaires tant positifs que négatifs des observateurs et nous vous résumons le tout pour vous donner un aperçu des forces en présence.

LES GRANDISSIMES FAVORIS


Deux équipes se détachent nettement du lot en ce début de saison : le détenteur de la Coupe MLS et le grandissime favori… de l’an dernier qui, après une saison 2019 assez fabuleuse, n’avait toutefois pas répondu aux attentes. Cela dit, chacun a les faveurs de deux catégories bien distinctes.

Un top 2 quasiment garanti, un top 3 au pire, le Los Angeles FC fait l’unanimité mais… rares sont les observateurs qui le voient être suffisamment régulier pour terminer en tête du classement général. Gagner la Coupe MLS ensuite en brillant sur un mois ? Ah oui, ça bien… En revanche, les supporters et parieurs, eux, pensent encore que l’équipe de Bob Bradley va tout dévorer sur son passage. Avec un Vela en forme toute la saison et Rossi à ses côtés, l’équipe compte en ses rangs deux des meilleurs joueurs offensifs du championnat. Mais devant eux, en pointe, c’est léger. Et Bradley va-t-il reconstituer le triangle magique de l’entrejeu Kaye-Atuesta-Blessing qui avait porté l’équipe en 2019 ou persévérer avec ses renforts de 2020 ? Rappelons quand même que l’an dernier, le LAFC n’a pas terminé en ordre utile pour se qualifier pour la Ligue des champions.

Comme chaque année, le détenteur de la Coupe MLS recueille les faveurs des pronostics dans de nombreux médias. Columbus n’y fait pas exception, bien au contraire, puisque le plébiscite est quasi-unanime. Cela dit, le public et les parieurs, eux, ne sont pas aussi enthousiastes. Il y a quand même une bonne raison de l’être : tous les joueurs importants sont restés ! Et même ceux qui l’étaient un peu moins. Leur plus grande perte est Mokhtar, jamais titularisé lors de la phase finale de la saison. Mieux encore, ils se sont renforcés avec Molino, l’un des fers de lance de Minnesota, Matan, milieu créatif qui brille en équipe nationale espoirs roumaine, et l’expérimenté Wright-Phillips. Des faiblesses ? Quand cette équipe ne trouve pas la faille, elle cafouille, et elle dépend encore beaucoup de Zelarayan. Enfin, ça c’était l’an dernier. Ça a peut-être été gommé durant la préparation…

LES AUTRES PRINCIPAUX PRÉTENDANTS


Derrière ce duo a priori intouchable, un quatuor reçoit des éloges de toutes parts. S’ils semblent moins bien armés pour viser la première place du classement général, ils devraient cependant jouer les premiers rôles.

Arrivé en tête à l’issue de la saison régulière 2020, Philadelphie paraît légèrement plus faible cette année, principalement en raison du départ d’Aaronson qui lui permettait de débloquer les situations qui posaient problème avant son éclosion, mais aussi de celui du défenseur central McKenzie. Mais cette équipe a des bases solides : un style de jeu immuable depuis de nombreuses années et un effectif stable riche en automatismes. Ajoutez à cela des jeunes du cru qui percent assez rapidement, et le recul ne devrait pas être drastique. Le double duel contre Saprissa en Ligue des champions était d’ailleurs on ne peut plus encourageant.

Valeri, Blanco, les deux Chara : les individualités qui plaisent ne manquent pas à Portland, et le club est très apprécié. Il reçoit d’ailleurs souvent les faveurs des pronostics, et cette année n’échappe pas à la règle. Néanmoins, le groupe prend de l’âge – surtout les joueurs importants, certains revenant d’ailleurs d’une lourde blessure. Dès lors, le club a recruté en misant sur la jeunesse et la richesse de l’effectif pour compenser. Cette ossature tire à sa fin, et après le tournoi MLS is Back de l’an dernier, l’objectif est de viser un trophée plus prestigieux. C’est, sans nul doute, une source de motivation. Mais est-ce que ce sera suffisant ?

