Le stade Saputo

Stade Saputo : de 2005 à 2008



La saison 2008 marque les débuts de l'Impact dans son nouveau stade : le stade Saputo. Initialement prévu au Technoparc (voir bas de la page), celui-ci a finalement été érigé au Parc olympique, à l'angle des rues Sherbrooke et Viau, deux importants axes routiers, au cœur d'Hochelaga-Maisonneuve, un des quartiers les plus populaires de la métropole. Sa première version compte 12.531 places mais peut être agrandi au besoin. Cette page reprend quelques évènements et réactions qui ont eu lieu entre la première annonce de la construction, le 4 mai 2005, et les travaux, en 2007 et début 2008.

Les bonnes nouvelles : - Liées aux manquements du complexe Claude Robillard. Car si l'endroit était très agréable et déjà parmi les meilleurs stades des USL, il n'était cependant pas idéal pour la situation. Un des gros problèmes était évidemment l'affreuse piste d'athlétisme qui enlevait une bonne dose de proximité et d'ambiance. Et comme, malgré tous les essais, il a été impossible de l'enlever, on a choisi d'aller voir ailleurs.

- L'autre problème était le fait que le stade devenait de plus en plus exigu. Augmenté de 1000 places en 2005, avec une capacité de 9500 spectateurs, il a accueilli une moyenne de plus de 9500 personnes dès la saison 2004 ! Là aussi, les changements devenaient indispensables.

- Mais ce n'est pas tout. Une des nouveautés les plus intéressantes du nouveau stade est la présence de loges. Ca aussi ça manquait car pour une équipe de premier plan, c'est très important. Dans l'ancien stade, les meilleures places étaient occupées par... les journalistes ! Certains d'entre eux espérant d'ailleurs (plug personnelle, mais d'autres aussi le souhaitent) être à l'extérieur plutôt que cloîtrés dans un endroit dépourvu d'ambiance et pas vraiment approprié pour la presse. On retrouve aussi les bureaux du club dans un bâtiment spécialement construit à cet effet dans le nouveau stade.


Les oppositions : L'annonce du nouveau stade a fait grincer des dents. Celles des amateurs de skate-board, qui utilisent une structure de béton du site comme rampe, baptisée le Big O. Bonne nouvelle pour eux : elle reste et ne sera inaccessible que les jours de match. Ensuite, le club d'athlétisme Les Vainqueurs, qui ne voulaient pas entendre parler de disparition de la piste. Malgré leurs objections, ils n'ont pas signé la demande de référendum auprès de l'arrondissement, ce qui aurait ralenti les démarches administratives. La piste d'athlétisme a bel et bien disparu et les athlètes s'entraînent désormais au centre Étienne Desmarteaux, pour lequel la Ville a prévu un plan de rénovation.

Le choix du site : D'abord annoncé au Technoparc en mai 2005, un an plus tard, le stade avait pour destination le Parc olympique. Le projet avorté du Cirque du Soleil et du déménagement du Casino au bassin Peel n'y est pas étranger. Voilà les explications de Joey Saputo à propos de ce choix : “Le site du Technoparc aurait pris plus de temps à développer. Ça aurait fait du mal au stade Saputo. Le Parc olympique a beaucoup d’infrastructures déjà en place, est accessible en métro, a des facilités de stationnement, et le tout peut faire partie de notre complexe.” En effet, se rendre au Parc olympique est bien plus facile, à toute heure, que d'aller dans le no man's land que semble rester le Technoparc. Situé à l'angle de deux grands axes routiers, près d'une station de métro et au sein d'un quartier populaire : le nouveau stade est idéalement placé.


Le terrain : Il est en gazon naturel. C'est d'ailleurs une des choses qui comptaient le plus aux yeux de Joey Saputo. Et pour les vrais amateurs de soccer aussi ! Car, quoi qu'on en dise, cela garantit un jeu de meilleure qualité. En outre, pour les grandes équipes internationales, c'est un critère très important. De nombreuses formations étrangères ont d'ailleurs refusé de venir jouer au Canada car on leur proposait un terrain artificiel. Il mesure 105×68m et correspond donc aux normes internationales, contrairement aux premières prévisions du projet initial. C'est un autre point très important. Dans l'est du Canada, Montréal pourrait devenir le pole d'attraction principal...


  Le stade Saputo ? Non, le stade Saputo !

C’est avec une grande joie que le tout Montréal du soccer a appris la construction du nouveau complexe et du nouveau stade. Il n’y a qu’à voir les messages sur le forum pour s’en rendre compte.

