Victor Wanyama vient solidifier l’entrejeu !

Publié le 4 mars 2020

 Tottenham Hotspur
Surprise ce mardi avec l’annonce de l’arrivée d’un nouveau joueur désigné à l’IMFC : il s’agit de Victor Wanyama, médian défensif de Tottenham, qui a signé pour trois ans.

Né à Nairobi le 25 juin 1991, il a déjà le ballon rond dans les gênes puisque son père est un ancien international kenyan. D’ailleurs, la fratrie est très sportive puisqu’il a des frères footballeurs professionnels et une sœur joueuse de basket-ball de haut niveau.

Son potentiel se concrétise bien vite, puisqu’il fête sa première sélection en équipe nationale quelques semaines avant de fêter ses 16 ans ! Ce talent précoce ne passe évidemment pas inaperçu, et il est chaudement recommandé en Belgique par Jean-Marie Abeels, un ancien professionnel qui a fondé l’école de jeunes par laquelle passe Wanyama.

Dans un premier temps toutefois, il préfère rejoindre son frère McDonald Mariga à Helsingborgs. Mais quand ce dernier est transféré en Italie, Victor, de 8 ans son cadet, décide de changer d’air. Il prend la direction du Germinal Beerschot, où Abeels a de bons contacts.

Ses qualités physiques et son gros volume de jeu sont déjà indéniables. À l’époque, on le dit aussi excellent quand il joue en défense centrale lors des entraînements, mais c’est dans l’entrejeu qu’il préfère évoluer. Néanmoins, sa témérité l’emporte trop souvent sur la précision, et son manque de vitesse, corrigé depuis lors, peut avoir des conséquences fâcheuses. Si on oublie les quelques bourdes qui font perdre des points à son équipe, on retient davantage des interventions qui blessent adversaires… mais aussi coéquipiers à l’entraînement !

Son entraîneur de l’époque, Harm Van Veldhoven, un ancien attaquant qui a empilé les buts en D1 et en D2 belge, croit toutefois énormément en lui et décèle les capacités qui doivent l’amener au sommet : il travaille son contrôle de balle, sa vision tactique et son jeu de position. Les carences s’effacent, les progrès sont indéniables, Van Veldhoven dit que le joueur est aidé par sa bonne hygiène de vie et au fil des mois, ses qualités prennent le dessus et il se fait remarquer par d’autres clubs.

C’est le Celtic qui sera le premier à saisir la balle au bond, profitant aussi des problèmes financiers du Germinal Beerschot, prêt à vendre au rabais certaines de ses jeunes pépites. La rugueuse élite écossaise est taillée sur mensure pour Wanyama, qui y est parfaitement à son aise mais continue à peaufiner les atouts qui doivent lui permettre de gravir les échelons.

Arrive alors le fameux 7 novembre 2012, l’un des plus beaux jours, si pas le plus beau, de sa carrière. Il devient le premier Kenyan à marquer en Ligue des champions européenne, permettant du même coup au Celtic de battre le grand Barça 2-1 ! Un but de la tête, en outre, ce qui était loin d’être sa qualité première avant de quitter l’Afrique. Il va sans dire qu’il a énormément progressé dans cet aspect du jeu depuis lors !

Si ce but lui donne de la visibilité, c’est bel et bien l’ensemble de ses qualités qui attirent le regard des voisins du sud. Et plus particulièrement de Southampton, où après une première saison difficile, il devient de 2014 à 2016 un des meilleurs médians défensifs du championnat anglais sous Ronald Koeman. Southampton dont Thierry Henry vante d’ailleurs régulièrement le travail à long terme et, entre autres, la capacité à faire progresser les joueurs…

Et de fait, Wanyama continue de progresser. Au point d’être désiré par l’entraîneur qui l’avait attiré à Southampton, Mauricio Pochettino, qui a entre temps pris en mains la destinée sportive de Tottenham et fait retrouver l’ambition de jouer les tout premiers rôles à un club qui était dans le subtop anglais avant son arrivée.