Si la tendance se maintient, Seattle sera finaliste de la Coupe MLS, comme lors de cinq des six dernières saisons. Bien entendu, rien n’est garanti, et même cette place de finaliste n’est pas forcément synonyme de bonne saison. Avec Lodeiro et Ruidiaz, l’équipe compte en ses rangs l’un des joueurs les plus créatifs et l’un des buteurs les plus opportunistes de la compétition. Il faudra toutefois compenser la blessure de Morris, qui n’avait jamais aussi bien joué que l’an dernier, et composer avec un effectif plus léger obligeant les remplaçants à hausser leur niveau.

Le chouchou des observateurs à l’aube de cette saison est sans nul doute New England. Leur argument ? L’équipe était intéressante l’an dernier, montrait un certain potentiel… et récupère cette saison Gil, qui va lui permettre de flirter avec les sommets. Ajoutez à cela une campagne de transferts qui visait à solidifier le onze et renforcer le banc, le tout dirigé par Bruce Arena. Reste qu’il y a beaucoup de « si » dans ce raisonnement : entre le potentiel et la réalité, il peut y avoir une grosse différence, surtout si les autres fers de lance de l’équipe, à l’image de Bou, sont aussi irréguliers que l’an dernier.

LE SUBTOP


Vous cherchez d’autres équipes agréables à regarder et qui devraient se qualifier sans problème pour la phase finale ? Voilà la liste, si on se fie aux pronostics de début de saison, des clubs assez bons pour vivre une saison régulière sans heurts, mais pas suffisamment pour viser les sommets.

Ce n’est pas le nom le plus sexy et le premier auquel on pense, mais Minnesota valait pourtant largement le coup d’œil en fin de saison dernière. Le tout, notamment, grâce à Reynoso, arrivé de Boca Junios en septembre. Cette fois, il sera là dès le début de saison, et l’équipe s’est en outre trouvé un buteur en la personne d’Abila. En revanche, elle doit encore offrir des garanties quant à sa régularité, son dynamisme, et des individualités devront émerger pour faire pencher la balance favorablement dans les jours difficiles.

À Montréal, on a régulièrement vu Orlando à l’œuvre la saison dernière, et on sait de quoi cette équipe est capable. Si c’était une révélation l’an passé, 2021 doit être sous le signe de la confirmation, d’autant que la surprise n’était pas tant dans le potentiel de l’équipe que dans sa capacité à l’exprimer rapidement. Malgré les départs de Dwyer et Dike, l’équipe se veut encore créative et offensive, avec l’arrivée de Pato et une campagne de transferts qui a aussi visé à optimiser l’apport de Nani. Cela dit, l’effet de surprise a disparu et ses adversaires seront mieux préparés aux forces et faiblesses d’un club qui, par le passé, a eu du mal à gérer les attentes élevées.

Longtemps, Kansas City comptait en ses rangs une longue liste de joueurs faisant partie des meubles. Avec les départs cet hiver de Besler et Sinovic, Zusi, Espinoza et leur entraîneur Vermes font figure de rescapés dans le vestiaire d’un club qui, toutefois, sait se renouveler comme l’a prouvé son bon classement la saison dernière. Le tout avec un Pulido qui fut régulièrement absent. L’effectif ne compte pas vraiment d’autres vedettes mais mise sur énormément de bons joueurs, à l’image de Russell et Puncec, et s’est renforcé en conséquence cet hiver avec par exemple Walter (Nice) et Isimat-Mirin (PSV). Reste à faire prendre la mayonnaise et à devenir efficace tant devant que derrière, ce qui a cruellement manqué l’an dernier.

Toronto, tout le monde connaît son potentiel… et il est intact puisque presque rien n’a changé dans l’équipe dont le départ le plus notable est la retraite de Ciman, alors qu’il n’y a même aucune arrivée de cet acabit. Parmi les joueurs… Car sur le banc, Greg Vanney a cédé sa place à Chris Armas. Pozuelo élu meilleur joueur du championnat l’an dernier, Akinola qui se révèle, des jeunes qui montent et un exploit en Ligue des champions contre Leon sont toutes des raisons de se montrer optimiste. Le groupe vieillissant, Bradley qui a parfois du mal à suivre, des blessures à répétition et un banc qui a encore tout à prouver tendent à tempérer les ardeurs.