Comme certains d’entre nous l’avaient prévu, ce stade s’appellera stade Saputo. Oui mais non… Pas ce Saputo-là forcément !

Ce que je veux dire est que, dans ma tête et, je l’espère, dans celle de presque tous les gens qui s’y rendront, le nom de ce stade ne sera pas celui d’une entreprise, il ne sera pas une publicité cachée comme le centre Bell, Molson ou je ne sais comment il s’appellera plus tard.

Ce stade porte le nom d’une personne, pardon, de plusieurs, d’une famille. Et ceux qui me connaissent savent pourtant à quel point j’exècre le culte de la personnalité et je trouve ridicule qu’à Montréal toutes les rues portent le nom de quelqu’un. Mais là, c’est autre chose…

Peu importe si un jour une autre compagnie investit des milliards dans notre soccer, si elle rachète le stade ou quoi que ce soit. Ce stade doit à jamais s’appeler stade Saputo. Du nom de ceux qui ont lancé, après tant de tentatives infructueuses de tous bords, le soccer de haut niveau pour de bon (je l’espère et j’y crois dur comme fer) dans notre ville.

Cela, il ne faut jamais l’oublier. (Et Dieu sait à quel point, en dehors du journal Québec Soccer, les archives du soccer se perdent vite ici…) C’est bien pour cela que le nom Saputo relié au stade est celui d’hommes. Et comme il aurait été très difficile de lui choisir un prénom, il ne reste qu’un nom, ô combien approprié…


100% soccer : Le stade Saputo ne sera pas seul. En effet, des terrains annexes vont être installés, ce qui servira de complexe d'entraînement à l'équipe. L'un d'entre eux sera même couvert. Mais les joueurs devront attendre avant d'entamer leur préparation hivernale près de leur nouveau domicile puisque ceci est prévu dans la phase II des travaux.

- Le stade ne servira pas qu'à l'Impact. Lors de la conférence de presse initiale (peut-être que sa vocation a un peu changé suite au déménagement et aux frasques de l'ACS), on a annoncé qu'il servirait à des évènements provinciaux, nationaux et internationaux... De soccer évidemment. Car, n'en déplaise aux mythomanes de tous bords, ce sera un complexe de soccer et de rien d'autre. Pas d'affreuses lignes et publicités pas rapport, pas de pneu râpé qui vole partout, pas de piste d'athlétisme, pas de fioritures à la con. Et si ça ne sert pas aux Alouettes, ça aura tellement d'autres utilités qui vont être bénéfiques au sport !

Gestion : Le complexe est géré par une asbl (sans but lucratif, comme le club). C'est la RIO qui est propriétaire du terrain et le loue au club. Les détails du bail ne sont pas connus puisque c'est, en théorie, la dernière formalité administrative qu'il reste à conclure avant le début des travaux.

Le prix : C'est ce qui fâche souvent... Eh bien là, c'est totalement le contraire ! 15 millions de $ pour ce complexe. En plus, juste pour faire taire les chiâleux, pas un sou ne viendra de nos impôts ! C'est aussi une petite claque à d'autres constructeurs de stades en Amérique du Nord qui nous construisent des enceintes pas tellement plus grandes mais pour beaucoup plus cher. Voilà un très bon exemple ! La moitié de cette somme vient de la famille Saputo.

L'arrivée tant attendue du stade Saputo marque une nouvelle ère dans l'histoire du soccer à Montréal et au Québec. Notre équipe joue dans son stade, conçu pour notre sport. C'est un important pas en avant sur la longue route qui nous sépare encore de ce qui existe dans les pays où le ballon rond est une tradition.




L'emplacement initial : le Technoparc


A l'origine, l'Impact devait déménager dans le Sud-Ouest de Montréal, juste à l'ouest du pont Victoria, au plus tard en 2007. L'emplacement prévu était le Technoparc, près des studios Mel's à l'angle de la rue Carrié-Derick et de l'autoroute Bonaventure. Le stade devait compter 13.500 places avec possibilité de passer à 17.000 si le besoin s'en faisait ressentir. Comme pour le projet actuel, trois des quatre côtés devaient être occupés, comme vous pouvez le constater sur le plan en bas de la page. Le deuxième pourtour était libre au cas où il aurait fallu agrandir le stade (c'était la solution du bon sens). Des terrains d'entraînement avaient été prévus aussi, pour en faire un véritable complexe de soccer, qui aurait porté le nom assez laid (et apparemment judicieusement abandonné depuis) de complexe Place du public.

