Remontadallas, saison 2

FC Dallas - Impact Montréal 2-2 – Match de championnat (phase classique) joué le 07/03/2020

DALLAS : Gonzalez, Cannon, Hedges, Ziegler, Hollingshead, Santos, Tessmann (62e Pomykal), Ferreira (76e Pepi), Barrios, Picault (62e Mosquera), Ondrasek

MONTRÉAL : Diop, Brault-Guillard, Waterman, Fanni, Binks, Corrales, Piette, Taïder, Urruti (88e Sejdic), Quioto (86e Shome), Jackson-Hamel (58e Okwonkwo)

ARBITRE : M. Rivas

AVERTISSEMENTS : Cannon, Ziegler

LES BUTS : 59e Urruti (0-1), 68e Urruti (0-2), 83e Ondrasek (1-2), 90e Pepi (2-2)


Pour la deuxième saison consécutive, l’IMFC a été contraint au nul par Dallas après avoir pourtant eu plusieurs buts d’avance. Dominateurs de bout en bout, les Texans ont subi tour à tour le grand match des défenseurs centraux montréalais, le réveil collectif et l’opportunisme d’Urruti, auteur de deux buts, avant de trouver la clef dans les dix dernières minutes.

Thierry Henry alignait dix des onze titulaires victorieux de New England la semaine dernière. Bojan constituait l’exception, lui qui a dû déclarer forfait en raison de problèmes musculaires. Il était remplacé poste pour poste par Jackson-Hamel.

Les Texans ont rapidement pris les débats à leur compte. Toutefois, dans un premier temps, ce ne fut pas hyper menaçant, même s’il y eut une grosse frayeur lorsque Santos est passé tout juste en dessous du ballon après avoir parfaitement réussi à se démarquer lors d’un coup franc.

Cela n’empêchait pas déjà quelques actions dangereuses de se produire dans le rectangle montréalais, mais durant le premier quart d’heure, Dallas manquait de justesse technique dans ses derniers gestes.

L’Impact passait cependant l’essentiel du temps dans son camp. Longtemps, son principal fait d’armes dans la moitié de terrain adverse fut un bon pressing conjointement mené par Brault-Guillard, Urruti et Jackson-Hamel, provoquant une perte de balle adverse très près du but. C’est l’attaquant québécois qui a récupéré le ballon, mais décalé et pas dans la situation la plus facile, il n’a pas pu passer l’obstacle Gonzalez, bien sorti.

Suite à cette action, ce n’est toutefois pas l’IMFC qui est rentré dans son match mais Dallas qui a commencé à transformer sa domination en occasions. Barrios était particulièrement virevoltant. D’abord quand, à la réception d’un long ballon, il en est resté maître même s’il aurait préféré aller au but, ce dont il a été empêché par deux défenseurs. Il l’a alors glissé à Ferreira dont la reprise en un temps a été repoussée par Diop qui avait très bien fermé son angle.

Barrios, deuxième : il a profité d’une hésitation de Corrales pour récupérer le ballon sur la droite, déborder et centrer au cordeau pour Ondrasek dont la reprise en un temps semblait bonne… mais on n’en aura jamais la certitude, car elle fut rapidement contrée par le pied salvateur de Waterman.

Barrios troisième : à la réception d’un long ballon, il a enchaîné contrôle, crochet et tir. Les défenseurs semblaient dans le vent… mais Fanni est quand même parvenu à contrer sa tentative.

Les interventions importantes des défenseurs centraux (n’oublions pas Binks, à la hauteur de ses partenaires) ne se limitaient pas aux occasions précitées. Si le marquoir indiquait toujours 0-0 au repos, ils en étaient grandement responsables (Diop aussi a eu sa part de mérite). Ils ne manquaient pas de travail : il faut dire que devant eux, l’entrejeu de l’Impact se faisait littéralement dévorer par son vis-à-vis, emmené par un Santos au volume de jeu impressionnant. De quoi attendre Wanyama avec encore plus d’impatience !

Quelques phases arrêtées de Dallas causaient du trouble dans la défense de l’Impact, qui arrivait toutefois toujours à prendre le dessus. Elle a quand même eu chaud quand un corner vicieux de Ziegler a été dévié par Santos avant qu’Hedges ne mette le pied : c’était cadré, mais sur Diop.

Dallas jouait au sol, le ballon circulait horizontalement, verticalement, l’Impact était souvent débordé sur ce genre d’action. Et cela amenait du danger. Comme la fois où le ballon est arrivé à Barrios qui a dribblé des adversaires sur la gauche du rectangle et a tenté de trouver Picault d’une courte passe mais, bien tenu, ce dernier n’a pas réussi à reprendre le ballon comme il le souhaitait.

L’espoir a refait surface à cinq minutes de la pause lors d’une belle phase de possession : le ballon circulait bien, avec de la construction (pas uniquement des passes faciles), des adversaires effacés et la recherche de solutions. Quand on n’en trouvait pas, au lieu de chercher la passe coûte que coûte, on revenait afin de remettre l’ouvrage sur le métier. Et donc, Montréal conservait le ballon, gagnait en confiance et montrait de quoi il était capable. Cette phase s’est terminée avec une belle ouverture vers Quioto sur la droite du rectangle, mais personne n’avait suivi pour prolonger victorieusement le centre au cordeau très dangereux du Hondurien.

Thierry Henry n’était visiblement pas satisfait du comportement de ses troupes. Il a montré sa déception au micro de TVA Sports au retour des vestiaires, d’où l’équipe est ressortie tardivement. Son discours a sans doute été dans le même sens, et on a vu la différence dès la reprise : le match était beaucoup plus équilibré et les occasions locales plus rares.