Pour bien du monde, c’est comme si depuis le départ de Tata Martino, Atlanta avait hiberné. Et l’arrivée du nouvel entraîneur Gabriel Heinze lui permettra de se réveiller comme si de rien n’était. Entre temps, Frank De Boer, mais aussi Pity Martinez et son sempiternel découragement, n’auront pas marqué l’histoire du club qui prend des couleurs plus argentines que jamais. Heinze a un plan et, quand il sera mis en place, on nous promet bien du plaisir. D’autant que Josef Martinez est de retour de blessure. Reste que de nombreux éléments, tels Barco, ont encore beaucoup à prouver, et que les nouveaux pourraient avoir besoin de temps. D’ailleurs, Heinze prône la patience et parle davantage de mise en place que de résultats immédiats.

Si New York City émarge à cette catégorie, c’est parce que bien des supporters croient en cette équipe, et que les parieurs misent dessus. On se demande quasiment pourquoi, car même l’entraîneur pointe le manque d’expérience de son équipe et le manque de richesse de son effectif. Matarrita et Ring son partis, Heber est blessé, et s’il y a moyen d’aligner un onze compétitif, les moindres absences risquent d’être très douloureuses. Alors, faut-il déjà ranger les pensionnaires du Yankee Stadium dans le tiroir des probables déceptions ? Tout dépend des attentes car si les observateurs pensent que cette équipe devra cravacher dur pour une place en phase finale, ils la voient quand même terminer au-dessus de la ligne rouge.

AUTOUR DE LA LIGNE ROUGE


Rarement les pronostics ont-ils été aussi difficiles à faire que cette année. Pandémie, conditions de préparation très différentes d’un club à l’autre, manque de visibilité de certaines équipes, et toujours plus de clubs ce qui rend la chose plus difficile à suivre. Et pourtant, rarement les pronostics ont-ils été aussi peu disparates, avec un destin similaire promis à chaque club par plus ou moins tout le monde. À les lire, le traditionnel « ventre mou » ressemblera davantage à une bedaine de cycliste qu’à celle d’Homer Simpson. Voilà les quatre clubs qui font le moins l’unanimité quant à leur participation à la phase finale, même si les deux premiers recueillent davantage de suffrages que les deux autres.

Non, vous n’êtes pas les seuls à être surpris de voir Colorado aussi bien placé. Et ceux qui sont optimistes en rajoutent en disant que l’effectif… n’est pas génial. Et que l’an dernier, il ne l’était pas non plus. Insistant en fait sur le mérite de Robin Fraser à tirer le meilleur de ses joueurs pour en faire une équipe compétitive malgré des carences importantes. Discret, ce club travaille sur un plan à long terme. À quel stade en est-il ? Réponse en fin de saison.

Précurseur pour la formation des jeunes, Dallas ne peut que s’en féliciter depuis qu’il a vendu quelques pépites dans de grands championnats européens. Il insiste évidemment sur cette politique qui, en plus de l’argent, lui permet d’avoir un effectif facile à composer avec de nombreux éléments prêts à jouer en équipe première mais à attendre leur heure également. Cela donne un bon banc et un onze compétitif quand il y a des absents importants. À côté de cela, les Texans n’ont plus vraiment de vedette qui fait soulever les foules, de joueurs capables de faire la différence semaine après semaine ni d’éléments qui lui permettent de jouer les premiers rôles.

Après une première saison largement au-dessus des attentes, Nashville n’a qu’une seule ambition : confirmer. Pour ses débuts, on s’attendait à voir une équipe aussi désagréable à regarder qu’à affronter. Sa défense en béton lui a permis de se classer en ordre utile et à une attaque peu productive de marquer suffisamment pour prendre des points précieux. Si l’équipe est toujours aussi solide, efficace sur phases arrêtées et que Pineiro apporte une nouvelle dimension, elle pourrait encore être compétitive. Est-ce que la formule peut tenir la route une deuxième année, avec des adversaires qui connaissent sa recette ? Il faudra lui apporter davantage de variété pour qu’elle ne devienne pas trop fade.

Beckham, Neville, du rose, Higuain, l’autre Higuain, Pizarro, Matuidi : Miami ne manque pas de couleur ni d’ambition. Et pourtant, malgré tous ces joueurs de qualité, l’équipe marquait très difficilement l’an dernier. Alors, elle va sûrement jouer encore plus offensivement, et c’est pour cela qu’elle a renforcé… sa défense. On ne s’ennuie jamais non plus dans les coulisses de ce club, entre les sagas de stade et celle des quatre joueurs désignés, réglée à la toute dernière minute. Il y a bien de belles pièces, mais est-ce possible de les assembler de manière cohérente ?