Premières réactions : Pour les bonnes raisons déjà évoquées plus haut, l'annonce du nouveau stade a été bien accueillie. Seuls petits bémols : toujours l'absence de toit, mais aussi le vent et la fraîcheur venant du bord du fleuve, un des principaux reproches que l'on adressait à feu l'Autostade, non loin de là. Cependant, si ça avait pu inciter les gens à se bouger et à mettre plus d'ambiance... on ne s'en serait pas plaint !


Accès au stade : C'était un vrai problème. En effet, le Technoparc est vraiment en coin perdu, presque aussi compliqué à rejoindre que... le Soccerplexe de Lachine (eh oui). Si pour les jours de matches, des navettes devaient être mises à disposition du public à partir du métro Bonaventure, on se demandait comment auraient fait les jeunes qui devaient aller s'entraîner sur les terrains annexes. Même si ce n'était pas pire comparé au centre Bois-de-Boulogne à Laval... Autre question du même genre pour les gens qui auraient voulu se désaltérer près du stade après le match s'il y en avait eu la possibilité et, surtout, acheter ses billets en prévente.

Situation : L'arrondissement Sud-Ouest et la Société du Havre veulent revitaliser le quartier et ont mis sur pied un grand projet de constructions en tous genres. Le stade n'en faisait pas partie mais, il faut le dire, les arrangeait bien. Mais bon... le projet est pour... 2025 ! Et puis sont arrivés Loto Québec et le Cirque du Soleil, qui voulaient y installer un pôle de spectacles et déménager le casino. Cela a provoqué une levée de boucliers, en dépit du bon sens, mais c'est un autre problème. Du coup, les projets ont été abandonnés. Même si officiellement, on n'invoque pas cette raison, il ne fait nul doute que ça a refroidi les ardeurs afin de construire le stade au Technoparc.

Risques : La construction, ça a presque toujours du retard on le sait. En outre, il y avait des problèmes de contamination du terrain. Mais il n'aurait pas fallu creuser pour construire le stade et, surtout, les mêmes personnes qui ont travaillé sur les bâtiments aux alentours devaient s'occuper du nouveau complexe.


Trop petit ? : Une chose qu'il a rapidement fallu vérifier fut la taille des terrains. Car ils les prévisions initiales les faisaient assez petits. Premièrement, le terrain du stade, que l'on nous annonçait faire 100m×64m alors qu'il aurait dû servir pour le Mondial des -20 ans, où la Fifa demande des terrains de 105 à 110m de long sur 68 à 75m de large ! Quant aux terrains d'entraînement, ils devaient mesurer la même longueur mais à peine 45m de large. Pour travailler le jeu en largeur, c'était un peu léger...

Calendrier : Les premiers coups de pelle devaient être donnés en août ou en septembre 2005. Et un an plus tard exactement, l'Impact devait inaugurer son nouveau stade. Ca, c'était le calendrier optimiste. Mais personne ne se serait fâché si l'équipe n'y avait commencé qu'au début de la saison 2007. Ces plusieurs mois d'écart étaient une précaution bien importante en cas de pépin. Finalement, en janvier 2007, le premier coup de pelle n'avait pas encore été donné ! Et le stade, qui devait servir à accueillir les matches montréalais du Mondial des -20 ans la même année, n'était bien entendu pas prêt à temps.

Gestion : Le complexe devait être géré par une asbl (sans but lucratif, comme le club) avec des représentants du club, de la Fédération de Soccer du Québec et de la Ville de Montréal. Cette dernière était propriétaire du terrain et le louait au club pour un prix modique pour un bail de 25 ans.


Malgré les changements et nombreux délais, le 4 mai 2005 reste une date importante dans l'histoire du soccer montréalais et même canadien. Près de deux ans plus tard, on a toujours aussi hâte à la suite : voir les maquettes, la première pelletée, l'évolution de la construction et, surtout, y vivre notre premier match !

Photos : Zinno Zappitelli, Pépé, Société du Havre
- - - - - - - - - - - - - - - -
Retour à l'accueil

 
  •  Prochain match
  •  Dernier match
Tout le calendrier
  •  Classement
Programme et résultats
  •  Classement USL
Classements complets
  •  Butueurs
Toutes les stats
  •  Quiz
Testez vos connaissances
Copyright ©2003 - 2008 impactsoccer.com - Tous droits réservés. Questions/Remarques ? Contactez-nous