En Grande-Bretagne, Wanyama est surnommé Spaghetti en raison d’un tweet de son époque écossaise déclarant : “I had spaghetti and it was very nice I enjoyed it”. Il a visiblement le sens de l’humour, puisque lors de sa présentation officielle au club londonien, il pose avec quelques pâtes (d’où la photo ci-dessus). Manque juste la sauce bolognaise - à Montréal, on a les contacts pour ça…

Sur le terrain, ça commence très fort. Aux côtés le plus souvent de Mousa Dembele (avec qui nous avions comparé Saphir Taïder au début de l’ère Rémi Garde), il règne sur l’axe de l’entrejeu d’une équipe qui finira deuxième du championnat 16/17 derrière Chelsea, également son bourreau en demi-finale de Coupe d’Angleterre. Déjà très solide, la défense est très bien protégée par Wanyama et sera la plus solide du championnat.

La suite est un peu plus compliquée : diverses blessures ralentissent son parcours, notamment des problèmes au genou en 2018, et son temps de jeu diminue de plus en plus. Son club compense évidemment ses absences en embauchant des renforts à son poste, ceux-ci saisissent leur chance et Wanyama glisse dans la hiérarchie.

L’été dernier, Tottenham espérait encore récupérer une bonne partie de la mise (plus de 15 millions de dollars) posée sur la table pour son transfert. Ce qui a failli arriver puisqu’il était convoité par Bruges, entraîné par son ancien coéquipier Philippe Clément, qui en avait fait un choix personnel. Mais tant le joueur que le club anglais ont été hésitants, et les Flandriens ont finalement embauché le Colombien Eder Alvarez Balanta.

Depuis lors, Tottenham s’est ravisé. Certains médias français rapportaient de l’intérêt de clubs de l’Hexagone pour Wanyama en janvier, mais ce fut sans suite. Finalement, les Londoniens ont préféré alléger leur masse salariale et laisser partir leur joueur gratuitement à Montréal. L’IMFC a toutefois dû payer quelque chose pour faire son acquisition, puisqu’il était sur la liste de découvertes (spécificité MLS) du New England Revolution, qui avait dès lors la priorité pour le transférer. Jusqu’à ce que le club montréalais verse 150 000 $ d’allocation monétaire pour bénéficier de cet avantage.

Grand (1,86 m - les seuls joueurs de l'IMFC plus grands que lui, de peu, sont gardiens ou défenseurs centraux), Wanyama est aussi une montagne de muscles et est réputé pour sa puissance. Il n’hésite pas à en faire usage, puisque quand il jouait régulièrement en Angleterre, il faisait partie du top 3 des joueurs commettant le plus de fautes. Il faut dire qu’il tackle aussi énormément. Ajoutez à cela qu’il est très fort dans les duels, et vous avez une idée de son rôle sur le terrain.

Purement défensif, au cours de ses années anglaises, il n’était pas du genre à participer aux derniers gestes des actions de but. Marquant très rarement - même s’il faut le tenir à l’œil quand il va se placer au deuxième poteau sur les corners - et se présentant peu en zone de finition, il n’a pas non plus donné beaucoup de passes décisives. Bien moins par exemple que Dax McCarty, Michael Bradley ou Darlington Nagbe en MLS, et même un peu moins qu'Osvaldo Alonso, pour ceux qui veulent se faire une idée avec des références de notre championnat dans ce secteur de jeu.

Outre les qualités précitées et son gros volume de jeu, Wanyama a également une plus-value grâce à d’autres aptitudes que ne possèdent pas tous les joueurs à son poste. Quand il tackle, ce n’est pas forcément juste pour priver l’adversaire de ballon, mais bien pour le garder. À l’aise balle au pied pour un joueur avant tout vanté pour la combinaison de ses qualités physique et de récupération, il en touche énormément en match et en fait bon usage grâce à sa qualité de passe.

Wanyama aura aussi pour mission de mettre son expérience au service des jeunes et de les aider à progresser. Déjà arrivé à Montréal, il sera officiellement présenté ce mercredi. On a hâte de le voir à l’œuvre sur le terrain… Chose assurée : il vient accroître une concurrence qui s’annonce rude dans l’entrejeu, d’autant qu’Emanuel Maciel est aussi arrivé d’Argentine plus tôt cette semaine.

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