LES INTERMITTENTS DU SPECTACLE


Voilà des équipes grâce auxquelles on pourra avoir du plaisir. Parfois. Parce que quand les projecteurs seront braqués sur la grande scène, on ne les verra plus. « Merci à vous pour ce que vous nous apportez, mais on vous oubliera facilement », semblent en dire les observateurs.

Une description qui n’a pas vraiment souvent collé au LA Galaxy, ni à Chicharito, la grande déception de la saison dernière (et pas juste dans son club). Après avoir fait passer Toronto de risée à ténor, Greg Vanney doit rendre sa grandeur à un club qui vit de plus en plus dans l’ombre d’un flamboyant voisin. Le talent et l’expérience ne manquent pourtant pas, encore plus avec l’arrivée cet hiver de Victor Vazquez, mais on sent le nouveau départ : l’entraîneur va devoir trier le bon grain de l’ivraie avant d’entamer un énorme travail de reconstruction d’un groupe qui manque cruellement de jeunesse.

L’an dernier, New York s’est qualifié pour la phase finale, et le club a embauché en Gerhard Struber un entraîneur qui a le style de la maison au taureau ailé tatoué sur le corps. Alors, pourquoi le club devrait-il voir ses ambitions à la baisse cette année ? Parce que l’équipe en est à son énième nouveau départ, continue de se rajeunir, l’effectif bouge mais ne semble pas réellement se renforcer… et que chaque année, elle glisse dans la hiérarchie. Pas sûr que 2021 inverse la tendance.

Ah, on a souvent bien ri avec San José l’an dernier. L’équipe de Matias Almeyda est capable du meilleur comme du pire… et le spectacle est quasiment toujours garanti. Les buts tombent à la pelle, tantôt dans son but, tantôt dans celui de l’adversaire. Cela dit, l’entraîneur n’est pas là pour fanfaronner, et il connaît mieux son équipe, sait quelles retouches ont fonctionné l’an dernier et a recruté quelques joueurs intéressants comme le meneur de jeu Lopez ou l’arrière latéral Abecasis. Reste que pour avoir de plus hautes ambitions, il faudra être moins folklorique défensivement, surtout sur phases arrêtées.

Le classement de Chicago en 2020 parle en sa défaveur. Si l’équipe est passée complètement à côté de l’un ou l’autre match, la plupart du temps, on lisait qu’elle aurait mérité mieux que son mauvais résultat. C’est sûrement pour cela qu’elle a décidé de miser sur la continuité cette saison. Il faut espérer pour elle que Beric continuera de marquer à la pelle, que sa défense arrêtera de commettre des erreurs coûteuses et que, si amélioration il y a, ses concurrents ne se seront pas encore améliorés davantage…

Quand une nouvelle équipe arrive en MLS, les observateurs sont souvent très pessimistes pour elle. Même Atlanta et le LAFC n’avaient guère les faveurs des pronostics à leur première saison. Alors voir Austin ne pas être placé en toute fond de tableau montre que le troisième club texan a déjà fait une certaine bonne impression. Il faut dire que le recrutement a de quoi séduire, avec un mélange de jeunesse et d’expérience, dont des joueurs qui étaient des pions très importants en MLS, comme Ring ou Besler. On découvrira aussi avec intérêt Dominguez et Pochettino. Reste à trouver l’harmonie et les automatismes qui empêcheront de prendre trop de buts dus à des habitudes à découvrir.

Austin a déjà toutefois gagné une première bataille, en se voyant promettre une saison plus réussie qu’un des deux autres clubs texans, Houston. Comme Chicago, les Texans ont souvent semblé mal payés de leurs efforts l’an dernier. Mais dans le club de Matt Jordan, on aime transférer à tour de bras et pour sa deuxième saison d’entraîneur, Tab Ramos a vu son groupe changer. Ainsi, après Quioto un an plus tôt Elis est parti, alors qu’Urruti et Picault sont arrivés pour redynamiser l’attaque. Struna, trop semblable à ses pairs derrière, a été remplacé par Tim Parker. Si on aura sûrement encore beaucoup de plaisir à regarder Quintero jouer, les supporters, eux, risquent encore de s’arracher les cheveux en raison de l’inefficacité de leurs favoris.