Il fallu attendre une dizaine de minutes pour voir la première. Dallas posait tranquillement le jeu, qui s’est soudainement accéléré lorsque Barrios, dans l’axe, a envoyé une passe en profondeur tranchante à Ondrasek : son tir est passé peu à côté et aurait été cadré sa la déviation de Waterman.

Histoire de redynamiser son attaque, Henry a remplacé Jackson-Hamel par Okwonkwo, et ça a immédiatement payé ! En position d’attaquant de pointe, il a montré qu’il avait les qualités pour y évoluer : à la réception d’un centre de Taïder, il a émergé de la tête mais sa reprise a été repoussée par le montant. Urruti avait cependant suivi et a ouvert la marque (0-1) !

Dallas a tenté de répliquer immédiatement : sur un corner difficilement dégagé, Ferreira a envoyé une puissante frappe à distance qui a échoué un rien à côté - après avoir été touchée, mais à peine déviée, par un Montréalais.

Sauf que Montréal avait retrouvé ses repères et cette deuxième mi-temps ressemblait jusqu’alors, au pire, au match contre Saprissa au Stade olympique : un adversaire en possession de balle, installé dans le camp de l’Impact, mais incapable de franchir les rideaux défensifs. Les arrières centraux devaient se sentir soulagés, ils n’avaient plus autant de poids sur les épaules.

Parlant de poids, Okwonkwo en amenait beaucoup devant. C’est d’ailleurs sa présence qui, en permettant à ses partenaires de monter alors qu’il était balle au pied, a été le déclencheur du deuxième but. L’action s’est poursuivie sur la droite où Brault-Guillard a effectué du beau travail avant d’envoyer un centre au sol doublement dévié… pour arriver droit sur le pied d’Urruti qui n’en demandait pas temps et n’a pas laissé passer l’opportunité de faire 0-2 !

Un coup sur la tête des Texans, qui ont continué à jouer de la même manière, mais ça semblait être en mode automatique, avec moins de conviction. Ça ne les a pas empêchés de construire une belle action côté droit où une succession de passes courtes a permis d’amener le ballon plein axe à l’entrée du rectangle où Hollingshead, fin seul, avait tout le temps d’ajuster une frappe qu’il a pourtant envoyée bien au-dessus.

Quand, à un quart d’heure du terme, Corralès, monté en ligne, a raté sa reprise au premier poteau sur un centre de Quioto, on pouvait se dire que la confiance avait changé de camp et que le scénario de la deuxième mi-temps resterait le même jusqu’au coup de sifflet final. C’était toutefois sans compter sur Dallas, qui a rapidement retrouvé le moral et décidé d’infliger dix dernières minutes infernales à son adversaire.

L’équipe locale avait décidé de taper sur un seul clou et passait quasiment systématiquement par le côté droit. Dans un premier temps, ça a permis d’y obtenir un coup franc que Ziegler a frappé en force : Pepi, plein axe, a voulu se pencher pour le prolonger de la tête mais a envoyé le ballon largement au-dessus.

Une minute plus tard, en revanche, les Texans trouvaient la faille. Après un centre de Cannon, on ne peut plus mis à contribution durant les dernières minutes, Ondrasek a émergé de la tête et sa reprise croisée a fini au fond des filets : 1-2, le suspense était relancé.

Et Dallas ragaillardi… Son pressing se faisait de plus en plus intense. Les défenseurs centraux montréalais n’étaient plus les seuls à être mis à contribution : tout le monde défendait, et sur certaines actions, rares étaient les joueurs de l’Impact à ne pas être dans leur rectangle. Ils repoussaient les assauts mais pliaient de plus en plus. Diop était quand même bien protégé, reste qu’il voyait le danger de près…

Dans les arrêts de jeu, l’édifice a craqué. Les combinaisons de passes courtes alternaient avec les centres, mais toujours le ballon arrivait dans le rectangle. Et les dégagements étaient de plus en plus difficiles. L’un d’entre eux est arrivé à Cannon, qui a glissé le ballon devant lui à Barrios dont le centre au sol était prolongé par Ondrasek d’un geste “à la Drogba contre Toronto” en direction du deuxième poteau où Pepi a surgi pour propulser le ballon au fond des filets. 2-2 !

Après avoir mené 3-0 puis concédé un match nul 3-3 la saison dernière, ce qui avait valu le congédiement de Rémi Garde, Montréal subit une nouvelle fois une “remontada” des œuvres de Dallas. Soyons francs : une victoire aurait été un véritable hold-up. Cela reste un bon point pris sur un terrain où, jusque-là, l’Impact n’avait connu que la défaite.

On notera, malgré la fin difficile, l’excellente tenue de la défense centrale, dont les jeunes éléments continuent de justifier la confiance placée en eux. Les deux buts d’Urruti, évidemment : dans son nouveau rôle, il peut faire parler ses qualités, et ses buts sur un deuxième ballon et après une double déviation rappellent qu’il est largement au-dessus de la moyenne pour les buts marqués sans passe décisive. La présence d’Okwonkwo devant qui, dès sa montée, a apporté davantage de poids et une dimension supplémentaire, influente dans les deux buts.

A contrario, on notera les difficultés de Jackson-Hamel, l’entrejeu largement dominé pendant de longs pans du match (mais pour ça, il y a une solution en vue) et les faiblesses défensives du flanc gauche exploitées par Dallas. Sans oublier évidemment cet effondrement de fin de match… qui fait dire aux plus fatalistes que l’IMFC est encore en mode Ligue des champions. Si c’est le cas, qu’il y reste : dès mardi, il y a un grand rendez-vous contre Olimpia au Stade olympique !

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