LES DIPLÔMÉS DU DERNIER RANG


Avec 27 équipes en MLS, il n’est évidemment pas possible de regarder chaque match chaque semaine. Il est fort probable que bien du monde, hormis leurs supporters, fasse souvent l’impasse sur ces cinq-là, non pas parce qu’elles ne les intéressent pas, mais bien parce qu’il y en a 22 autres qu’ils trouvent plus intéressantes.

Et pourtant, les raisons de regarder Cincinnati ne manquent pas. À commencer par un stade flambant-neuf. Certes, ce n’est pas lui qui va marquer des buts. Mais ce sera peut-être Brenner, jeune Brésilien promis à devenir aussi attractif qu’Almiron en son temps. Plusieurs anciens sont partis et l’équipe se dirige vers un certain équilibre. Cela dit, il y avait tellement de faiblesses, dans tous les secteurs de jeu, la saison dernière qu’un redressement spectaculaire semble hautement improbable.

L’argent fait foi de tout en MLS ! Ou pas… Vancouver est l’équipe qui a dépensé les plus grosses sommes pour transférer des joueurs l’an dernier et n’a pas complètement refermé son portefeuille. Jusqu’à présent, ce fut tout sauf fructueux. Alors, oui, les renforts de cet hiver ont été ciblés et, sur le papier, l’équipe est meilleure que l’an dernier. D’autant que quelques jeunes du club peuvent donner un coup de main de plus en plus régulièrement. Mais sur le terrain, ça va donner quoi ? L’efficacité et la régularité n’ont jusqu’à présent pas été les forces des hommes de Marc Dos Santos qui, en outre, doivent composer avec un domicile temporaire, comme les deux autres clubs canadiens.

C’est à Salt Lake que Vancouver jouera “à domicile” jusqu’à ce que les clubs américains puissent revenir jouer au Canada. Et pourtant, malgré l’avantage du terrain, les hommes des montagnes sont encore moins bien cotés ! Il faut dire que beaucoup de joueurs dans cette équipe ont soit “à se faire pardonner” soit “doit confirmer” écrit à côté de leur nom, et que les meilleurs joueurs ne semblent pas bien aidés. À moins qu’ils soient nombreux à enfin exprimer le potentiel qu’on a un jour vu en eux, la saison de l’équipe risque d’être riche en frustrations.

Ces dernières années sous Ben Olsen, sauf exception, DC United finissait la saison (beaucoup) plus bas que les pronostics étonnamment trop optimistes de début de saison. Là, ce sera difficile puisque maintenant que l’entraîneur a changé, les observateurs voient l’équipe de la capitale américaine se battre pour éviter la dernière place. Ce qui est certain, c’est que le style de jeu déployé sera radicalement différent : l’attaque à tout va, de quoi enfin avoir du plaisir, faute de résultats (dans le passé récent, il n’y avait ni l’un ni les autres). Le groupe compte de nombreux bons joueurs et, enfin, a reçu la fraîcheur mentale nécessaire. Il n’est toutefois pas au point physiquement pour répondre aux exigences très élevées de son nouveau mentor et risque de mettre du temps à trouver sa voie, surtout avec les blessures d’Hamid et Birnbaum en début de saison.

Dire que personne ne croit en Montréal en dehors du Québec est un euphémisme. Pourtant, à l’issue de la saison dernière, malgré des résultats loin d’être extraordinaires, nombreux étaient ceux disant que des bases intéressantes avaient été posées. Et l’effectif a été remodelé afin de bâtir sur celles-ci. Il faudra toutefois du temps pour que la sauce prenne, car il y a un nouvel entraîneur, de nombreux nouveaux joueurs, et un retard dans la préparation dues aux circonstances. Ajoutez à cela un début de saison loin de la maison, et vous avez la recette d’un handicap potentiel qui risque d’être lourd à surmonter une fois l’équipe à son plein potentiel. Surtout si elle encaisse tout autant que la saison dernière et que les jeunes ne répondent pas à l’appel.
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